«Ma mort, puis la conquête de Bayt al-Maqdis (Jérusalem), puis une mortalité qui vous frappera à la manière de la peste ovine, puis la profusion des richesses au point qu’un homme recevra cent dinars et restera insatisfait, puis une épreuve (fitna) qui entrera dans chaque foyer arabe sans exception, ensuite une trêve aura lieu entre vous et les Banû al-Asfar, avant qu’ils ne trahissent et ne vous attaquent sous quatre-vingts étendards, chaque étendard comptant douze mille hommes.»
Abû Dâwud, Ibn Mâjah et al-Tabarânî l’ont rapporté d’après une chaîne de transmission remontant à al-Walîd ibn Muslim. Dans la version d’al-Tabarânî, on lit : « d’après al-Walîd, d’après Ibn Zabr, d’après Zayd ibn Wâqid, d’après Busr ibn ‘Ubayd Allâh », et al-Bukhârî a explicitement mentionné que Ibn Zabr avait entendu ce hadith directement de Busr ibn ‘Ubayd Allâh. Dieu sait mieux (1).
Chez Abû Dâwud, on rapporte : « J’ai dit : “Dois-je entrer, ô Messager de Dieu ?” Il répondit : “Oui.” J’ai demandé alors : “En entier ?” Il dit : “Oui.” Et si j’ai posé cette question, c’était à cause de l’exiguïté de la coupole (2). »
L’imâm Ahmad a dit : « Abu al-Mughîrah nous a rapporté [ce hadith], Safwân nous a rapporté, ‘Abd al-Rahmân ibn Jubayr ibn Nufayr, d’après son père, d’après ‘Awf ibn Mâlik al-Ashja‘î qui a dit : “Je suis venu voir le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) et je l’ai salué. Il a demandé : ‘Awf ?’ J’ai répondu : ‘Oui.’ Alors il m’a dit : ‘Entre.’ J’ai demandé : ‘En entier ou en partie ?’ Il a dit : ‘Mais en entier.’ Puis il a dit : ‘Ô ‘Awf, compte six [événements] avant l’Heure. Le premier est ma mort.’” »
‘Awf poursuit : « Je me suis alors mis à pleurer, au point que le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) cherchait à me calmer. Il m’a dit : “Dis : ‘un’.” J’ai dit : “Un.” Puis il a continué : “La deuxième : la conquête de Bayt al-Maqdis. Dis : ‘deux’.” J’ai dit : “Deux.” Puis : “La troisième : une mortalité qui frappera ma communauté, semblable à la peste ovine. Dis : ‘trois’.” J’ai dit : “Trois.” Et ensuite : “La quatrième : une fitna (épreuve, discorde) qui surviendra dans ma communauté.” Il l’a jugée très grave. “Dis : ‘quatre’.” J’ai dit : “Quatre.”
“La cinquième : les richesses abonderont parmi vous, au point qu’un homme se verra offrir cent dinars et s’en montrera insatisfait. Dis : ‘cinq’.” J’ai dit : “Cinq.” “La sixième : une trêve entre vous et les Banû al-Asfar ; alors ils marcheront contre vous sous quatre-vingts étendards.” J’ai demandé : “Qu’est-ce qu’un étendard ?” Il a dit : “Une bannière, et chacune d’elles sera portée par douze mille hommes. Le camp (fustât) des musulmans, ce jour-là, se trouvera en une contrée nommée al-Ghûtah, dans une ville appelée Damas.” » L’imâm Ahmad est le seul à rapporter ce hadith sous cette forme (3).
Abû Dâwud rapporte également : « Hishâm ibn ‘Ammâr nous a rapporté, Yahyâ ibn Hâmzah nous a rapporté, Ibn Jâbir (4) nous a rapporté : ‘Zayd ibn Arta’ah m’a raconté avoir entendu Jubayr ibn Nufayr relater qu’Abû al-Dardâ’ a dit que le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) a déclaré : “Le camp (fustât) des musulmans, le jour de la Grande Bataille, sera dans la région d’al-Ghûtah, à proximité d’une ville appelée Damas, la meilleure cité du Shâm.”’ (5)
L’imâm Ahmad a également dit : « Wakî‘ nous a rapporté, d’après al-Nahhâs ibn Qahm, qui a dit : ‘Shaddâd Abû ‘Ammâr m’a rapporté d’après Mu‘âdh ibn Jabal, qui a dit : ‘Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) a dit : “Six signes précéderont l’Heure : Ma mort, la conquête de Bayt al-Maqdis, et une mortalité…”’” »