Pour Muslim, selon Abou Bakra, il en est rapporté quelque chose de semblable, mais de manière plus développée (1).
Al-Bukhârî a dit : « Mohammed ibn Kathîr nous a rapporté (en disant) : “Sufyân nous a informés, rapportant d’Al-Aʿmach, d’après Zayd ibn Wahb, qui a dit : ‘Houdhayfa nous raconta : Le Messager de Dieu (ﷺ) nous fit part de deux récits ; j’ai vu la réalisation de l’un, et j’attends encore l’autre. Il nous informa que la confiance (al-amâna) était descendue au plus profond du cœur des hommes ; puis ils l’apprirent grâce au Coran, puis ils l’apprirent grâce à la Sunna.
Il nous parla ensuite de son retrait, en disant : “L’homme s’endort, et la confiance est ôtée de son cœur ; il en subsiste la marque d’une petite tache (2). Puis il s’endort de nouveau et on la lui retire encore, au point qu’il n’en reste plus que la trace d’une boursouflure (3), comme un tison qu’on aurait fait rouler sur ton pied et qui t’aurait fait apparaître une cloque (4), que tu vois gonflée alors qu’elle est vide. Au matin, les gens se mettent à faire des transactions commerciales, et il est à peine si l’un d’eux s’acquitte de la confiance. On dira : ‘Il y a parmi les fils d’untel un homme honnête’, et on dira d’un autre homme : ‘Comme il est avisé, comme il est élégant, comme il est robuste !’ alors qu’il n’a pas dans le cœur un atome de foi. Il est certes venu un temps où je ne me souciais pas de savoir avec qui parmi vous je commerçais ; s’il était musulman, sa foi le ramenait à me rendre mon dû, et s’il était chrétien, son responsable l’y obligeait (5). Mais aujourd’hui, je ne traiterais qu’avec un tel et un tel.” »
Muslim l’a également rapporté d’après Al-Aʿmach (6).
Al-Bukhârî rapporte, selon une tradition d’après Az-Zouhrî transmis par Sâlim, qui le tenait de son père, et selon une autre tradition d’après Al-Layth transmis par Nâfiʿ, d’après Ibn ʿOumar : « Le Messager de Dieu (ﷺ) se leva près de la chaire, tourné vers l’est, et dit : “Sachez que la tentation (fitna) surviendra de ce côté, là où se lève la corne du diable” ou bien il dit : “la corne du soleil”. » Muslim le rapporte aussi, selon Az-Zouhrî et d’autres, d’après Sâlim, de son père, et selon Al-Layth, d’après Nâfiʿ. Ahmad le rapporte par la voie de ʿAbd Allâh ibn Dînâr, et At-Tabarânî selon le récit de ʿAtiyya, tous deux remontant à ʿAbd Allâh ibn ʿOumar (7).
Al-Bukhârî a dit : « Ismâʿîl nous a rapporté, (en disant) : Mâlik m’a informé, d’après Abû Zinad, d’après Al-Aʿrâj, d’après Abû Horayra, qui a dit : ‘J’ai entendu le Messager de Dieu (ﷺ) dire : “L’Heure n’adviendra pas avant qu’un homme ne passe devant la tombe d’un autre et ne dise : ‘Si seulement j’étais à sa place !’”’ » (8).
L’imam Ahmad a dit : « ʿAffân nous a rapporté : Ḥammâd ibn Salama nous a rapporté ; Younus m’a rapporté, d’après Al-Ḥassan, d’après Samura, d’après le Prophète (ﷺ), qui a dit : “Il est proche que Dieu remplisse vos mains de non-Arabes (al-ʿajam).” » — Et une autre fois, ʿAffân dit : « mina l-ʿajam… »