Abdallah ibn Salâm, d’après son père et son grand-père, a rapporté : « ‘Isa ibn Maryam (Jésus fils de Marie) sera enterré avec le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui), avec Abou Bakr et ‘Omar. Sa tombe sera donc la quatrième (1). »
Abou Dâwoud at-Tayâlisî transmit également, d’après ‘Alî ibn Mas‘adah, rapporté lui-même par Riyâh ibn ‘Ubaydah, qui déclara : « Youssuf ibn Abdallah ibn Salâm, d’après son père, a dit : “Après l’apparition du Faux Messie (le Dajjâl), les gens continueront à fréquenter les marchés et à planter des palmiers.” »
Il est question ensuite de la sortie de Ya’jûj et Ma’jûj (Gog et Magog), qui aura lieu au temps de ‘Isa ibn Maryam après qu’il aura tué le Dajjâl. Dieu les anéantira tous en une seule nuit, grâce à la bénédiction de la prière de ‘Isa invoquant leur perte. Dieu – Exalté soit-Il – dit :
« (96) Jusqu’à ce que soient ouvertes (les voies à) Gog et Magog, et qu’ils se précipitent de toute hauteur,
(97) et que la promesse véritable s’approche ; et alors, voilà que les regards de ceux qui mécroient se figent : “Malheur à nous ! Nous avons été distraits de cela, bien plutôt, nous étions des injustes.” » (Sourate Al-Anbiyâ’, 21 : 96-97)
Dieu – Exalté soit-Il – dit également, à propos de l’histoire de Dhû l-Qarnayn :
« (92) Ensuite il suivit une (autre) voie,
(93) jusqu’à ce qu’il atteigne l’endroit situé entre les deux barrières ; il trouva, devant elles, un peuple qui comprenait à peine un mot.
(94) Ils dirent : “Ô Dhû l-Qarnayn, en vérité Gog et Magog commettent des ravages sur terre. Pourrions-nous t’imposer un tribut afin que tu établisses une barrière entre eux et nous ?”
(95) Il répondit : “Ce que mon Seigneur m’a accordé est bien meilleur. Aidez-moi donc avec force et je dresserai un remblai entre vous et eux.
(96) Apportez-moi des blocs de fer.” Puis, lorsqu’il en eut comblé l’espace entre les deux montagnes, il dit : “Soufflez !” jusqu’à ce qu’il le rendît (comme) un feu, et il dit : “Apportez-moi (du cuivre) fondu afin que je le déverse dessus.”
(97) Ainsi, (Gog et Magog) ne purent ni l’escalader, ni l’ébrécher.
(98) Et (Dhû l-Qarnayn) de dire : “Ceci est une miséricorde de mon Seigneur. Cependant, lorsque la promesse de mon Seigneur viendra, Il le réduira en poussière. Et la promesse de mon Seigneur est vérité.”
(99) Ce jour-là, Nous les laisserons se déferler comme des vagues les uns sur les autres. Et on soufflera dans la Trompe, puis Nous les rassemblerons tous en foule.
(100) Et ce jour-là, Nous exposerons l’Enfer aux mécréants, en pleine vue… » (Sourate Al-Kahf, 18 : 92-100)
Nous avons expliqué, dans le “Tafsîr” et dans le récit au sujet de Dhû l-Qarnayn, comment il construisit ce barrage de fer et de cuivre entre deux montagnes, formant ainsi un véritable remblai. Quant au verset « Ceci est une miséricorde de mon Seigneur », il signifie que Dieu a ainsi établi une séparation entre ces peuples corrupteurs et le reste des hommes. Lorsque l’instant fixé par Dieu pour que ce remblai s’effondre arrivera, Il le mettra au niveau du sol, ainsi que l’affirme clairement le verset « Et la promesse de mon Seigneur est vérité ». Cette promesse est inéluctable. Au moment où le barrage sera détruit, Gog et Magog se déverseront sur la terre : ils se répandront parmi les gens et s’élanceront depuis chaque colline. Peu de temps après, on soufflera de nouveau dans la Trompe, causant effroi, comme le signale ce verset :
« (96) Jusqu’à ce que soient ouvertes (les voies à) Gog et Magog, et qu’ils se précipitent de toute hauteur,
(97) et que la promesse véritable s’approche ; et alors, voilà que les regards de ceux qui mécroient se figent : “Malheur à nous ! nous avons été distraits de cela, bien plutôt, nous étions des injustes…” » (Sourate Al-Anbiyâ’, 21 : 96-…)
Nous avons déjà mentionné, dans les hadiths liés à la venue du Dajjâl et à la descente du Messie, plusieurs récits à leur sujet, rapportés entre autres par an-Nawwâs ibn Sim‘ân. Il est authentiquement rapporté dans les deux Sahîh, selon Zaynab bint Jahsh, que le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) s’endormit un jour auprès d’elle, puis se réveilla