Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Pour chaque nom, il y avait une coupe. Lorsqu’il les avait toutes dénombrées, il alluma un feu, puis se mit à y jeter ces coupes, l’une après l’autre. Lorsqu’il atteignit le Nom suprême, il jeta sa coupe également. Or, la coupe bondit hors du feu, sans subir le moindre dommage. Il la reprit, se rendit auprès de son compagnon et l’informa qu’il avait découvert le Nom suprême qui lui avait été auparavant dissimulé.

Celui-ci lui demanda : « Quel est-il ? » – Il répondit : « C’est tel et tel. » – « Et comment l’as-tu appris ? » L’homme lui raconta ce qu’il avait fait. Le maître dit alors : « Ô mon neveu, tu l’as trouvé ; garde-le pour toi, même si je doute que tu le fasses. »

Ensuite, chaque fois qu’Abdallah ibn ath-Thamer entrait à Najrân et rencontrait une personne atteinte d’un mal quelconque, il lui disait : « Ô serviteur de Dieu, proclame l’unicité de Dieu, suis ma religion et je prierai Dieu pour qu’Il te guérisse de l’épreuve qui t’afflige. » La personne acceptait, proclamait l’unicité de Dieu, embrassait sa foi, et Abdallah invoquait alors Dieu pour qu’il soit guéri. Cela se produisit tant de fois qu’il ne restait plus personne à Najrân souffrant d’un mal qui ne vînt à lui, n’embrassât sa foi, puis ne fût guéri. La renommée d’Abdallah en parvint jusqu’au roi de Najrân.

Ce dernier le convoqua et lui dit : « Tu as corrompu les habitants de ma cité et tu t’es opposé à ma religion et à celle de mes ancêtres. Je vais te faire subir un châtiment exemplaire. » Abdallah répondit : « Tu n’en es pas capable. » Le roi ordonna alors de le jeter du haut d’une grande montagne, mais il tomba au sol sans en souffrir. Il le fit ensuite jeter dans les eaux profondes de Najrân, où toute chose précipitée périssait, mais Abdallah en sortit indemne.

Dans son impuissance, le roi se vit dire par Abdallah ibn ath-Thamer : « Par Dieu, tu ne pourras me tuer avant de proclamer toi-même l’unicité de Dieu et de croire en ce en quoi je crois. Si tu le fais, alors tu seras autorisé à me tuer. » Le roi proclama donc l’unicité de Dieu et répéta le témoignage de foi d’Abdallah ibn ath-Thamer, puis, brandissant le bâton qu’il tenait à la main, il frappa Abdallah à la tête, ne lui causant qu’une blessure modérée, mais qui le tua. Sur-le-champ, le roi mourut aussi.

Les gens de Najrân adhérèrent alors collectivement à la religion d’Abdallah ibn ath-Thamer, qui reposait sur l’Évangile et les préceptes apportés par Jésus fils de Marie. Ils connurent ensuite les mêmes événements que tous ceux de leur confession. C’est ainsi que la religion chrétienne prit racine à Najrân.

Ibn Ishâq rapporte : « Voici le récit de Muhammad ibn Ka‘b et de certains habitants de Najrân au sujet d’Abdallah ibn ath-Thamer. Dieu seul sait lequel est véridique. » Il ajouta : « Ensuite, Dhu Nuwâs marcha sur eux avec son armée, les appela à embrasser le judaïsme et leur laissa le choix entre cela ou la mort. Ils préférèrent la mort, alors il creusa la fameuse tranchée, les brûla par le feu, les tua par l’épée et les mutila. Il en massacra presque vingt mille.

(1) N'est pas dans Ṭ. (2) Ajouté dans B : « qad ». (3) Dans Ṭ : « ʿammā ». (4) Sa phrase : « fa yaqulu... ʿalā amrih », est omise dans Ṭ. (5) Ajouté dans B : « lah », ce qui est conforme à ce qui est dans ar-Rawḍ al-Anf. (6) N'est pas dans Ṭ. (7) Dans B : « fataktulunī ». (8) Dans Ṭ : « al-Aḥzāb ». (9) Ibn Isḥāq. C'est la suite du rapport précédent dans ar-Rawḍ al-Anf (1/51). (10) Dans Ṭ : « fakhudhū... » et dans ar-Rawḍ al-Anf : « fakhudh lahum ».
لكل اسم قدح، حتى إذا أحصاها أوقدَ ناراً ثمّ جعل يقذفها فيها (١) قدَحاً قدحاً، حتى إذا مرَّ بالاسم الأعظم قذف فيها بقدحه، فوثب القدح حتى خرج منها لم تضرّه شيئاً، فأخذه ثم أتى به صاحبه فأخبره أنه قد علم الاسم الأعظم الذي قد كتمه، فقال: وما هو؟ قال: كذا وكذا. قال: وكيف (٢) علمته؟ فأخبره بما صنع. قال: أي ابن أخي، قد أصبتَه فأمسِك على نفسك، وما أظن أن تفعل. فجعل عبد الله بن الثامر إذا دخل نجران لم يَلْقَ أحداً به ضُرٌّ إلّا قال: يا عبد الله أتوحَّد اللهَ وتدخل في ديني وأدعو الله لك فيعافيك مما (٣) أنت فيه من البلاء. فيقول (٤) : نعم، فيوحّد الله ويُسلم، ويدعو (٥) الله فيشفى، حتى لم يبق بنجران أحد به ضُر إلّا أتاه فاتَّبعه على أمره. ودعا له فعوفي، حتى رُفع شأنُه إلى ملك نجران، فدعاه فقال: أفسدتَ عليّ أهلَ قريتي وخالفتَ ديني ودينَ آبائي لأُمثِّلنَّ بك. قال: لا تقدر على ذلك. فجعل يُرسل به إلى الجبل الطويل، فيُطرح على رأسه، فيقع إلى الأرض ما به بأس، وجعل يبعث به إلى مياه بنجران بحور لا يُلقى فيها شيء إلّا هَلَك فيُلقى به فيها فيخرج ليس به بأس. فلما غلبه قال له عبد الله بن الثامر إنك (٦) والله لا تقدر على قتلي حتى توحِّد اللهَ فتؤمنَ بما آمنتُ به، فإنك إن فعلتَ سُلِّطتَ عليّ فقتلتنى (٧) . قال: فوحَّد اللهَ ذلك الملك، وشهد شهادة عبد الله بن الثامر، ثئم ضربه بعصاً في يده فشجه شجةً غيرَ كبيرة فقتله، وهلك الملك مكانه. واستجمع أهلُ نجران على دين عبد الله بن الثامر، وكان على ماجاء به عيسى ابن مريم من الإنجيل وحُكمه، ثمّ أصابهم ما أصاب أهلَ دينهم من الأحداث (٨) . فمن هنالك كان أصل دين النصرانية بنجران. قال ابن إسحاق: فهذا حديث محمد بن كعب وبعض أهل نجران عن عبد الله بن الثامر. فالله أعلم أي ذلك كان. قال (٩) : فسار إليهم ذو نُواس بجنده، فدعاهم إلى اليهودية، وخيَّرهم بين ذلك أو القتل، فاختاروا القتلَ فخدَّ (١٠) الأخدود، وحرق بالنار، وقتل بالسيف، ومثَّل بهم. فقتل منهم قريباً من عشرين ألفاً،
(١) ليست في ط. (٢) زاد في ب: قد. (٣) في ط: عما. (٤) قوله: فيقول .... على أمره، سقط من ط. (٥) زاد في ب: له، وهو موافق لما في الروض الأنف. (٦) ليست في ط. (٧) في ب: فتقتلني. (٨) في ط: الأحزاب. (٩) ابن إسحاق. وهو تتمة للخبر السابق في الروض الأنف (١/ ٥١). (١٠) في ط: فخدوا .. وفي الروض الأنف: فخد لهم.

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