Le Juge suprême (Qādī al-Quḍāt) Ḥusām al-Dīn al-Rūmī al-Ḥanafī eut sa prière funéraire célébrée après la prière du vendredi à la mosquée de Damas, en présence des juges et des notables, puis fut inhumé dans l’école (1) qu’il avait fondée à côté de la Zurdakkāsh, près de la Khatūniyya al-Juwāniyya. Il avait exercé la fonction de juge suprême des Hanafites lorsque son père gouvernait la province égyptienne. Né en l’an 651 de l’Hégire, il arriva en Syrie (ash-Shām) avec son père, et ils s’y établirent. Lorsque le sultan al-Malik al-Manṣūr Lājīn accéda au pouvoir, il nomma le père de Ḥusām al-Dīn juge d’Égypte et le fils juge de Syrie. Celui-ci fut ensuite révoqué, mais conserva la direction de trois écoles (madāris) parmi les meilleures appartenant au rite ḥanafite. Vers la fin de sa vie, il souffrit de surdité, tout en conservant intacts ses autres sens et facultés, et continua de débattre de sciences et d’autres sujets.
Le mercredi 24 Shaʿbān, le shaykh Najm al-Dīn ʿAlī b. Dāwūd al-Qaḥfāzī (2) (3), prédicateur de la mosquée Tankiz et enseignant à la Ẓāhiriyya, s’éteignit. Il avait renoncé à son poste peu avant son décès au profit du juge ʿImād al-Dīn b. al-ʿIzz al-Ḥanafī. Sa prière funéraire fut célébrée ce jour-là après la prière de midi dans ladite mosquée, ainsi qu’à Bāb al-Naṣr et à la mosquée Jarāḥ. Il fut inhumé au cimetière Ibn al-Shirjī près de la tombe de son père, en présence de juges et de notables. Il était un grand maître en grammaire (naḥw) et possédait diverses autres sciences, mais il excellait d’abord en grammaire et en morphologie (ṣarf).
Ce même jour, le shaykh pieux, adorateur et ascète ʿAbd Allāh (4) al-Ḍarīr al-Zuraʿī mourut. Sa prière funéraire fut célébrée après la prière de midi à la mosquée des Omeyyades, ainsi qu’à Bāb al-Naṣr et auprès des tombes des soufis, où il fut enterré non loin de shaykh Taqī al-Dīn Ibn Taymiyya (qu’Allah lui fasse miséricorde). Il récitait le Coran fréquemment et avec beauté, veillant à son exactitude. Il était aussi très assidu dans son adoration ; depuis longtemps, il enseignait la récitation et dirigeait la prière du dernier dixième du mois de Ramaḍān dans le miḥrāb ḥanbalite de la mosquée omeyyade (qu’Allah lui fasse miséricorde).
Le vendredi 2 du mois béni de Ramaḍān, le shaykh imām, savant pratiquant, adorateur, ascète et homme pieux Abū ʿUmar [Aḥmad] b. Abī al-Walīd al-Mālikī, imām du miḥrāb des Compagnons dédié au rite mālikite, décéda. Sa prière funéraire fut célébrée après la prière du vendredi, et une grande foule y assista. Tout le monde le regretta, en rappelant sa piété et le grand nombre de fatwas bénéfiques qu’il avait émises. Il fut enterré auprès des tombes de son père et de son frère, à côté de la tombe d’Abū al-Ḥajjāj al-Fandalāwī (6) al-Mālikī, près de la mosquée.