Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

De grandes qamariyyât lumineuses furent installées ; on ouvrit, du côté de la qibla, un bel îwân en augmentant considérablement sa profondeur par rapport à ce qu’elle était. On enduisit l’ensemble de l’édifice d’un beau et élégant plâtre. Des réserves et diverses installations y furent renouvelées, de nouveaux tapis et couvertures y furent disposés, ainsi que d’autres aménagements agréables. Que Dieu le récompense et lui accorde la meilleure rétribution, Amen. De nombreuses personnes, notables et gens du peuple, assistèrent également à la cérémonie sous la tente. Le vendredi suivant, le lieutenant de la sultane y pénétra après la prière et fut séduit par ce qu’il découvrit des travaux. On l’informa de l’état du bâtiment avant cette rénovation, et il trouva que l’initiative du nâẓir était excellente.

Au début du mois de Rabî‘ al-Âkhir, le qâḍî al-quḍât (grand juge) Tâj al-Dîn al-Shabkî arriva d’Égypte pour reprendre sa fonction de juge de Damas, le mardi quatorzième jour du mois. Il débuta par rendre hommage au lieutenant de la sultane au Dâr al-Sa‘âda, puis il se rendit chez l’émir ‘Alî (1) aux Qaṣṣâ‘în afin de le saluer. Ensuite, il arriva à l’‘Adiliyya avant midi. Les personnes de tout rang, aussi bien notables que gens du commun, vinrent le rencontrer pour le saluer et le féliciter de son retour. Il leur témoignait de la cordialité et une hospitalité chaleureuse. Le matin du jeudi seizième, il revêtit la khil‘a (tenue d’honneur) au Dâr al-Sa‘âda, puis se rendit en grande pompe à l’‘Adiliyya, où son acte de nomination fut lu en présence des juges et des notables ; gens, poètes et panégyristes l’y félicitèrent (2).

Le qâḍî al-quḍât Tâj al-Dîn fut également informé de la mort de Ḥusayn (3), fils du sultan al-Malik al-Nâṣir, qui était le dernier de ses enfants vivants. Plusieurs émirs et hauts dignitaires se réjouirent de la nouvelle, du fait de son caractère emporté et de certains actes répréhensibles qu’il avait commis.

On annonça aussi le décès du qâḍî Fakhr al-Dîn Sulaymân (4), fils du qâḍî ‘Imâd al-Dîn ibn al-Shayrjî (5). Il se trouvait dans une situation particulière : il avait été nommé muḥtasib de Damas en remplacement de son père, ce dernier s’étant volontairement démis de cette responsabilité en raison de son âge avancé et de sa faiblesse. Une robe d’investiture lui fut octroyée au Caire, et il était sur le point de se mettre en route, mais il tomba malade en l’espace d’un jour ou deux, puis mourut. Que Dieu lui fasse miséricorde. Son père en fut très fortement affecté ; les gens lui présentèrent leurs condoléances. Je l’ai trouvé patient, cherchant sa récompense auprès de Dieu, en pleurs et se remettant à Sa volonté, éploré. C’est ainsi que l’affaire s’est terminée.

[Annonciation grandiose concernant la suppression de la moitié du droit de taxe sur les moutons]

En même temps, Sa‘d al-Dîn Mâjid (6) ibn al-Tâj Isḥâq, arrivé des terres d’Égypte, fut nommé à un poste de supervision des diwâns à la place de son prédécesseur, ce qui causa une vive joie parmi la population.

(1) Il est : ʿAlī al-Mārdānī, ancien député de Damas. (2) Al-Dāris (1/367). (3) Sa biographie se trouve dans Ad-Durar al-Kāmina (2/70) et An-Nujūm az-Zāhira (11/21), où il est dit : il était le meilleur de ses frères, mais il est décédé cinq mois avant que son fils, le sultan al-Malik al-Ashraf Shuʿbān ibn Ḥusayn, ne prenne le pouvoir. (4) Je n'ai pas trouvé de biographie à son sujet dans les sources que j'ai consultées. (5) Dans Al-Dāris (2/74) : muḥtasib de Damas ʿImād ad-Dīn ibn ach-Chīrāzī. (6) Mājid ibn at-Tāj Abū Isḥāq al-Qaṭṭī, superviseur du privé à Damas, mort en 775 h. Voir Ad-Durar al-Kāmina (3/275).
قمريات كبار مضيئة، وفتق في قبلته إيوانًا حسنًا زاد في أعماقه أضعاف ما كان، وبَيَّضَه جميعه بالجصّ الحسن المليح، وجُدّدت فيه خزائن ومصالح، وفرش ولحف جدد، وأشياء حسنة، فأثابه اللَّه وأحسن جزاءه آمين، وحضر الخيمة جماعات من الناس من الخواص والعوام، ولما كانت الجمعة الأخرى دخله نائب السلطنة بعد الصلاة فأعجبه ما شاهده من العمارات، وأخبره بما كانت عليه حاله قبل هذه العمارة، فاستجاد ذلك من صنيع النَّاظر. وفي أول ربيع الآخر قدم قاضي القضاة تاج الدين الشبكي من الديار المصرية على قضاء الشام عَودًا على بدءٍ يوم الثلاثاء رابع عشره، فبدأ بالسلام على نائب السلطنة بدار السعادة، ثم ذهب إلى دار الأمير عليّ (١) بالقصَّاعين فسلَّم عليه، ثم جاء إلى العادليَّة قبل الزوال، ثم جاءه الناس من الخاص والعام يسلِّمون عليه ويهنئونه بالعَود، وهو يتودَّد ويترحَّب بهم، ثم لما كان صبح يوم الخميس سادس عشره لبس الخلعة بدار السعادة ثم جاء في أبَّهة هائلة لابسها إلى العادلية فقرئ تقليده بها بحضرة القضاة والأعيان وهنَّأه النَّاسُ والشُّعراء والمدَّاح (٢) . وأخبر قاضي القضاة تاج الدين بموت حسين (٣) بن الملك الناصر، ولم يكن بقي من بنيه لصلبه سواه، ففرح بذلك كثير من الأمراء وكبار الدولة، لما كان فيه من حِدَّة وارتكاب أمور منكرة. وأخبر بموت القاضي فخر الدين سليمان (٤) بن القاضي عماد الدين بن الشَّيْرجيّ (٥) ، وقد كان اتفق له من الأمر أنه قُلد حِسبة دمشقَ عوضًا عن أبيه، نزل له عنها باختياره لكبره وضعفه، وخلع عليه بالديار المصرية، ولم يبق إلا أن يركب على البريد فتمرَّض يومًا وثانيًا وتوفِّي إلى رحمة اللَّه تعالى، فتألَّم والده بسبب ذلك تألُّمًا عظيمًا، وعزّاه الناس فيه، ووجدته صابرًا محتسبًا باكيًا مسترجعًا موجعًا انتهى. [بشارة عظيمة بوضع الشطر من مكس الغنم] مع ولاية سعد الدين ماجد (٦) بن التاج إسحاق من الديار المصرية على انظر الدواوين قبله، ففرح
(١) هو: علي المارداني نائب الشام سابقًا. (٢) الدارس (١/ ٣٦٧). (٣) ترجمته في الدرر الكامنة (٢/ ٧٠) والنجوم الزاهرة (١١/ ٢١) وقال: كان أمثل من أخوته، ولكن وفاته قبل تولية ابنه الملك الأشرف شعبان بن حسين بخمسة أشهر. (٤) لم أقع له على ترجمة فيما بين يدي من المصادر. (٥) في الدارس (٢/ ٧٤): محتسب دمشق عماد الدين بن الشيرازي. (٦) ماجد بن التاج أبي إسحاق القبطي ناظر الخاص بدمشق مات سنة (٧٧٥) هـ الدرر الكامنة (٣/ ٢٧٥).

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