Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Un groupe de personnes mangera d’une seule grenade et s’abritera à l’ombre de son écorce (1). La bénédiction descendra sur le bétail (2), si bien qu’une chamelle en lactation suffira à nourrir une multitude de gens, qu’une vache en lactation suffira à nourrir tout un clan et qu’une brebis en lactation suffira à nourrir une fraction de tribu. Pendant qu’ils seront dans cet état, Dieu enverra un vent doux qui les saisira sous les aisselles et emportera l’âme de tout croyant et de tout musulman. Il ne restera alors que les plus vils des hommes, qui se livreront entre eux à des rapports comme le font les ânes (3), et c’est sur eux que tombera l’Heure.

« Ali ibn Ḥujr al-Saʿdī m’a rapporté que ‘Abd Allāh ibn ‘Abd al-Raḥmān ibn Yazīd ibn Jābir et al-Walīd ibn Muslim ont dit… » – Ibn Ḥujr précise : « Le récit de l’un s’est mêlé à celui de l’autre », selon ‘Abd al-Raḥmān ibn Yazīd ibn Jābir, avec cette même chaîne de transmission et à peu près le même contenu que celui précédemment mentionné. Il ajoute après ses propos : « Il y avait jadis de l’eau dans ce lieu ». Puis ils poursuivent leur chemin jusqu’à ce qu’ils atteignent la montagne d’al-Khamar (4), à savoir la montagne de Bayt al-Maqdis (Jérusalem). Ils disent alors : « Nous avons tué ceux qui se trouvaient sur terre ; venez, tuons maintenant ceux qui se trouvent au ciel ! » Ils lancent alors leurs flèches vers le ciel, et Dieu les leur renvoie maculées de sang.

Dans la version rapportée par Ibn Ḥujr, on trouve également : « En vérité, J’ai fait descendre Mes serviteurs, et nul ne pourra les combattre ». C’est ainsi que se termine, de la part de Muslim, tant la chaîne de transmission que le contenu du hadith, dont il est le seul à rendre compte parmi les compilateurs majeurs à l’exception d’al-Bukhārī. L’imam Aḥmad ibn Ḥanbal le rapporte également dans son Musnad, via al-Walīd ibn Muslim, avec une chaîne similaire et en ajoutant, après avoir cité : « … et les rejette là où Dieu veut ». Ibn Jābir déclare : « ‘Aṭā’ ibn Yazīd as-Saksakī m’a alors narré, de la part de Kaʿb ou d’un autre, que le vent les rejetait à Al-Mahbil (5). » Puis Ibn Jābir demanda : « Où est Al-Mahbil ? » Il lui fut répondu : « C’est l’endroit où se lève le soleil. »

Abū Dāwud le relate par la voie de Ṣafwān ibn ʿAmr (6) d’après al-Walīd ibn Muslim, mais seulement en partie, tandis que at-Tirmidhī l’a rapporté via ʿAlī ibn Ḥujr dans son intégralité. Il le qualifie de « gharīb ḥasan ṣaḥīḥ », en indiquant qu’il ne le connaît que par la transmission d’Ibn Jābir. Al-Nasāʾī le rapporte dans son ouvrage « Les Mérites du Coran », via ʿAlī ibn Ḥujr, sous une forme abrégée.

Ibn Mājah le rapporte également, via Hishām ibn ʿAmmār, d’après Yaḥyā ibn Ḥamzah, lui-même rapportant de ʿAbd al-Raḥmān ibn Yazīd ibn Jābir et sa chaîne : « Les gens se chaufferont pendant sept ans au bois de leurs arcs, de leurs flèches et de leurs boucliers qui appartenaient à Yaʾjūj et Maʾjūj. » Il rapporte en outre précédemment l’intégralité du récit, via Hishām ibn ʿAmmār, mais sans mentionner cette anecdote et sans mentionner non plus l’intervention de Yaḥyā ibn Jābir aṭ-Ṭāʾī (7).

Hadith transmis par Abū Umāmah al-Bāhilī, ṣadī ibn ʿAjlān, allant dans le même sens que le hadith rapporté par an-Nawwās ibn Simʿān. Ibn Mājah rapporte : « ʿAlī ibn Muḥammad (8) nous a dit, ʿAbd ar-Raḥmān al-Muḥāribī nous a dit, d’après Ismāʿīl ibn Rāfiʿ… »

(1) C’est-à-dire avec sa peau. (2) Ar-Rusul : le lait. (3) C’est-à-dire que les hommes ont des relations sexuelles avec les femmes publiquement, devant les gens, comme l’accouplement des ânes. Dans "Lisan al-ʿArab", les termes (harj) et (safad) ont ce sens : "Ils se tapent dessus comme les bêtes, c’est-à-dire qu’ils s’accouplent, et as-Safad désigne le coït du mâle avec la femelle." C’est-à-dire que cela se fait ouvertement, sans dissimulation ni honte. (4) Al-Khamr : l’arbre enroulé. (5) Al-Mahbal : le gouffre profond. (6) Ce qui est correct, c’est Ṣafwān ibn Ṣāliḥ, comme chez Abū Dāwūd. (7) Rapporté par Muslim n° 2937 (110), Ahmad dans al-Musnad (4/181-182), Abū Dāwūd n° 4321, At-Tirmidhī (2240), An-Nasāʾī dans al-Kubrā (8024), Ibn Mājah (4076) et (4075). (8) À l’origine : ʿAlī ibn Ḥajar, ce qui est une erreur.
تأكل العصابة من الرمّانةِ، ويستظلّون بقِحْفِها (١) ويُبارَكُ في الرِّسل (٢) حتى إن اللِّقْحَةَ من الإبل لتكفي الفِئام من الناس، واللِّقْحَةَ من البقر لتكفي القَبِيلَة من الناس، واللِّقْحةَ من الغنم لتكفي الفَخْذ من الناس، فبينما هم كذلك، إذ بعث اللَّه ريحًا طيبة، فتأخذهم تحت آباطهم، فتقْبَضُ روحُ كلّ مؤمن، وكلّ مسلم، ويبَقْى شِرَارُ الناس، يتَهارَجُونَ فيها، تهارُج الحُمُر (٣) ، فعليهم تقوم الساعة ". حدثني عليّ بن حُجْر السعدي، حدثنا عبد اللَّه بن عبد الرحمن بن يزيد بن جابر، والوليد بن مُسلم، قال ابن حُجر: دخل حديث أحدهما في حديث الآخر، عن عبد الرحمن بن يزيد بن جابر، بهذا الإسناد نحو ما ذكرنا، وزاد بعد قوله: " لقد كان بهذه مرة ماءٌ ": " ثم يسيرون حتى ينتهوا إلى جبل الخَمَر (٤) وهو جبل بيت المقدس، فيقولون: لقد قَتلنا من في الأرض، هلُمّ فلنقتل مَنْ في السماء، فيرمون بنُشّابِهِمْ إلى السماء، فيَرُدّ اللَّه عليهم نُشابَهم مَخْضُوبَة دَمًا ". وفي رواية ابن حُجر: " فإني قد أنزلتُ عبادًا لي لا يَدَيْ لأحدٍ بقتالهم " انتهى ما رواه مسلم إسنادًا ومَتْنًا. وقد تفردَ به عن البخاري. ورواه الإمام أحمد بن حنبل في "مُسنده " عن الوليد بن مسلم، بإسناده نحوه، وزاد في سياقه بعد قوله: " فتطرحهم حيثُ شاء اللَّه ". قال ابن جابر: فحدثني عطاء بن يزيد السَّكْسَكي، عن كعب أو غيره، قال: فتطرحهم بالمهبل (٥) ، قال ابن جابر: وأين المهبل؟ قال: مطلع الشمس. ورواه أبو داود عن صفوان بن عمرو (٦) عن الوليد بن مسلم ببعضه. ورواه الترمذي عن علي بن حُجر، وساقه بطوله، وقال: غريب حسن صحيح، لا نعرفه إلّا من حديث ابن جابر. ورواه النّسائيّ في فضائل القرآن، عن علي بن حُجر، مختصرًا. ورواه ابن ماجه عن هشام بن عمَّار، عن يحيى بن حمزة، عن عبد الرحمن بن يزيد بن جابر بإسناده، قال: "يستوقد الناس من قسيّ يأجوج ومأجوج، ونُشَّابِهم، وأترستهم سبع سنين"، وذكره قبل ذلك بتمامه، عن هشام بن عمّار، ولم يذكر فيه هذه القصة، ولا ذكر في إسناده، يحيى بن جابر الطائيّ (٧) . حديث عن أبي أمامة الباهلي صدي بن عجْلَان في معنى حديث النوّاس بن سِمْعان قال ابن ماجه: حدثنا علي بن محمد (٨) ، حدثنا عبد الرحمن المحاربيّ، عن إسماعيل بن رافع
(١) أي بقشرها. (٢) الرِّسل: اللبن. (٣) أي يجامع الرجال النساء بحضرة الناس كجماع الحمير. وجاء في "لسان العرب" (هرج) و (سفد) في هذا المعنى: "يتهارجون تهارج البهائم، أي يتسافدون، والسفاد نزو الذكر على الأنثى". أي يكون ذلك جهارًا دون استتار أو خجل. (٤) الخَمَر: الشجر الملتف. (٥) المهبل: الهوة العميقة. (٦) الصحيح أنه صفوان بن صالح، كما عند أبي داود. (٧) رواه مسلم رقم (٢٩٣٧) (١١٠) وأحمد في المسند (٤/ ١٨١ - ١٨٢) وأبو داود رقم (٤٣٢١) والترمذي (٢٢٤٠) والنسائي في "الكبرى" (٨٠٢٤) وابن ماجه (٤٠٧٦) و (٤٠٧٥). (٨) في الأصل: علي بن حجر، وهو خطأ.

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