«Il n’est pas de maison en briques (madar) ou en poils (wabar) sans que Dieu n’y fasse pénétrer cette religion, avec l’élévation d’un puissant ou l’humiliation d’un humble : élévation par laquelle Dieu exalte l’Islam et humiliation par laquelle Il avilit la mécréance.» (1)
Les musulmans retrouveront ainsi leur force, tant sur le plan moral que matériel et militaire, de sorte qu’ils pourront vaincre les puissances de la mécréance et de la tyrannie. C’est ce dont le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) a annoncé la bonne nouvelle. La terre dévoilera alors ses bienfaits et ses bénédictions, et les musulmans vivront dans la sécurité, la foi, la sérénité et la quiétude, jusqu’à la mort de Jésus fils de Marie (sur lui la paix). Par la suite, les troubles (fitan) se répandront de toutes parts, et il n’y a de force ni de puissance qu’en Dieu.
Comme l’a rappelé l’auteur (qu’Allah lui fasse miséricorde), il évoque en outre quelques-uns des troubles de la fin des temps, tels que la sortie de Gog et Magog et d’autres grands fléaux se produisant à cette époque. Il mentionne ce qui a été rapporté au sujet de l’apparition de la fumée (ad-dukhân) ainsi que de ce feu qui surgira des profondeurs d’‘Aden pour rassembler les gens. Quand il apparaîtra, les personnes devront se réfugier au Bilād ach-Chām (le Levant), car c’est une région plus éloignée des conflits que d’autres. L’auteur rappelle également parmi les signes de l’Heure le lever du soleil à l’ouest, qui constitue le dernier des grands signes annonçant l’imminence de l’Heure.
Il mentionne encore ce qui concerne le Souffle dans la Trompe (as-sûr) et la Nuée foudroyante, puis aborde les hadiths relatifs à la Résurrection (ba‘th) et au rassemblement (nushûr), où les hommes seront ressuscités pieds nus, sans vêtements et incirconcis. Il évoque les effrois du Jour de la Résurrection, ainsi que le Maqâm Mahmoûd (la Station Louée) réservé au Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui), les traditions relatives au Bassin prophétique (al-hawdh) et au pont (aṣ-ṣirât), et la manière dont aura lieu le rassemblement au Jour de la Résurrection. Il décrit l’Enfer et les tourments qu’elle renferme, tout en évoquant les hadiths sur l’intercession (ach-chafâ‘a) du Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) le Jour de la Résurrection.
L’auteur décrit aussi le Paradis, ses délices et ce qu’il est dit de ses arbres, de ses plantations et de ses fruits. Il précise que le degré le plus élevé qu’y obtiendra une créature est réservé à Muḥammad, le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui), et que sa communauté y sera plus nombreuse que les autres. Il aborde divers sujets en lien avec le Paradis et ses habitants. Puisse Dieu lui accorder la meilleure des récompenses et qu’Il nous rassemble, lui et nous, le Jour de la Résurrection, avec ceux à qui Dieu a fait grâce : les prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux. Et quelle excellente compagnie que celle-là ! C’est l’immense faveur de Dieu, et Dieu suffit comme Parfait Connaisseur.
[Méthode de vérification]
Nous nous sommes fondés pour l’édition de ce volume sur quelques versions imprimées, que nous avons confrontées à un manuscrit de la bibliothèque al-Aḥmadiyya à Alep, auquel nous avons attribué la lettre (A). Ce manuscrit est complet, mais il contient des ajouts intercalés, qui sont des annotations de certains savants, ainsi que de nombreuses erreurs. Au cours de nos recherches, nous avons pu obtenir, pour cette édition, la copie d’un ancien manuscrit de bonne qualité, originellement conservé à Fès au Maroc et placé dans la Collection de l’Institut des manuscrits arabes au Caire. Nous l’avons procurée grâce à notre fils et cher élève, le professeur Maḥmūd al-Arnā’ūṭ, animé par son souci de présenter l’ouvrage sous son meilleur jour. Puisse Dieu lui en savoir gré et faire qu’il soit utile. Il s’agit d’un manuscrit précieux, copié sur une version qui fut lue en présence de l’auteur et qui comporte également des annotations.