Ils sont tous deux : Shams ad-Dîn ibn Manṣūr (1) et Badr ad-Dîn ibn al-Jawâshnî (2). Puis il vint avec lui à la Nûrîya, où il enseigna, sans que son père n’assistât à quoi que ce fût de tout cela. Fin de citation, et Dieu est plus savant.
• Mort du calife al-Muʿtaḍid bi-llāh (3) :
Cela se produisit durant la seconde dizaine de Jumâdâ al-Ûlâ au Caire, et l’on fit la prière funéraire pour lui un jeudi. C’est ce que me rapporta le grand juge Tâj ad-Dîn ash-Shâfiʿî, d’après l’ouvrage de son frère, le cheikh Bahâ’ ad-Dîn – que Dieu leur fasse miséricorde.
• Le califat d’al-Mutawakkil ʿalâ Allâh :
Après lui fut intronisé son fils al-Mutawakkil ʿalâ Allâh (4), Abû ʿAbd Allâh Muḥammad ibn al-Muʿtaḍid Abû Bakr Abû al-Fatḥ ibn al-Mustakfî bi-llāh Abû al-Rabîʿ Sulaymân ibn al-Ḥâkim bi-Amr Allâh Abû al-ʿAbbâs Aḥmad – que Dieu fasse miséricorde à ses ancêtres.
En Jumâdâ al-Ûlâ, le messager partit des terres d’Égypte, emportant des bannières califales et sultaniennes, des diplômes, des robes d’honneur et des présents destinés aux souverains de Mossoul et de Sinjâr de la part du souverain d’Égypte, afin que la khuṭba (prière publique) soit prononcée en son nom dans ces deux villes.
Ensuite, le grand juge Tâj ad-Dîn ash-Shâfiʿî as-Subkî, magistrat suprême à Damas, envoya pour leurs juges deux diplômes de sa part, ainsi qu’il me l’a rapporté. Ceux-ci furent transmis avec ce que le sultan dépêcha également vers ces deux contrées. C’est là une affaire singulière, et, à ma connaissance, il n’y a pas eu de précédent ; Dieu sait mieux.
En Jumâdâ al-Âkhira, le lieutenant de la sultanat se rendit à Marj al-Fasûla en compagnie de ses chambellans, des nuqabâ’ an-nuqabâ’ (chefs des chefs), du kâtib as-sirr (secrétaire d’État) et de ses proches, avec l’intention d’y séjourner pour un temps. Mais un émir arriva des terres d’Égypte par courrier express, si bien qu’ils hâtèrent leur retour et entrèrent en ville au matin du dimanche 21 du mois. Au lendemain, le lieutenant de la sultanat se présenta au cortège selon la coutume.
Une robe d’honneur fut alors remise à l’émir Sayf ad-Dîn Yalbughâ aṣ-Ṣâliḥî. Parvint ensuite l’ordre venu d’Égypte de conférer la fonction de dawâdâr en remplacement de Sayf ad-Dîn Kajakan (5).
Ce même jour, le Sadr Shams ad-Dîn ibn Marqî reçut un diplôme (tawqîʿ) l’investissant de la charge de Dast et d’autres fonctions venues d’Égypte. La nouvelle se répandit alors qu’on allait élever le qâḍî al-quḍât Shams ad-Dîn al-Kafrî, de l’école ḥanafite, au-dessus de (l’autre) qâḍî al-quḍât. Toutefois, il ne se présenta pas ce jour-là. Cela se produisit après qu’il eût d’abord été ordonné de placer le juge de rite mâlikite au-dessus de lui.