Sur chaque brèche de son voile (1), ce jour-là, deux anges la protègeront de la frayeur du Messie. (Ahmad est seul à rapporter ce hadith par ces deux chaînes) (2).
L’imam Ahmad a dit : « Nous a rapporté Abou Ja‘far al-Mada’inî, autrement dit Mohammed ibn Ja‘far ; il nous a rapporté ‘Abbâd ibn al-‘Awwâm ; il nous a rapporté Mohammed ibn Isḥâq, d’après Mohammed ibn al-Munkadir, d’après Anas ibn Mâlik, qui a déclaré : Le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) a dit : “Avant l’apparition du Faux Messie (al-Dajjâl), il y aura des années de tromperie : on y croira le menteur, on y traitera de menteur l’homme véridique, on y considérera le dépositaire comme traître, on fera confiance au traître et le ‘ruwaybiḍah’ y prendra la parole.” On demanda : “Qui est le ruwaybiḍah ?” Il répondit : “Un insignifiant (al-fuwaysiq) qui s’exprime sur les affaires publiques.” » Cette chaîne de transmission est bonne et solide, et Ahmad est seul à la rapporter par cette voie (3).
L’imam Ahmad a également dit : « Nous a rapporté ‘Alî ibn ‘Abd Allâh, qui a dit : Nous a rapporté Mu‘âdh – c’est-à-dire ibn Hishâm –, qui a dit : J’ai trouvé dans le livre de mon père, de sa propre écriture, un ḥadith qu’il ne m’a pas lui-même dicté, et qui remonte à Qatâdah, d’après Abou Ma‘shar, d’après Ibrâhîm an-Nakha‘î, d’après Hammâm, d’après Ḥudhayfah, selon lequel le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) a dit : “Il y a, dans ma communauté, vingt-sept menteurs et imposteurs (dajjâlûn), dont quatre sont des femmes. Pour ma part, je suis le Sceau des Prophètes : il n’y aura pas de prophète après moi.” » (4)
[Commentaires sur les hadiths relatifs au Faux Messie (al-Dajjâl)]
Muslim a dit : « Ḥarmalah ibn Yaḥyâ ibn ‘Abd Allâh ibn Ḥarmalah ibn ‘Imrân al-Tujîbî me raconta : Ibn Wahb nous a informés, Younous nous a informés, d’après Ibn Chihâb, que Sâlim ibn ‘Abd Allâh l’informa : ‘Abd Allâh ibn ‘Oumar l’informa que ‘Oumar ibn al-Khaṭṭâb partit avec le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) et un petit groupe de Compagnons, à la rencontre d’Ibn Ṣayyâd. Ils le trouvèrent en train de jouer avec des enfants près de la forteresse (Uṭum) de Banî Mughâlah. Ibn Ṣayyâd était ce jour-là sur le point de la puberté. Il ne perçut pas la présence du Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) avant que celui-ci ne pose sa main sur son dos. Le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) lui dit alors : “Attestes-tu que je suis le Messager de Dieu ?” Ibn Ṣayyâd le regarda et répondit : “J’atteste que tu es le Messager des illettrés.” Puis, s’adressant au Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue), Ibn Ṣayyâd dit : “Attestes-tu que je suis le messager de Dieu ?” Le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) rejeta cleu en disant : “Je crois en Dieu et en Ses envoyés.” Puis il lui demanda : “Qu’est-ce que tu vois ?” Ibn Ṣayyâd répondit : “Il vient à moi celui qui dit vrai comme celui qui ment.” Le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) lui répliqua : “Ton affaire s’est embrouillée.” Puis il lui dit : “J’ai caché un mot pour te tester.” Ibn Ṣayyâd répondit : “C’est ad-Dukh (la fumée).” Le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) déclara : “Arrière ! Tu n’iras pas au-delà de ta condition.” Là-dessus, ‘Oumar ibn al-Khaṭṭâb dit : “Laisse-moi, ô Messager de Dieu, que je lui tranche la tête !” Le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) répondit : “S’il s’agit bien de lui (le Dajjâl), tu n’auras pas le pouvoir de le tuer ; et s’il ne l’est pas, cela ne te servira à rien.”” »
Sâlim ibn ‘Abd Allâh ajouta : « J’ai entendu ‘Abd Allâh ibn ‘Oumar dire… »