Abou Maʿâwiya nous a rapporté (1) qu’il a entendu Hishâm ibn ʿUrwa rapporter d’après son père ces paroles : « Il est écrit dans la Sagesse : “Ô mon fils, que ta parole soit bonne et ton visage accueillant, ainsi tu seras plus aimé des gens que celui qui leur distribue les dons.” » Il dit aussi : « Il est écrit dans la Sagesse (2), ou dans la Torah : “La douceur est le sommet de la sagesse.” » Et il dit : « Il est écrit dans la Torah : “De même que vous faites miséricorde, on vous fera miséricorde.” » Et encore : « Il est écrit dans la Sagesse : “Ce que vous semez, vous le récolterez.” » Et : « Il est écrit dans la Sagesse : “Aime ton ami, ainsi que l’ami de ton père.” »
Abd al-Razzâq nous a également rapporté, d’après Maʿmar, d’après Ayyûb, d’après Abû Qilâba, que l’on a demandé à Luqmân : « Qui parmi les gens est le plus patient ? » Il répondit : « Celui dont la patience ne s’accompagne d’aucun tort. » On demanda : « Qui parmi les gens est le plus savant ? » Il répondit : « Celui qui ajoute à son propre savoir celui des autres. » On demanda : « Qui parmi les gens est le meilleur ? » Il répondit : « Le riche. » On demanda : « Le riche en argent ? » Il répondit : « Non. Plutôt celui qui, si l’on sollicite de lui un bien, le donne, et qui sinon se dispense des gens. » (3)
Sufyân – il s’agit de Sufyân ibn ʿUyayna – (4) nous a rapporté que l’on a demandé à Luqmân : « Qui parmi les gens est le pire ? » Il répondit : « Celui qui ne se soucie pas d’être vu commettre le mal. »
Abû ʿAbd al-Samad (5) a rapporté, d’après Mâlik ibn Dînâr, qui a dit : « J’ai trouvé dans certains écrits de sagesse : “Que Dieu disperse les os de ceux qui s’expriment en se conformant aux penchants des gens.” Et j’y ai également lu : “Il ne te sert à rien d’enseigner ce que tu ignores tant que tu ne mets pas en pratique ce que tu sais déjà. C’est comme l’exemple de l’homme qui coupe du bois, en fait une botte, tente de la porter et, n’y parvenant pas, l’alourdit encore.” (6) »
ʿAbd Allâh ibn Ahmad a dit : « Al-Hakam ibn Abî Zuhayr (qui est al-Hakam ibn Mûsâ) nous a rapporté, d’après al-Faraj ibn Fadâla, d’après Abû Saʿîd, qu’il a dit : “Luqmân a dit à son fils : ‘Ô mon fils, que seuls les pieux mangent ta nourriture, et consulte des savants au sujet de tes affaires.’” »
Ceci réunit tout ce qu’imam Ahmad a mentionné dans ce passage (7). Nous avons déjà présenté de nombreux récits qu’il n’a pas rapportés, tout comme il a cité des choses qui ne figurent pas dans nos sources. Dieu est plus savant.