Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Son lieutenant dans les provinces égyptiennes était l’émir Sayf al-Dîn Aqsunqur as-Sallârî (1). Ses juges étaient ceux déjà mentionnés l’année précédente. Son lieutenant à Damas était l’émir Sayf al-Dîn Tûqazdamur al-Hamawî, et ses juges étaient également ceux qui ont été nommés auparavant, de même que le sâhib, le khatib, l’inspecteur de la mosquée, de la trésorerie, le superviseur des biens waqf et le gouverneur de la ville.

L’année commença alors que les armées égyptienne et syrienne encerclaient la citadelle d’al-Karak, qu’elles assiégeaient en l’attaquant avec détermination. La catapulte était en place et de nombreuses machines de guerre étaient déployées. Il fut aussi décidé qu’une expédition, tant d’Égypte que de Syrie, partirait pour renforcer ce siège.

Le jeudi dixième de Safar, l’expédition venant d’al-Karak entra à Damas, tandis que la nouvelle expédition pour al-Karak comptait deux mille hommes d’Égypte et deux mille de Syrie. La catapulte fut démontée et laissée auprès de l’armée à l’extérieur d’al-Karak. Les opérations restèrent en suspens, et le siège s’adoucit après le retour d’al-Ahmadî en Égypte.

Le samedi, deuxième jour de Rabî‘ al-Awwal, mourut le sayyid al-sharîf ‘Imâd ad-Dîn al-Khashshâb (3) dans le kiosque du Durb ash-Shîrajî (4), près de l’école al-‘Izzîyah. La prière funéraire fut célébrée pour lui dans la matinée à la mosquée des Omeyyades et il fut enterré au cimetière de Bâb as-Saghîr. Il était un homme valeureux, très pieux et attaché à la sunna et à ceux qui la suivent. Il assistait régulièrement le shaykh Taqî ad-Dîn Ibn Taymiyyah, qu’Allâh lui fasse miséricorde (5), et en retira de grands bénéfices. Il était parmi ses partisans et l’aidait dans l’accomplissement du bien et la condamnation du mal. C’est lui qu’on envoya à Saydnâyâ (6) avec quelques prêtres ; il se salit alors la main avec des excréments et frappa la relique qu’ils vénéraient en cet endroit, l’outrageant au plus haut point grâce à sa foi et à son courage (qu’Allâh lui fasse miséricorde, ainsi qu’à nous).

Le jeudi sept du mois, le sâhib, le superviseur des dîwâns, l’agent du Bayt al-Mâl, le superviseur des waqfs, ainsi que les administrateurs de la Grande Mosquée se réunirent en compagnie d’ouvriers munis de pioches (7) et de pelles, pour creuser près de la colonne située à la porte du sanctuaire d’Ali sous le rocher qui se trouvait là. Cela faisait suite à la déclaration d’un ignorant prétendant qu’il y avait là un trésor enfoui. Ils consultèrent alors le lieutenant de la sultanat, qui leur ordonna de procéder aux fouilles. Les gens et la foule s’attroupèrent, mais on les fit sortir avant de fermer toutes les portes de la mosquée pour permettre de creuser correctement. Après une seconde et une troisième fouille, ils ne trouvèrent rien d’autre que de la terre. Cette excavation se répandit dans la ville et attira la curiosité de la population.

(1) Al-Nujūm (10/86) et il y est dit : Un musc cette année, le dixième jour de Muharram. (2) « Bard » : signifie « fatar » (énoncé ou explication). (3) Sa notice biographique se trouve dans al-Wafayāt d’Ibn Rāfiʿ (1/450). Il y est mentionné : le pieux cheikh adorateur ʿImād al-Dīn Ismāʿīl ibn Nāhiḍ ibn Abī al-Waḥsh ibn Ḥātim al-Ḥusaynī al-Dimashqī. (4) Dans l’édition de al-Sīrjī, il y a un « sīn » au lieu de « ṣād », ce qui est une erreur. (5) Une addition requise par le contexte. (6) Un village connu au nord-ouest de Damas, situé à environ 28 km. (7) Dans l’édition, il y a « al-ʿumālin » écrit « bil-fūl », ce qui est une altération.
ونائبه بالديار المصرية الأمير سيف الدين آقْسُنْقر السَّلَّاري (١) . وقضاته هم المتقدِّم ذِكرهم في العام الماضي. ونائبه بدمشق الأمير سيف الدين طُقُزدَمُر الحموي، وقضاته هم المتقدم ذكرهم، وكذلك الصاحب والخطيب وناظر الجامع والخزانة. ومشد الأوقاف وولاية المدينة. استهلَّت والجيوش المصرية والشّامية محيطةٌ بحصن الكَرَك محاصرون ويبالغون في أمره، والمنجنيق منصوب وأنواع آلات الحصار كثيرة، وقد رسم بتجريدة من مصر والشام أيضًا تخرج إليها. وفي يوم الخميس عاشر صفر دخلت التجريدة من الكَرَك إلى دمشق واستمرت التجريدة الجديدة على الكَرَك ألفان من مصر وألفان من الشام، والمنجنيق منقوض موضوع عند الجيش خارج الكرك، والأمور متوقِّفة، وبرد (٢) الحصار بعد رجوع الأحمديّ إلى مصرَ. وفي يوم السبت ثاني ربيع الأول توفي السيّد الشَّريف عماد الدين الخَشَّاب (٣) بالكوشك في درب الشّيْرَجي (٤) جوار المدرسة العزِّية، وصُلِّيَ عليه ضحىً بالجامع الأموي، ودُفن بمقابر باب الصغير، وكان رجلًا شهمًا كثير العبادة والمحبّة للسُّنَّة وأهلها، ممَّن واظب [على] (٥) الشيخ تقي الدين بن تيمية (رحمه الله) وانتفع به، وكان من جملة أنصاره وأعوانه على الأمر بالمعروف والنهي عن المنكر، وهو الذي بعثه إلى صيدنايا (٦) مع بعض القسيسين، فلوّث يده بالعُذْرة وضرب اللحمة التي يعظِّمونها هنالك، وأهانها غاية الإهانة لقوة إيمانه وشجاعته (رحمه الله) وإيانا. وفي يوم الخميس سابعه اجتمع الصاحب ومشد الدواوين ووكيل بيت المال، ومشد الأوقاف ومباشرو الجامع ومعهم العمَّال بالفؤوس (٧) والمعاول، يحفرون إلى جانب السارية عند باب مشهد علي تحت تلك الصخرة التي كانت هناك، وذلك عن قول رجل جاهل، زعم أنّ هناك مالًا مدفونًا، فشاوروا نائب السَّلطنة فأمرهم بالحفر، واجتمع الناس والعامَّةُ، فأمرهم فأُخرجوا وأُغلقت أبواب الجامع كلها ليتمكَّنُوا من الحفر، ثم حفروا ثانيًا وثالثًا فلم يجدوا شيئًا إلا التراب المحض، واشتهر هذا الحفير في البلد وقصده
(١) النجوم (١٠/ ٨٦) وفيه: مسك في هذه السنة في العاشر من المحرّم. (٢) "بَرَد": فتَر. (٣) ترجمته في الوفيات لابن رافع (١/ ٤٥٠). وفيه: الشيخ الصالح العابد عماد الدين إسماعيل بن ناهض بن أبي الوحش بن حاتم الحسيني الدمشقي. (٤) في ط: السيرجي بالسين وهو خطأ. (٥) زيادة يقتضيها السياق. (٦) قرية مشهورة شمال غرب دمشق تبعد عنها حوالي ٢٨ كم. (٧) في ط: العمالين بالفول وهو تحريف.

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