Comme l’a dit al-‘Āṣ ibn Wāʾil, d’après ce que Dieu a relaté à son sujet ainsi qu’à celui de Khabbāb ibn al-Aratt (1), à propos de Sa parole : « Vois-tu celui qui ne croit pas en Nos signes et dit : “On me donnera certes des biens et des enfants !” (77) A-t-il pénétré l’inconnaissable, ou a-t-il passé un pacte avec le Tout-Miséricordieux ? » (Maryam, 77-78).
Dieu – Exalté soit-Il – dit également, en informant sur l’homme lorsqu’Il lui accorde une faveur : « Il dit certainement : “C’est à moi que cela est dû. Je ne pense pas que l’Heure se lèvera un jour. Et si jamais je devais être ramené à mon Seigneur, j’aurais auprès de Lui la plus belle part.” » Puis Dieu – Exalté soit-Il – prolonge : « Nous informerons certes ceux qui ne croient pas de ce qu’ils ont fait, et Nous leur ferons assurément goûter un châtiment terrible » (Fussilat, 50).
Quant à Qārūn, il dit : « “Je ne l’ai reçu que grâce à une science que je possède.” », c’est-à-dire : “Selon la science de Dieu à mon égard, je le mérite.” Dieu – Exalté soit-Il – dit : « Ne savait-il pas que Dieu avait déjà fait périr, parmi les générations avant lui, des gens plus puissants que lui et très riches ? Et les criminels ne seront pas interrogés au sujet de leurs péchés » (Al-Qaṣaṣ, 78). Nous avons déjà parlé de son histoire en relatant celle de Mūsā (2).
Dieu – Exalté soit-Il – dit : « Ni vos biens ni vos enfants ne peuvent vous rapprocher de Nous, sauf pour ceux qui croient et accomplissent de bonnes œuvres : voilà ceux qui auront un salaire multiplié pour ce qu’ils ont fait, et ils demeureront en sécurité dans les hautes demeures » (Sabaʾ, 37).
Dieu – Exalté soit-Il – dit encore : « Pensent-ils que ce dont Nous les gratifions en biens et en enfants (55) est une avance de Notre part en bonnes choses ? Au contraire, ils n’en ont pas conscience » (Al-Muʾminūn, 55-56).
Or, ce pauvre ignorant fut trompé par ce dont il jouissait ici-bas. Il renia l’Au-delà et prétendit que si elle existait, il trouverait auprès de son Seigneur quelque chose de meilleur encore que ce qu’il possédait. Son compagnon l’entendit prononcer ces propos et lui dit, « tandis qu’il discutait avec lui » – c’est-à-dire en argumentant contre lui – : « Es-tu donc mécréant envers Celui qui t’a créé de poussière, puis d’une goutte, et enfin t’a façonné en homme ? » (3) Autrement dit : renies-tu la Résurrection, alors même que tu sais que Dieu t’a d’abord créé de poussière, puis d’une goutte, avant de te façonner (4) peu à peu, jusqu’à ce que tu deviennes un homme parfait, pourvu d’ouïe et de vue, avec la capacité de comprendre et de saisir ? Comment alors peux-tu nier la Résurrection, alors que Dieu est capable de créer la première fois ?
« Quant à moi, (je dis) : “C’est Dieu, Lui, qui est mon Seigneur.” » Autrement dit : « Moi, je soutiens le contraire de ce que tu affirmes et j’adhère à une doctrine différente de la tienne : “Mais moi, c’est Dieu qui est mon Seigneur, et je n’associe personne à mon Seigneur.” », c’est-à-dire que je n’adore rien d’autre que Lui, que je crois qu’Il ressuscite les corps après leur anéantissement, qu’Il redonne vie aux morts et qu’Il rassemble les ossements éparpillés. Je sais qu’il n’a ni associé dans Sa Création ni associé dans Sa Royauté, et qu’Il n’existe pas de divinité en dehors de Lui.
Il l’orienta ensuite vers ce qu’il aurait dû dire en entrant dans son jardin : « Si seulement, en entrant dans ton jardin, tu avais dit : “Ce que Dieu veut (est arrivé) ! Il n’y a de force qu’en Dieu.” » C’est pourquoi il est recommandé à quiconque est émerveillé par quelque bien qui lui appartient, ou par sa famille, ou par son état, de prononcer ces paroles. Un ḥadīth élevé au Prophète a été rapporté à ce sujet, mais son authenticité est sujette à discussion.