Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Il ne peut être empêché ni vaincu dans cet état, et en toute circonstance, le droit revient à Dieu. Certains ont lu « al-Ḥaqq » (الْحَقِّ) au nominatif, en le considérant comme une caractéristique de la walāya (protection ou souveraineté), et ces deux notions sont indissociables (1).

Quant à Sa parole : « Il est le Meilleur en récompense et le Meilleur en issue » (﴿هُوَ خَيْرٌ ثَوَابًا وَخَيْرٌ عُقْبًا﴾), cela signifie que Le servir et traiter avec Lui est ce qu’il y a de meilleur pour qui s’y engage, en termes de rétribution, et qu’Il est également le Meilleur quant à la fin (2). Il s’agit de la conséquence finale, aussi bien dans ce monde que dans l’au-delà.

Cette histoire montre qu’il ne convient à personne de s’appuyer sur la vie d’ici-bas, ni de s’y fier ou de s’en enorgueillir. Au contraire, il faut toujours placer l’obéissance à Dieu et la confiance en Lui devant ses yeux. Que ce qui est entre les mains de Dieu soit pour chacun plus sûr que ce qui se trouve dans ses propres mains.

Elle démontre aussi que celui qui fait passer quoi que ce soit avant l’obéissance à Dieu et avant la dépense dans Son sentier sera châtié par cet objet lui-même. Il se peut même qu’il en soit privé, subissant ainsi la conséquence opposée à son souhait.

De plus, il est obligatoire d’accepter le conseil d’un frère compatissant, car s’en détourner conduit au malheur et à la perte pour celui qui rejette un conseil sincère.

Enfin, lorsque le destin survient et que la décision irrévocable est exécutée, le regret ne sert plus à rien. C’est en Dieu qu’est le secours, et c’est en Lui que nous plaçons notre confiance.

(1) Lecture avec une voyelle de hausse (raf‘) selon Abū ʿAmr et al-Kisāʾī, tandis que les autres ont lu avec une voyelle de Kasr (c’est-à-dire une voyelle d’abaissement). At-Tabarī privilégie la lecture avec la Kasr. (Voir Tafsīr at-Tabarī, vol. 15, p. 164 ; Hujjat al-Qirāʾāt, pp. 418-419 ; An-Nashr, vol. 2, p. 311.) (2) Addition provenant d'une copie, omise dans les manuscrits A et B, caractérisée par une substitution de lettre au niveau de l’œil (transposition d’un ʿayn).
ولا يُمانَع ولا يُغالَب في تلك الحال، وفي كل حال للّه الحق. ومنهم من رفع ﴿الْحَقِّ﴾ جعله صفةً للوَلاية، وهما متلازمتان (١) . وقوله: ﴿هُوَ خَيْرٌ ثَوَابًا وَخَيْرٌ عُقْبًا﴾ [أي: معاملته خيرٌ لصاحبها ثواباً، وهو الجزاء، وخير عُقبا] (٢) . وهو العاقبة في الدنيا والآخرة. وهذه القصّة تضمنت أنه لا ينبغي لأحد أن يركن إلى الحياة الدنيا، ولا يغترّ بها ولا يثق بها، بل يجعل طاعةَ الله والتوكُّلَ عليه في كلّ حال نصب عينيه. وليكن بما في يد الله أوثق منه بما في يديه. وفيها: أن من قدَّم شيئاً على طاعة الله والإنفاق في سبيله عُذِّب به، وربما سُلب منه معاملة له بنقيض قصده. وفيها: أن الواجب قبول نصيحة الأخ المشفق، وأن مخالفته وبال ودَمار على من رد النصيحة الصحيحة. وفيها: أن الندامةَ لا تنفع إذا حانَ القدر ونفذ الأمر الحتم، بالله المستعان وعليه التكلان.
(١) قراءة الرفع لأبي عمرو والكسائي، وقرأ الباقون بالكسر، ورجح الطبري قراءة الكسر. تفسير الطبري (١٥/ ١٦٤)، وحجة القراءات (٤١٨ - ٤١٩)، والنشر (٢/ ٣١١). (٢) زيادة من ط. سقطت من أ وب. بنقلة عين.

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