Et Waki‘ nous a rapporté : Sufyân nous a rapporté, d’après Ach‘ath, d’après ‘Ikrima, d’après Ibn ‘Abbâs, qui a dit : « Luqmân était un esclave abyssin (1). »
Et Aswad (2) nous a rapporté : Hammad nous a rapporté, d’après ‘Alî ibn Zayd, d’après Sa‘îd ibn al-Musayyib, que Luqmân était tailleur.
Et Sayyâr (3) nous a rapporté : Ja‘far nous a rapporté, et Mâlik – c’est-à-dire Ibn Dînâr – a dit : « Luqmân dit à son fils : “Ô mon fils, fais de l’obéissance à Dieu un commerce : il t’en viendra des bénéfices sans marchandise.” »
Et Yazîd (4) nous a rapporté : Abû al-Ashhab nous a rapporté, d’après Muhammad ibn Wâsi‘, qui a dit : « Luqmân disait à son fils : “Ô mon fils, crains Dieu et ne montre pas aux gens que tu Le crains pour qu’ils t’honorent en retour tandis que ton cœur demeure perverti.” »
Et Yazîd ibn Hârûn et Waki‘ ont dit (5) : « Abû al-Ashhab nous a rapporté, d’après Khâlid ar-Rab‘î, qui a dit : “Luqmân était un esclave abyssin et menuisier. Son maître lui dit : ‘Sacrifie-moi une brebis.’ Il sacrifia la brebis. Puis son maître lui dit : ‘Apporte-moi ses deux morceaux les plus délicieux.’ Alors Luqmân lui apporta la langue et le cœur. Le maître demanda : ‘N’y avait-il rien de plus savoureux ?’ Il répondit : ‘Non.’ Lui aussi se tut un moment, puis il lui dit encore : ‘Sacrifie-moi une brebis.’ Il la sacrifia, et son maître ordonna : ‘Jette les deux morceaux les plus mauvais.’ Luqmân jeta de nouveau la langue (6) et le cœur. Le maître s’exclama : ‘Je t’avais demandé de m’apporter les deux meilleurs morceaux, et tu m’as apporté la langue et le cœur ; puis je t’ai demandé de jeter les deux plus mauvais, et tu as encore jeté la langue et le cœur !’ Luqmân répondit : ‘Il n’est rien de meilleur qu’eux lorsqu’ils sont bons et rien de pire qu’eux lorsqu’ils sont mauvais (7).’” »
Et Dâwud ibn Ruchayd nous a rapporté : Ibn al-Mubârak nous a rapporté, d’après Ma‘mar, d’après Abû ‘Uthmân, un homme originaire de Bassora, appelé al-Ja‘d Abû ‘Uthmân, qui a dit : « Luqmân dit à son fils : “Ne recherche pas l’amitié de l’ignorant, de peur qu’il ne croie que tu approuves ses actes, et ne néglige pas le ressentiment du sage, car il pourrait s’en lasser et te délaisser (8).” »
Et Dâwud ibn Asîd nous a rapporté : Ismâ‘îl ibn ‘Ayâsh nous a rapporté, d’après Dhmudhm ibn Zur‘a, d’après Shurayh ibn ‘Ubayd al-Hadrâmî, d’après ‘Abd Allâh ibn Zayd, qui a dit : « Luqmân a déclaré : “Sachez que la main de Dieu est sur la bouche des sages : personne ne prononce une parole hormis ce que Dieu lui a préparé (9).” »