D’après Aḥmad ibn al-Ḥuṣayn, d’après Ibn al-Madhhab, d’après Abū Bakr ibn Mālik, d’après ʿAbd Allāh ibn Aḥmad, d’après son père, il les mentionna. L’intention est qu’il s’agit d’un jeune homme de belle apparence, dont la parole est plaisante, modeste, doué d’une excellente compréhension et d’une expression agréable. Qu’Allah fasse miséricorde à ses prédécesseurs (1).
Le quatorzième de ce mois, un courrier arriva des régions d’Alep, apportant les épées des émirs retenus captifs parmi les compagnons de Baybughā.
Le jeudi quinzième, le sultan al-Malik aṣ-Ṣāliḥ descendit de la ṭārima pour se rendre au qaṣr al-ablaq avec tout le faste du royaume. Il ne se présenta pas à la prière du vendredi et se contenta de prier dans ledit palais.
Le vendredi de bonne heure, l’émir Sayf ad-Dīn Shaykhūn et Ṭāz entrèrent avec leurs troupes venant d’Alep. Il n’était plus possible de rattraper Baybughā et ses compagnons, car ceux-ci étaient entrés en pays Dulgādir (2), territoire turkmène, avec le peu d’hommes qui leur restait. Un groupe d’émirs qui les accompagnait fut capturé, mis aux fers et amené enchaîné avec les deux émirs susmentionnés. Shaykhūn et Ṭāz se présentèrent devant le sultan, au qaṣr al-ablaq, le saluèrent, baisèrent le sol devant lui et le félicitèrent pour la fête. Ṭāz s’installa dans la demeure d’Aytamush, dans la partie nord de la forteresse (3), tandis que Shaykhūn prit ses quartiers dans la demeure d’Iyās al-Ḥājib, près de la ẓāhiriyya al-barāniyya. Le reste de l’armée se dispersa à travers la cité.
Quant à l’émir Sayf ad-Dīn Arghūn, il demeura à Alep comme gouverneur ainsi qu’il a été mentionné. Dans sa nomination, on s’adressa à lui par des titres prestigieux, il reçut une somptueuse robe d’honneur et fut couvert de distinctions, afin de servir de rempart (4) contre Baybughā et ses compagnons, compte tenu de la haine farouche qui les opposait.
Le sultan accomplit ensuite la prière de l’Aïd al-Fiṭr au maydān al-akhdar avec ceux qui l’accompagnaient parmi les Égyptiens, rejoints par les Syriens. Le qāḍī Tāj ad-Dīn al-Munāwī al-Miṣrī, juge chargé de l’armée égyptienne, prononça le prêche (5), en vertu d’un décret du sultan et des siens. On lui remit alors une robe d’honneur. L’affaire se conclut ainsi, et Dieu – Exalté soit-Il – est le plus savant.
L’exécution des sept émirs parmi les compagnons de Baybughā (6)
Le lundi, troisième jour de Shawwāl, avant la prière de l’après-midi, le sultan quitta le palais pour la ṭārima, tandis que l’émir Badr ad-Dīn ibn al-Khaṭīr (7) portait au-dessus de lui la coupole et le faucon. Il s’assit à la ṭārima, et l’armée forma ses rangs devant lui, au pied de la citadelle. On amena alors les émirs capturés et ramenés d’Alep. On présentait l’un d’entre eux, puis on délibérait sur son sort, et parmi eux se trouvait