Et que l’une de ses chaussures soit noire et l’autre blanche (1), et que la question des successions soit tranchée selon les prescriptions légales (2).
La fortification de la porte d’al-Jābiya fut incendiée dans la nuit du dimanche vingt Jumādā al-Ākhira, et les musulmans perdirent ces provisions et ces vivres utiles, depuis la porte intérieure jusqu’à la porte extérieure.
Au début du mois de Ramaḍān, le šaykh, l’imām, l’éminent savant Šams al-Dīn ibn al-Naqqāš (3) al-Miṣrī al-Šāfiʿī – venu du Caire à Damas (4) – donna un prêche dans la Grande Mosquée des Omeyyades, en face du miḥrāb des Compagnons. Une foule de notables, d’érudits et de gens du commun vint l’écouter. Ils louèrent la limpidité de son discours et l’aisance de son expression, sans aucune hésitation ni confusion ni lenteur. L’assemblée se prolongea jusqu’au milieu de l’après-midi.
Dans la matinée du dimanche trois du même mois, on fit la prière funéraire à la Grande Mosquée de Damas, dans la cour, sous le dôme appelé « l’Aigle », pour le qāḍī Jamāl al-Dīn (5) Ḥusayn (6), fils du juge suprême Taqī al-Dīn al-Subkī al-Šāfiʿī, ainsi que pour son suppléant (7). L’émir ʿAlāʾ al-Dīn ʿAlī, lieutenant du sultan, assista, de même que les juges du pays, les notables et l’élite de l’État, ainsi qu’un grand nombre de gens du commun. Les funérailles furent jalousées pour leur affluence. Son père, le juge suprême, était présent, soutenu par deux hommes, et il laissait transparaître sa tristesse et sa peine. Il dirigea la prière lui-même. Les fidèles déplorèrent la perte de cet homme généreux, réservé, dont personne ne subissait le tort. Il rendait la justice avec soin, sans défaut dans son intégrité à cet égard. Il avait enseigné dans plusieurs madrasas, dont al-Šāmiyya al-Barrāniyya et al-ʿAḏrāwiyya (9). Il avait également délivré des fatwas et occupé la chaire professorale. Il possédait une solide érudition en grammaire, en fiqh, en science des successions et dans d’autres disciplines. Son inhumation eut lieu au pied du mont Qāsyūn, dans un tombeau familial connu.
Le retour du roi al-Nāṣir Ḥasan ibn al-Malik al-Nāṣir Muḥammad ibn Qalāwūn eut lieu le lundi deux Šawwāl, à la suite de l’accord conclu par la majorité des émirs avec l’émir Šayḫūn et Ṣarġatmush durant l’absence de Ṭāz