Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

La puanteur qu’ils répandent est plus insupportable que leur propre existence. C’est alors qu’ils invoquent Dieu – exalté soit-Il –, et Dieu envoie un vent yéménite chargé de poussière qui s’abat sur eux comme une affliction, dégageant une brume et les frappant d’une congestion (az-zukma). Ce qui les accable s’estompe après trois jours, tandis que leurs cadavres sont jetés dans la mer. Peu de temps après, le soleil se lève à l’ouest : les calames se sont desséchés, les feuillets ont été repliés, et nul repentir n’est dès lors plus accepté.

Iblis tombe prosterné en s’écriant : « Ô mon Dieu, ordonne-moi de me prosterner devant qui Tu veux. » Les diables se rassemblent alors autour de lui : « Ô notre maître, vers qui te tourner ? » Iblis répond : « J’ai demandé à mon Seigneur de me laisser en répit jusqu’au Jour de la Résurrection, or le soleil s’est levé de son couchant ; voici donc venue l’heure décrétée. » Les diables se manifestent alors au grand jour sur la terre, au point que l’homme dira : « Voici mon compagnon (qarîn) qui m’égarait ; louange à Dieu qui l’a humilié ! » Iblis demeure prosterné, pleurant, jusqu’à ce que la Bête surgisse et le mette à mort alors même qu’il est prosterné.

Les croyants, de leur côté, profitent ensuite de quarante années où tous leurs désirs sont exaucés, et ils se montrent pleinement ; aucun croyant ne meurt avant quarante ans après la sortie de la Bête. Puis la mort revient parmi eux et s’accélère, si bien qu’il ne reste plus aucun croyant.

L’incroyant déclare : « Nous vivions effrayés par les croyants, et voici qu’il n’en reste aucun ; cependant on ne nous accepte plus aucun repentir. » Ils se livrent alors à la débauche dans les rues comme des bêtes, au point qu’un homme s’unit à sa propre mère au milieu de la route ; l’un se retire d’elle tandis qu’un autre prend la relève. Le meilleur d’entre eux est celui qui dit : « Si seulement vous vous écartiez de la route, ce serait préférable ! » Ils persistent ainsi, jusqu’à ce qu’il ne naisse plus personne d’un mariage légitime. Dieu rend alors les femmes stériles pendant trente ans, à l’exception des prostituées, qui conçoivent et enfantent dans la fornication. Tous ces enfants sont illégitimes, les pires des hommes, et c’est sur eux que surviendra l’Heure.

Tel est le récit rapporté par at-Tabarânî, d’après ‘Abd ar-Rahmân ibn Hâtim al-Murâdî, d’après Nu‘aym ibn Hammâd… Il en fit ainsi mention. Notre maître, le h́âfiẓ adh-Dhahabî, a commenté : « Ce ḥadith est presque forgé ; Abû ‘Umar est inconnu, tout comme ‘Abd al-Wahhâb, et l’on dit que leur maître s’appelait al-Bunânî. »

Mon maître, l’imam adh-Dhahabî, m’a également informé par autorisation (ijâza), voire par audition directe, qu’Abû l-Ḥusayn al-Yûnînî nous a transmis de bouche à oreille, que al-Bahâ’ ‘Abd ar-Raḥmân, présent, nous a transmis, qu’‘Atîq ibn Ṣayla nous a transmis, qu’‘Abd al-Wâḥid ibn ‘Ulwân nous a transmis, qu’Abû ‘Amr ibn Dûst nous a transmis, qu’Aḥmad ibn Sulaymân an-Najjâd nous a transmis, que Muḥammad ibn Ghâbī nous a transmis, qu’Abû Salama at-Tabūdhakī nous a transmis, qu’Hammâd ibn Salama nous a transmis, qu’‘Alî ibn Zayd nous a transmis, d’après al-Ḥasan, qui a dit : « Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit : “Le Faux Messie (ad-Dajjâl) saisit les nuages, il pénètre dans la mer jusqu’à ses genoux, il devance le soleil jusqu’à son couchant, et les collines le suivent comme un repas. Sur son front, il a une corne dont la pointe est brisée, d’où sortent des serpents. Son corps porte la représentation de toutes les armes, jusqu’à la lance, l’épée et al-durraq.” » J’ai demandé à al-Ḥasan : « Ô Abû Sa‘îd, qu’est-ce que al-durraq ? » Il répondit : « Le bouclier. » Puis mon maître déclara : « Ceci fait partie des ḥadiths mursal d’al-Ḥasan, et ils sont faibles. »

Quant à Ibn Mandah, dans son “Kitâb al-Îmân”, il dit : « Nous a rapporté Muḥammad ibn al-Ḥusayn al-Madīnī, nous a rapporté Aḥmad ibn Mahdī… »

(1) Il a été rapporté par Naʿīm ibn Ḥammād dans «Al-Fitan» n° 1527, et par sa voie al-Ḥākim dans «Al-Mustadrak», de manière abrégée (4/521-522). Al-Dhahabī a dit, comme ici : «Il est rapporté de manière fabriquée, et c’est la paix.»
بنَتْنِهمْ، أشَدّ من حَيَاتِهم، فيستغيثون باللَّه تعالى، فَيبْعثُ اللَّهُ رِيحًا يمانية غَبْراء، فتصيرُ على الناس غَمًّا، ودُخانًا، وتقع عليهم الزُّكْمة ويُكشَفُ ما بهم بعدَ ثلاث، وقد قُذفت جِيَفُهُم في البَحْر، ولا يَلْبَثُون إلَّا قَلِيلًا حتى تَطْلع الشمسُ مِنْ مَغْربِها، وجفَّت الأقلام، وطُويَت الصحفُ، ولا يُقْبَلُ من أَحدٍ تَوبةٌ، ويَخِرّ إبليسُ ساجِدًا يُنادي: إلهي، مُرْني أَنْ أسجُد لِمَنْ شِئْتَ، ويجتمع إليه الشياطينُ تقول: يا سَيِّدنا، إلى من تَفْزَعُ؟ فيقول: سألتُ رَبِّي أنْ يُنْظِرني إلى يَوْم البَعْثِ، وقَدْ طَلَعَت الشمسُ من مَغْربها، وهذا الوقتُ المعلومُ، وتصير الشياطينُ ظاهرةً في الأرض، حتى يقول الرجلُ: هذا قَرِيني الذي كان يُغْوِيني، فالحمد للَّه الذي أخزاه، ولا يزالُ إبليس ساجدًا باكيًا، حتى تَخْرُج الدابّة فتَقْتله وهو ساجد، ويتمتع المؤمنون بعد ذلك أربعين سنةً لا يتمَنَّوْنَ شيئًا إلا أُعْطوهُ، وبرز المؤمنون لا يموت مؤمن حتى تتم أربعون سنةً بعد الدابَّة، ثم يعود فيهم الموتُ، ويُسرع فلا يبقى مؤمن، ويقول الكافر: قد كنا مَرْعُوبينَ من المُؤْمنين، فلم يَبْقَ منهم أحد، وليس يُقْبَلُ مِنَّا تَوْبَةٌ، فيَتَهَارَجُونَ في الطُرُقِ كالبهائم، حتى يَنْكِحَ الرجلُ أمَّهُ في وَسط الطريق، يقوم واحدٌ عنها، وينزل عليها آخرُ، وأفضلُهم من يقول: لو تَنَحَّيْتُم عن الطريق كان أحْسَنَ، فيكونون على ذلك، حتى لا يولد أحدٌ من نكاح، ثم يُعْقِمُ اللَّه النساءَ ثلاثين سَنَةً، إلا الزواني والزانيات، فإنهن يحبلن ويلدن من الزنى، ويكونون كلُّهم أولادَ زِنًى، شرارَ الناس، فعليهم تقوم الساعة ": كذا رواه الطبرانيّ، عن عبد الرحمن بن حاتم المراديّ، عن نُعَيم بن حَمَّاد. . . فذكره. قال شيخنا الحافظ الذهبي: وهذا الحديث شِبْهُ موضوع، وأبو عمر مجهول، وعبد الوهاب كذلك، وشيخه يقال له: البُنَانِي (١) . وقد أنبأني شيخنا الذهبي إجازةً، إنْ لم يكن سَمَاعًا، أخبرنا أبو الحسين اليُونينيّ، أخبرنا البهاء عبد الرحمن حضورًا، أنبأنا عتيق بن صيلا، أنبأنا عبد الواحد بن عُلوان، أنبأنا أبو عمرو بن دوست، حدثنا أحمد بنُ سلمان النجَّاد، حدثنا محمد بن غابى، حدثنا أبو سلمة التَّبُوذَكي، حدثنا حماد بن سَلَمة، حدثنا علي بن زيد، عن الحسن، قال: قال رسول اللَّه ﷺ : "الدجّال يتناول السحاب، ويخوض البحر إلى رُكْبَتَيْه، ويسبق الشمس إلى مغربها، وتسير معه الآكامُ طعامًا، وفي جبهته قَرْنٌ مكسور الطَّرَفِ، يخرج منه الحَيّات، وقد صوّر في جسده السلاحُ كلُّه، حتى الرمح والسيف والدرّق " قلت للحسن: يا أبا سعيد ما الدرق؟ قال: الترس. ثم قال شيخنا: هذا من مراسيل الحسن، وهي ضعيفة. وقال ابن مَنْدَه في "كتاب الإيمان": حدثنا محمد بن الحسين المديني، حدثنا أحمد بن مهديّ،
(١) ورواه نعيم بن حماد في "الفتن" رقم (١٥٢٧) ومن طريقه الحاكم في "المستدرك" مختصرًا (٤/ ٥٢١ - ٥٢٢) وقال الذهبي كما هنا: (ذا موضوع، والسلام).

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