Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Quand cet événement survint, ils s’en réjouirent, mais ils craignirent qu’il ne fît du tort aux pèlerins. Puis la pluie (1) tomba de façon continue, à Dieu reviennent la louange et la grâce. Cependant, les pèlerins se mirent en route dans une grande boue et avec beaucoup de glissades, et Dieu est le Protecteur, l’Aide et le Gardien. Lorsque les pèlerins se mirent effectivement en chemin, il tomba sur eux une pluie violente entre al-Ṣanamayn (2) et Zura‘ (3), ce qui les retarda plusieurs jours. Ensuite, ils forcèrent l’allure vers Zura‘, mais n’y parvinrent qu’au prix d’énormes efforts et de grandes difficultés. Beaucoup rebroussèrent chemin – la plupart même – et ils évoquèrent de graves épreuves qu’ils avaient subies en raison de l’intensité des averses et de l’abondance de la boue. Certains avaient toutefois devancé le groupe jusqu’au pays de Buṣrā et bénéficièrent ainsi d’un certain répit, et Dieu est Celui dont on sollicite l’aide.

On raconte également qu’un grand nombre de femmes parmi les dames retirées (4) marchèrent pieds nus de Zura‘ jusqu’à al-Ṣanamayn, puis plus loin encore. L’émir du pèlerinage était alors Sayf al-Dīn Malak Āṣ (5), et son juge était Shihāb al-Dīn Ibn al-Shajara, qui exerçait la fonction de cadi dans la ville de Ba‘labak en ce temps-là, et Dieu est Celui dont on implore le secours. Fin de ce récit.

[Puis commença l’année sept cent quarante-sept]

Le début de cette année intervint alors que le sultan régnant sur les terres d’Égypte, de Syrie, des Deux Lieux Saints et d’autres contrées était al-Malik al-Kāmil Sayf al-Dīn Sha‘bān ibn al-Malik al-Nāṣir Muḥammad ibn al-Malik al-Manṣūr Qalāwūn, sans délégué en Égypte. Les juges d’Égypte sont ceux déjà mentionnés l’année précédente. Le vice-régent de Damas est l’émir Sayf al-Dīn Yalbughā al-Yaḥyāwī. Les juges de Damas sont les mêmes que ceux en poste l’année précédente, sauf que le qāḍī al-quḍāt ‘Imād al-Dīn Ismā‘īl, de rite ḥanafite, céda sa fonction de juge suprême à son fils, le qāḍī al-quḍāt Najm al-Dīn, qui en assuma la charge ainsi que l’enseignement à l’école al-Nūriyya, tandis que son père conserva l’enseignement à al-Rayḥāniyya (6).

Le vendredi vingt-six (7) du mois de Muḥarram de cette année, le pieux shaykh Taqī al-Dīn Muḥammad (8) ibn… mourut.

(1) Succession et enchaînement. (2) Dans l'édition : al-Ṣamīn. C'est une altération. C'est une localité relevant de Damas, sur la route des pèlerins, au début de Ḥawrān d'après Yāqūt. Je dis : elle dépend aujourd'hui de la province de Ḥawrān. (3) Ajout nécessaire au contexte. (4) Rabāt al-Ḥijāb, désignant les femmes. (5) Il est décédé en l'an 756 de l'Hégire. Voir l'appendice d'al-Ḥusaynī, p. 307, et al-Durar al-Kāmina (4/357). (6) À proximité de l'école al-Nūriyya à l'ouest. Voir al-Dāris (1/522). (7) Dans l'édition : le seizième du mois de Muharram, ce qui est une erreur car le début du mois était un lundi. (8) Sa biographie se trouve dans : al-Wafayyāt d'Ibn Rāfiʿ (2/24) et al-Durar al-Kāmina (4/205). Parmi les sources de sa biographie figure (al-Bālisī).
فلمَّا وقع هذا استبشروا به وخافوا على الحُجَّاج ضرره، ثم تداول (١) المطر وتتابع وللَّه الحمد والمنة، لكن ترحَّل الحجاج في أوحال كثيرة وزلق كثير، واللَّه المسلِّم والمعين والحامي. ولما استقل الحجيج ذاهبين وقع عليهم مطر شديد بين الصنمين (٢) [وزُرَع] (٣) فعوَّقهم أيامًا بها، ثم تحاملوا إلى زُرَع فلم يصلوها إلا بعد جهد جهيد وأمر شديد، ورجع كثير منهم وأكثرهم، وذكروا أشياء عظيمة حصلت لهم من الشدة وقوة الأمطار وكثرة الأوحال، ومنهم من كان تقدَّم إلى أرض بُصرى، فحصل لهم رفق بذلك واللَّه المستعان. وقيل: إن نساءً كثيرة من المخدَّرات (٤) مَشَيْنَ حفاةً فيما بين زُرَع والصَّنَمين وبعد ذلك، وكان أمير الحاج سيف الدين مَلَك آص (٥) وقاضيه شهاب الدين بن الشجرة الحاكم بمدينة بعلَبَك يومئذ واللَّه المستعان، انتهى. [ثم دخلت سنة سبع وأربعين وسبعمئة] استهلّت هذه السنة وسلطان البلاد بالديار المصرية والشامية والحرمين وغير ذلك الملك الكامل سيف الدين شعبان بن الملك الناصر محمد بن الملك المنصور قلاوون، وليس له بمصر نائب. وقضاة مصرَهم المذكورون في التي قبلها. ونائب دمشق الأمير سيف الدين يَلْبُغَا اليحياوي. وقضاة دمشق هم المذكورون في التي قبلها، إلا أنّ قاضي القضاة عماد الدين إسماعيل الحنفي نزل عن القضاء لولده قاضي القضاة نجم الدين، واستقلَّ بالولاية وتدريس النُّورية، وبقي والدُه على تدريس الرَّيْحانيَّة (٦) . وفي يوم الجمعة سادسَ عِشْرَي (٧) المحرَّم من هذه السنة توفي الشيخ الصالح تقي الدين محمد (٨) بن
(١) تتابع وتعاقب. (٢) في ط: الصمين. وهو تحريف. وهي بلدة من أعمال دمَشْقَ على طريق الحاج في أوائل حَوْران ياقوت. أقول: وهي اليوم تابعة لمحافظة حوران. (٣) زيادة يقتضيها السّياق. (٤) ربّات الحجاب من النساء. (٥) مات سنة (٧٥٦) هـ. الذيل للحسيني ص (٣٠٧) الدرر الكامنة (٤/ ٣٥٧). (٦) جوار المدرسة النُّورية لغرب. الدارس (١/ ٥٢٢). (٧) في ط: السادس عشر من المحرم، وهو غلط، لأن مستهلَّ الشهر كان يوم الإثنين. (٨) ترجمته في: الوفيات لابن رافع (٢/ ٢٤) والدرر الكامنة (٤/ ٢٠٥). وفي مصادر ترجمته: (البالسي).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies