Ibn Mâjah a dit : « J’ai entendu Abû al-Hasan at-Tanafisî dire : “J’ai entendu ‘Abd ar-Rahmân al-Muhâribî déclarer : ‘Il convient que ce hadith soit remis au précepteur afin qu’il l’enseigne aux enfants dans l’école (kuttâb).’” » Fin de la citation d’Ibn Mâjah.
Il y a eu une confusion (takhbîṭ) dans la chaîne de transmission (isnâd) de ce hadith, telle que je l’ai trouvée dans un exemplaire où l’on avait écrit la chaîne, mais le tâbi‘î en était tombé : ‘Amr ibn ‘Abd Allâh al-Haḍramî, Abû ‘Abd al-Jabbâr ash-Shâmî, celui qui le rapporte d’Abû Umâmah. Notre maître, l’Hâfiẓ al-Mizzî, a dit dans “al-Aṭrâf” : « Ibn Mâjah l’a rapporté dans le chapitre des Fitans (Discordes), d’après ‘Alî ibn Muhammad, d’après ‘Abd ar-Rahmân ibn Muhammad al-Muhâribî, d’après Abû Râfi‘ Ismâ‘îl ibn Râfi‘, d’après Abû Zur‘ah as-Saybânî, Yaḥyâ ibn Abî ‘Amr (1), d’après Abû Umâmah, dans son intégralité. » Ainsi a-t-il rapporté. De même, Sahl ibn ‘Uthmân l’a consigné d’après al-Muhâribî, et c’est là une grave confusion (2).
Quant à moi, j’estime qu’Abû Dâwud a correctement établi sa chaîne de transmission. Il l’a rapporté d’après ‘Îsâ ibn Muhammad, d’après Ḍamrah, d’après Yaḥyâ ibn Abî ‘Amr as-Saybânî, d’après ‘Amr ibn ‘Abd Allâh, d’après Abû Umâmah, ce qui rejoint le hadith de an-Nawwâs ibn Sim‘ân (3).
L’imam Ahmad a effectivement transmis, par cette même chaîne, un seul hadith dans son “Musnad”. Abû ‘Abd ar-Rahmân ‘Abd Allâh, le fils de l’imam Ahmad, a dit : « J’ai trouvé dans le livre de mon père, écrit de sa propre main : “M’a rapporté Mahdî ibn Ja‘far ar-Ramlî, il m’a dit : ‘Ḍamrah nous a transmis d’après as-Saybânî (dont le nom est Yaḥyâ ibn Abî ‘Amr), d’après ‘Amr ibn ‘Abd Allâh al-Haḍramî, d’après Abû Umâmah, que le Messager d’Allâh (ﷺ) a dit :
‘Une partie de ma communauté continuera de se tenir sur la vérité, maîtresse de ses ennemis, victorieuse, et rien de ce que leurs adversaires leur infligeront ne leur nuira sinon quelque difficulté, jusqu’à ce que leur parvienne l’ordre d’Allâh alors qu’ils seront ainsi.’ On interrogea : ‘Ô Messager d’Allâh, où se trouvent-ils ?’ Il répondit : ‘À Bayt al-Maqdis et aux alentours de Bayt al-Maqdis.’” (4)
Muslim a dit : « ‘Amr an-Nâqid, al-Hasan al-Hulwânî et ‘Abd ibn Humayd m’ont rapporté — leurs formulations se rapprochent, et la version intégrale revient à ‘Abd — en disant : “Il m’a rapporté”, tandis que les deux autres ont dit : “Ya‘qûb nous a raconté”, c’est-à-dire Ya‘qûb ibn Ibrâhîm ibn Sa‘d, qui a dit : ‘Mon père nous a rapporté, d’après Sâliḥ, d’après Ibn Shihâb, qui m’a informé d’après ‘Ubayd Allâh ibn ‘Abd Allâh ibn ‘Utbah qu’Abû Sa‘îd al-Khudrî a déclaré : ‘Un jour, le Messager d’Allâh (ﷺ) nous a raconté un long récit au sujet du Faux Messie (ad-Dajjâl). Dans ce qu’il nous transmit, il dit : “Il arrive, alors qu’il lui est interdit d’entrer dans l’enceinte (niqâb) de Médine ; il s’arrêtera à quelques marécages attenants à la ville. Ce jour-là, un homme sortira pour l’affronter, cet homme étant le meilleur des gens ou l’un des meilleurs d’entre eux. Il lui dira : ‘Je témoigne que tu es bien le Faux Messie dont le Messager d’Allâh (ﷺ) nous a informés.’ Le Faux Messie s’exclamera : ‘Voyez-vous ? Si je le tue et le ressuscite ensuite, douterez-vous encore de la vérité ?’ Ils répondront : ‘Non.’” Il dit : “Puis il le tuera, ensuite…”’ »