Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Deux opprimés, s’ils venaient à parler, ils seraient contraints et persécutés. La dernière partie de cette communauté maudira la première. Sachez que la malédiction s’abattra sur eux, jusqu’à ce qu’ils boivent le vin au grand jour et jusqu’à ce qu’une femme passe devant un groupe, et que l’un d’entre eux se lève vers elle et soulève son vêtement comme on soulève la queue d’une brebis. Quelqu’un dira alors : « N’aurais-tu pas pu la dissimuler derrière un mur ? » En ce temps-là, celui qui réprouve cet acte sera pour eux l’équivalent de ce qu’Abou Bakr et ‘Oumar sont pour vous. Et celui qui, ce jour-là, enjoint le bien et interdit le mal obtiendra la récompense de cinquante personnes qui m’ont vu, ont cru en moi, m’ont obéi et m’ont prêté serment d’allégeance.

(1) Il est fait mention, ici, des maux qui toucheront cette communauté à la fin des temps, même si certains sont déjà apparus à notre époque.

Selon Abou ‘Abdallah Ibn Mâjah (qu’Allah lui fasse miséricorde) dans le « Livre des épreuves (Kitâb al-Fitan) » de ses Sunan, il rapporta, d’après Mahmoud ibn Khâlid ad-Dimashqî, d’après Sulaymân ibn ‘Abd ar-Rahmân Abou Ayyoub, d’après Ibn Abî Mâlik, d’après son père, d’après ‘Atâ’ ibn Abî Rabâh, d’après ‘Abdallah ibn ‘Omar, qui a dit : Le Messager d’Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui) se tourna vers nous et nous déclara : « Ô groupe de Mouhâjirîn, il est cinq caractéristiques qui, si vous en êtes affligés – et je cherche refuge auprès d’Allah contre le fait que vous les atteigniez –, ne se produiront jamais sans qu’apparaisse parmi un peuple la dépravation au point de s’en vanter, sans qu’y surgissent la peste et des maladies inconnues de leurs ancêtres ; jamais ils ne trichent sur la mesure ou la balance sans être frappés par la disette, la cherté de la vie et l’injustice de leurs dirigeants ; jamais ils ne refusent de s’acquitter de la Zakât de leurs biens sans que la pluie leur soit retirée, et s’il n’y avait pas les bêtes, ils ne seraient pas arrosés ; jamais ils ne rompent l’alliance d’Allah et celle de Son Messager sans qu’Allah ne leur impose un ennemi étranger qui s’empare d’une partie de ce qu’ils possèdent ; et chaque fois que leurs dirigeants ne jugent pas selon le Livre d’Allah et s’en détournent, Allah provoque la division parmi eux. » Ibn Mâjah est seul à rapporter ce hadith qui présente un caractère inhabituel (gharîb).

(2) At-Tirmidhî rapporte également (d’après Sâlih ibn ‘Abdallah, d’après al-Faraj ibn Fadâlah Abou Fadâlah ash-Shâmî, d’après Yahyâ ibn Sa‘îd, d’après Muhammad ibn ‘Amr ibn ‘Alî, d’après ‘Alî ibn Abî Tâlib) que le Messager d’Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : « Lorsque ma communauté commettra quinze choses, le malheur s’abattra sur elle. » On demanda : « Quelles sont-elles, ô Messager d’Allah ? » Il répondit : « Lorsque le butin sera considéré comme un bien à partager entre quelques-uns, que l’on verra dans le dépôt confié une aubaine, que l’on considérera la Zakât comme un fardeau, que l’homme obéira à son épouse et désobéira à sa mère, qu’il sera bon avec son ami mais dur envers son père, que les voix s’élèveront dans les mosquées, que le chef d’un peuple en sera le pire élément, que l’on honorera un homme par crainte de son mal, que l’on boira du vin, que l’on portera la soie, que l’on adoptera chanteuses et instruments de musique, et que les derniers de cette communauté maudiront les premiers, qu’ils s’attendent alors à être frappés par un vent rouge, une déformation de la terre ou une métamorphose. » Tirmidhî déclare ensuite : « Ce hadith est gharîb (inhabituel). Nous ne le connaissons que rapporté ainsi d’après ‘Alî, et personne ne l’a transmis de Yahyâ ibn Sa‘îd al-Ansârî en dehors de Faraj ibn Fadâlah. »

(1) Rapporté par al-Ṭabarānī dans « al-Kabīr » (7807) et (7863), mais l'auteur a mêlé les deux chaînes de transmission. Chez al-Ṭabarānī, à la fin, il y a « wa taʿābanī » au lieu de « bāyanī », et la chaîne de transmission est faible. (2) Rapporté par Ibn Mājah, n° (4019). Je dis : c’est un hadith ḥasan par ses voies de transmission et ses attestations.
مُضْطَهَدَانِ، إِنْ تَكَلَّمَا قُهِرَا وَاضْطُهِدَا، وَيَلْعَنُ آخِرُ هَذِهِ الأُمَّةِ أَوَّلَهَا، أَلَا وَعَلَيْهِم حَلَّتِ اللَّعْنَةُ، حَتَّى يشربوا الْخَمْرَ عَلَانِيَةً، وَحَتَّى تَمُرَّ الْمَرْأَةُ بِالْقَوْمِ، فَيَقُومَ إِلَيْهَا بَعْضُهُمْ، فَيَرْفَعَ بِذيْلِهَا كَمَا يُرْفَعُ بِذَنَبِ النَّعْجَةِ، فَيَقُولُ بَعْضُهُمْ: أَلَا وَارَيْتَهَا وَرَاءَ حَائِطٍ. فَهُوَ يَوْمَئِذٍ فِيهِمْ مِثْلُ أَبِي بَكْرٍ وَعُمَرَ فِيكُمْ، وَمَنْ أَمَرَ يَوْمَئِذٍ بِمَعْرُوفٍ، وَنَهَى عَنْ مُنْكَرٍ، فَلَهُ أجْرُ خَمْسِينَ مِمَّنْ رَآنِي وَآمَنَ بِي وَأَطَاعَنِي وَبَايَعَنِي " (١) . ذكر شرور تحدث في هذه الأمة في آخر الزمان وإن كان قد وجد بعضها في زماننا أيضًا قال أبو عبد اللَّه ابن ماجه (رحمه الله) في كتاب الفتن من "سننه ": حدَّثنا محمود بن خالد الدمشقي، حدَّثنا سليمان بن عبد الرحمن، أبو أيُّوب، عن ابن أبي مالك، عن أبيه، عن عطاء بن أبي رباح، عن عبد اللَّه بن عمر، قال: أقبل علينا رسول اللَّه ﷺ فقال: " يا معشر المهاجرين، خمسُ خصال إذا ابتُليتُمْ بهن، وأعوذ باللَّه أن تدركوهُنّ: لم تظهر الفاحشة في قوم قط حتى يُعلِنُوا بهَا إِلَّا فَشَا فيهم الطاعون، والأوجاعُ التي لَمْ تَكُنْ مَضَتْ فِي أَسْلَافِهِم الَّذِينَ مَضَوْا، ولم يَنْقصُوا المكيال والميزان إِلَّا أُخِذُوا بالسنين، وشدة الْمَؤُونة، وجَوْر السلطان عليهم، ولم يمنعوا زكاة أموالهم إلَّا مُنعوا القَطْر من السماء، ولولا البهائمُ لم يُمْطَروا، ولم يَنْقُضُوا عهد اللَّه، وعهدَ رسوله، إلَّا سَلَّطَ اللَّه عليهم عَدُوًّا من غيرهم، فأخذوا بعض ما في أيديهم، وما لم تحكم أَئِمَّتُهُمْ بكتاب اللَّه، ويتخيروا مما أنزل اللَّه إلَّا جعل اللَّه بأسهم بينهم ". تفرّد به ابنُ ماجه، وفيه غرابه (٢) . وقال الترمذيّ: حدثنا صالح بن عبد اللَّه، حدثنا الفرَج بن فضَالة أبو فضالة الشامي، عن يحيى بن سعيد، عن محمد بن عمرو بن علي، عن عليّ بن أبي طالب قال: قال رسول اللَّه ﷺ : "إذا فعلت أمتي خمس عشرة خَصلة حلَّ فيها البلاء " قيل: وما هي يا رسول اللَّه؟ قال: " إذا كان المَغْنَم دُوَلًا، والأمانة مَغْنَمًا، والزكاة مَغْرَمًا، وأطاع الرجلُ زَوْجَتَهُ، وعَقَّ أُمَّهُ، وبرِّ صديقه، وجفا أباه، وارتفعت الأصواتُ في المساجد، وكان زعيمُ القوم أرذَلهم، وأُكْرِمَ الرجلُ مخافة شَرِّه، وشُرِبت الخَمْر، ولُبس الحرير، واتخِذت القينات، والمعازف، ولَعَن آخِرُ هذه الأمة أوَّلَهَا، فليرتقبوا عند ذلك ريحًا حمراء، أو خَسْفًا ومَسْخًا". ثمَّ قال الترمذيّ: هذا حديث غريب، لا نعرفه من حديث علي إلّا من هذا الوجه، ولا نعلم أحدًا روى هذا الحديث عن يحيى بن سعيد الأنصاريّ غير الفرَج بن
(١) رواه الطبراني في "الكبير" (٧٨٠٧) و (٧٨٦٣) وقد لفق المصنف بين السندين، وعند الطبراني في آخره: وتابعني، بدل: بايعني، وإسناده ضعيف. (٢) رواه ابن ماجه رقم (٤٠١٩) أقول: وهو حديث حسن بطرقه وشواهده.

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