Les meilleurs d’entre eux en Islam. Et assurément, il viendra un temps où, pour l’un d’entre vous, me voir sera plus cher que de posséder l’équivalent de sa famille et de ses biens. » Seul al-Bukhârî l’a rapporté (1).
Puis il dit : « Nous a rapporté Yaḥyā, nous a rapporté ʿAbd al-Razzâq, d’après Maʿmar, d’après Hammâm ibn Munabbih, d’après Abû Hurayra, que le Messager d’Allâh (que la paix et le salut soient sur lui) a dit : “L’Heure n’aura pas lieu avant que vous ne combattiez Khuz et Kirmân, d’entre les non-Arabes, au visage rouge, au nez aplati, aux yeux petits, comme si leurs visages étaient des boucliers martelés, et qui portent des sandales en poil.” » (2) Aḥmad l’a également rapporté d’après ʿAbd al-Razzâq (3).
Aḥmad a aussi dit : « Nous a rapporté Sufyân ibn ʿUyayna, d’après al-Zuhrî, d’après Saʿîd, d’après Abû Hurayra, qui remonte au Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) : “L’Heure n’aura pas lieu avant que vous ne combattiez un peuple dont les visages sont semblables à des boucliers martelés, et qui portent des sandales en poil.” » Tous l’ont rapporté, à l’exception d’al-Nasâ’î, d’après Sufyân ibn ʿUyayna (4). Al-Bukhârî l’a également transmis par la chaîne de ʿAlî ibn al-Madînî, d’après Sufyân ibn ʿUyayna, et Muslim en a fait de même, à partir d’Ismâʿîl ibn Abî Khâlid ; tous deux le tiennent de Qays ibn Abî Ḥâzim, d’après Abû Hurayra, qui a rapporté un récit analogue (5). Sufyân ibn ʿUyayna a dit : « Il s’agit des gens de Bâraz (ainsi l’a-t-il nommé), ou peut-être Bâzar, qui est le marché de la transgression chez eux. »
[Ḥadîth de ʿAmr ibn Taghlib]
Aḥmad a rapporté : « Nous a transmis ʿAffân, nous a transmis Jarîr ibn Ḥâzim, qui a dit : “J’ai entendu al-Ḥasan dire : ‘ʿAmr ibn Taghlib nous a rapporté : ‘J’ai entendu le Messager d’Allâh (que la paix et le salut soient sur lui) dire : “Parmi les signes de l’Heure, il y aura que vous combattiez un peuple dont les sandales sont en poil” – ou : “qui se chaussent de poil” – “et parmi les signes de l’Heure, il y aura que vous combattiez un peuple au visage large, comme si leurs visages étaient des boucliers martelés.” ’ ” » Al-Bukhârî l’a transmis par la voie de Jarîr ibn Ḥâzim (6).
On le trouve également dans un ḥadîth rapporté de Burayda ibn al-Ḥuṣayb al-Aslamî. Aḥmad a dit : « Nous a transmis Abû Nuʿaym, nous a transmis Bishîr ibn al-Muhâjir, qui m’a dit : ‘ʿAbd Allâh ibn Burayda m’a rapporté d’après son père, lequel a dit : “J’étais assis auprès du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) et je l’ai entendu dire : ‘En vérité, ma communauté sera poussée par un peuple aux yeux petits, comme si leurs visages étaient des boucliers, à trois reprises, jusqu’à les ramener à la péninsule Arabique ; lors de la première, quiconque leur échappera sera en sécurité ; lors de la deuxième, certains survivront et d’autres périront ; lors de la troisième, ils seront tous anéantis, quiconque y restera.’” Ils dirent : ‘Ô Messager d’Allâh, qui sont-ils ?’ Il répondit : ‘Les Turcs. Par Celui qui tient mon âme en Sa main, ils attacheront sûrement leurs chevaux aux colonnes de la mosquée des musulmans.’ ” » Il ajoute : « Depuis lors, Burayda ne se séparait plus de deux ou trois chameaux et d’un peu de provisions, prêt à fuir. » (7)