Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il va se produire une épreuve : celui qui y restera assis sera meilleur que celui qui se tient debout, celui qui se tient debout sera meilleur que celui qui marche, et celui qui marche sera meilleur que celui qui court. »
On lui demanda : « Et si quelqu’un entre chez moi et tend la main pour me tuer ? » Il répondit : « Sois comme le fils d’Adam. »
Ainsi, at-Tirmidhî l’a également rapporté d’après Qutaybah, puis d’après al-Layth, d’après ‘Ayyâsh ibn ‘Abbâs al-Qitbânî, d’après Bukayr ibn ‘Abd Allâh ibn al-Ashajj, d’après Busr ibn Sa‘îd al-Hadramî, d’après Sa‘d ibn Abî Waqqâs… Il le mentionna, puis il dit : « C’est un hadith bon (ḥasan) (1). » Certains l’ont rapporté d’après al-Layth en ajoutant un homme à la chaîne, c’est-à-dire al-Ḥusayn (ou al-Ḥusayn ibn ‘Abd al-Raḥmân, ou bien ‘Abd al-Raḥmân ibn al-Ḥusayn), d’après Sa‘d, comme l’a rapporté Abû Dâwud plus haut.
Abû Dâwud dit ensuite : « Nous a rapporté Musaddad, qui nous a rapporté ‘Abd al-Wârith ibn Sa‘îd, qui nous a rapporté Muḥammad ibn Juḥâdah, d’après ‘Abd al-Raḥmân ibn Tharwân, d’après Huzayl, d’après Abû Mûsâ al-Ash‘arî, que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Entre les mains de l’Heure, il y aura des épreuves comparables aux pans de la nuit obscure : au matin l’homme est croyant et le soir il est mécréant, et le soir il est croyant et le matin il est mécréant. Celui qui est assis y sera meilleur que celui qui se tient debout, celui qui se tient debout sera meilleur que celui qui marche, et celui qui marche sera meilleur que celui qui court. Brisez donc vos arcs, coupez vos cordes et frappez vos épées contre les pierres. Si l’on s’introduit chez l’un d’entre vous (c’est-à-dire si on s’en prend à vous), alors qu’il soit comme le meilleur des deux fils d’Adam.” » (2)
L’imam Aḥmad a rapporté : « Nous a raconté Marḥûm, qui m’a rapporté Abû ‘Imrân al-Jawnî, d’après ‘Abd Allâh ibn al-Ṣâmit, d’après Abû Dharr, qui a dit : “Le Messager d’Allah (ﷺ) monta un âne et me fit asseoir derrière lui, puis il me dit : ‘Ô Abû Dharr, que ferais-tu si les gens subissaient une famine si sévère que tu ne pourrais plus te lever de ton lit pour aller à la mosquée ?’ Je répondis : ‘Allah et Son Messager sont plus savants.’ Il dit : ‘Comporte-toi avec chasteté.’ Puis il dit : ‘Ô Abû Dharr, que ferais-tu si les gens étaient frappés par tant de morts que l’on en viendrait à considérer la maison contenant un serviteur’ – c’est-à-dire la tombe – ‘Que ferais-tu ?’ Je répondis : ‘Allah et Son Messager sont plus savants.’ Il dit : ‘Sois patient.’ Puis il dit : ‘Ô Abû Dharr, que ferais-tu si les gens en venaient à s’entretuer au point que les pierres du bassin à huile regorgent de sang ?’ Je répondis : ‘Allah et Son Messager sont plus savants.’ Il dit : ‘Reste chez toi et ferme ta porte.’ Je dis : ‘Et si l’on ne me laisse aucun répit ?’ Il répondit : ‘Alors rejoins ceux dont tu fais partie et tiens-toi parmi eux.’ Je dis : ‘Dois-je prendre mes armes ?’ Il répondit : ‘Dans ce cas, tu participerais à ce qu’ils font. Mais si tu crains l’éclat de l’épée, couvre alors ton visage d’un pan de ton vêtement afin qu’ils endossent seuls leurs péchés et les tiens.’” » Ainsi l’a rapporté l’imam Aḥmad. Abû Dâwud l’a aussi rapporté d’après Musaddad et Ibn Mâjah d’après Aḥmad ibn ‘Abdah – tous deux par la voie de Ḥammâd ibn Zayd, d’après Abû ‘Imrân al-Jawnî, d’après al-Musha‘th ibn Ṭarîf, d’après ‘Abd Allâh ibn al-Ṣâmit, d’après Abû Dharr, avec un hadith similaire. Puis Abû Dâwud ajoute : « Personne, en dehors de Ḥammâd ibn Zayd, n’a mentionné al-Musha‘th dans ce hadith. » (3)
Abû Dâwud dit encore : « Nous a rapporté Muḥammad ibn Yaḥyâ ibn Fâris, qui nous a rapporté ‘Affân ibn Muslim, qui nous a rapporté ‘Abd al-Wâḥid ibn… »