Le dimanche vingt-six de ce mois, le juge Badr ad-Dîn Muḥammad, fils du juge des juges Bahâ’ ad-Dîn Abû al-Baqâ’ ash-Shâfi‘î, donna un cours à la madrasa al-Atâbikiyya, dont son père lui avait cédé la fonction par décret sultanien. Les juges et les notables assistèrent à son enseignement, et il débuta par le verset : « Le pèlerinage a lieu en des mois déterminés » (Al-Baqara, 2 : 197).
Ce même jour, le juge Najm ad-Dîn Aḥmad ibn ‘Uthmân an-Nâbulusî ash-Shâfi‘î, connu sous le nom d’Ibn al-Jâbî, enseigna à la madrasa al-‘Aṣrûniyya. Le juge Amîn ad-Dîn ibn al-Qalânsî la lui céda dans le cadre de ses confiscations.
Le lundi matin, vingt-neuf Shawwâl, le juge Walî ad-Dîn ‘Abd Allâh ibn le juge Bahâ’ ad-Dîn Abû al-Baqâ’ donna un cours dans les deux madrasas ar-Râwâḥiyya puis al-Qaymariyya, que son père lui avait également cédées par décret sultanien. Les juges et les notables assistèrent à ces séances.
Le jeudi matin, dernier jour de Shawwâl, le shaykh Asad ibn le shaykh al-Kurdî fut exhibé sur un chameau et promené dans les principaux quartiers de la ville, tandis qu’on proclamait : « Voilà le châtiment de celui qui se révolte contre le sultan et corrompt les représentants du sultan. » Puis on le fit descendre du chameau pour le mettre sur un âne, et on le promena à nouveau dans la cité en criant le même message. Enfin, il fut incarcéré et l’on exigea de lui une somme considérable. L’intéressé avait été l’un des partisans et soutiens de Baydamur, mentionné précédemment, et c’était lui qui avait pris en charge la citadelle durant la période où celui-ci détenait le pouvoir.
Le lundi matin, onzième Dhû al-Qa‘da, fut décernée au juge des juges Badr ad-Dîn ibn Abî al-Fatḥ la charge de juge militaire dont ‘Alâ’ ad-Dîn ibn Shamarnukh était dispensé. Les gens le félicitèrent pour cela ; il sortit alors, monté sur sa mule et portant la ceinture de fourrure (az-zunnâr), en sus du mandat de justice et de l’enseignement qui étaient déjà les siens.
Le lundi dix-huit du même mois, on rendit l’enseignement de la Rukniyya à aṣ-Ṣâliḥiyya au juge des juges Sharaf ad-Dîn al-Kafrî al-Ḥanafî. Celui-ci la récupéra par décret sultanien, après qu’elle fut sous la responsabilité du juge ‘Imâd ad-Dîn ibn al-‘Izz. Une robe d’honneur fut décernée à al-Kafrî, et les gens se rendirent chez lui pour le féliciter de cette nomination.
Au cours du mois de Dhû al-Ḥijja, on apprit qu’il y eut des troubles parmi les paysans du côté d‘Ajlûn. Ils s’affrontèrent et subirent des pertes de part et d’autre.