Il ne peut être empêché ni vaincu dans cet état, et en toute circonstance, le droit revient à Dieu. Certains ont lu « al-Ḥaqq » (الْحَقِّ) au nominatif, en le considérant comme une caractéristique de la walāya (protection ou souveraineté), et ces deux notions sont indissociables (1).
Quant à Sa parole : « Il est le Meilleur en récompense et le Meilleur en issue » (﴿هُوَ خَيْرٌ ثَوَابًا وَخَيْرٌ عُقْبًا﴾), cela signifie que Le servir et traiter avec Lui est ce qu’il y a de meilleur pour qui s’y engage, en termes de rétribution, et qu’Il est également le Meilleur quant à la fin (2). Il s’agit de la conséquence finale, aussi bien dans ce monde que dans l’au-delà.
Cette histoire montre qu’il ne convient à personne de s’appuyer sur la vie d’ici-bas, ni de s’y fier ou de s’en enorgueillir. Au contraire, il faut toujours placer l’obéissance à Dieu et la confiance en Lui devant ses yeux. Que ce qui est entre les mains de Dieu soit pour chacun plus sûr que ce qui se trouve dans ses propres mains.
Elle démontre aussi que celui qui fait passer quoi que ce soit avant l’obéissance à Dieu et avant la dépense dans Son sentier sera châtié par cet objet lui-même. Il se peut même qu’il en soit privé, subissant ainsi la conséquence opposée à son souhait.
De plus, il est obligatoire d’accepter le conseil d’un frère compatissant, car s’en détourner conduit au malheur et à la perte pour celui qui rejette un conseil sincère.
Enfin, lorsque le destin survient et que la décision irrévocable est exécutée, le regret ne sert plus à rien. C’est en Dieu qu’est le secours, et c’est en Lui que nous plaçons notre confiance.