Au sujet de Dhû Nuwâs et de son armée, Dieu fit descendre à Son Messager (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) cette parole : « Maudits soient les gens du fossé, (4) du feu plein de combustible… » jusqu’à la fin des versets [Al-Burûj : 4-5]. Cela implique que ce récit diffère de celui qui figure dans le contexte rapporté par Muslim.
Certains ont affirmé que l’épisode du fossé a eu lieu à de nombreuses reprises dans le monde, comme l’a rapporté Ibn Abî Hâtim : « Mon père nous a dit, Abû al-Yamân nous a informés, d’après Safwân, d’après ‘Abd al-Rahmân ibn Jubayr, qui a dit : “Le fossé était au Yémen à l’époque de Tubba‘, puis à Constantinople à l’époque de Constantin, lorsqu’il détourna les chrétiens de leur Quibla, les éloignant de la religion du Messie et du monothéisme. Il construisit alors un four (attûna) et y jeta les chrétiens qui étaient demeurés fidèles à la religion du Messie et au monothéisme. Il y eut également un fossé en Irak, au pays de Babylone, à l’époque de Bukh t-Nassar ; il érigea une idole et ordonna aux gens de s’en prosterner. Daniel et ses deux compagnons, ‘Azriyâ et Mishaïl, refusèrent. Il fit alors allumer pour eux un four, y entassa du bois et du feu, puis il les y jeta. Dieu leur rendit ce feu frais et salutaire, et les en délivra. Ensuite, il y jeta ceux qui avaient fait preuve d’injustice envers eux – ils étaient neuf hommes –, et le feu les dévora.” »
Quant à la parole d’Asbât, rapportée d’après al-Suddî, au sujet du verset : « Maudits soient les gens du fossé » [Al-Burûj : 4], il affirmait qu’il y eut trois fossés : un au Shâm, un en Irak et un au Yémen, comme l’a rapporté Ibn Abî Hâtim.
J’ai exposé en détail l’histoire des Compagnons du fossé et l’ai examinée dans le cadre de l’interprétation de la sourate Al-Burûj. À Dieu reviennent la louange et la grâce.