«Quant au fait de se couvrir (التقنُّع), c’est une cause de crainte durant la nuit et un sujet de blâme durant le jour (1).
Il dit aussi : “Mon père nous a rapporté (en disant) : ‘Amr ibn ‘Uthmân (2) nous a rapporté, et Dhamra nous a rapporté, et as-Sarî ibn Yahyâ a dit : ‘Luqmân a dit à son fils : “Ô mon fils, la sagesse a fait asseoir les pauvres dans l’assemblée des rois.”’”
Nous fut également rapporté par mon père, par ‘Abda ibn Sulaymân, qui dit avoir été informé par Ibn al-Mubârak, d’après ‘Abd ar-Rahmân al-Mas‘ûdî, par l’intermédiaire de ‘Awn ibn ‘Abd Allâh : “Luqmân dit à son fils : ‘Ô mon fils, lorsque tu te rends à l’assemblée d’un peuple, salue-les de la flèche de l’islam – c’est-à-dire le salut – puis assieds-toi à part et ne parle pas tant que tu ne vois pas qu’ils se mettent à parler. S’ils se lancent dans l’évocation de Dieu, joins ta part à la leur ; s’ils parlent d’autre chose, écarte-toi d’eux pour aller vers d’autres.’”
Mon père nous a également rapporté, par l’intermédiaire de ‘Amr ibn ‘Uthmân, que Dhamra rapporta d’après Hafs ibn ‘Umar : “Luqmân avait posé à côté de lui un sac de graines de moutarde. Il donnait une exhortation à son fils, puis retirait un grain de moutarde, et ce jusqu’à ce qu’il n’en reste plus. Alors il déclara : ‘Ô mon fils, je t’ai prodigué un sermon qui, s’il était adressé à une montagne, la fendrait.’ Puis son fils se fendit effectivement.”
Abû al-Qâsim at-Tabarânî a dit : “Yahyâ ibn ‘Abd al-Bâqî al-Massîsî nous a rapporté, disant : ‘Ahmad ibn ‘Abd ar-Rahmân al-Hazzânî nous a rapporté, disant : ‘Uthmân ibn ‘Abd ar-Rahmân at-Tarâ’ifî (3) nous a rapporté, disant : Abîn ibn Sufyân (4) al-Maqdisî [le reçut] de Khalîfa ibn Sallâm, de ‘Atâ’ ibn Abî Rabâh, d’après Ibn ‘Abbâs, qui a dit : Le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) a déclaré : “Prenez des Sûdân (des personnes originaires d’Afrique) parmi vous, car trois d’entre eux comptent parmi les seigneurs des gens du Paradis : Luqmân le Sage, an-Najâshî et Bilâl le muezzin (6).”’” At-Tabarânî précisa : “C’est-à-dire le Habashi (l’Éthiopien).” Et il qualifia ce hadith de ‘gharîb’, voire de ‘munkar’ (peu fiable).
L’imâm Ahmad, dans son ouvrage ‘az-Zuhd’, a consacré à ce sujet une notice où il rapporte de nombreux bénéfices. Ainsi (7), il dit : “Wakî‘ nous a rapporté, disant : Sufyân [nous raconta] d’après un homme, d’après Mujâhid, au sujet du verset : ‘Nous avons certes donné la sagesse à Luqmân’ [Luqmân, 12] : c’est-à-dire la compréhension et la justesse sans qu’il ne fût prophète (8). Il en a été rapporté de même de Wahb ibn Munabbih.””