Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Ils se sont emparés des biens d’un groupe de piétons nombreux afin de leur acheter une partie des propriétés relevant du domaine privé (1). Quant à Burhân ibn Bishâra al-Ḥanafî, il fut placé sous séquestre et puni à propos de l’argent qu’il avait trouvé dans une petite cachette, qu’il aurait découverte selon ce que l’on raconte à son sujet – Dieu est plus savant.

Le vendredi vingt-quatrième de ce mois, après la prière, arrivèrent les six émirs partis à Al-Karak pour demander au sultan de se rendre à Damas. Celui-ci refusa de répondre favorablement en ce mois et leur promit un autre terme, de sorte qu’ils revinrent. Al-Fakhrî sortit à leur rencontre ; ils se rassemblèrent au sud de la mosquée Al-Qubaybât Al-Karîmî, puis ils entrèrent tous à Damas en un grand cortège formé d’émirs et de soldats turcs, affligés du fait que le sultan – qu’Allah l’assiste – ne fût pas venu. Le dimanche, un courrier parvint à la recherche de Qumârî et d’autres émirs pour les convoquer à Al-Karak. On colporta alors qu’en songe, le sultan avait vu le Prophète (que Dieu prie sur lui et lui accorde Son salut) lui ordonner de quitter Al-Karak et d’accepter la royauté. Les gens se réjouirent de cette nouvelle.

Le mercredi vingt-neuf, mourut le shaykh ‘Umar (2) ibn Abî Bakr ibn Al-Mîhanî (3) Al-Basṭî. C’était un homme pieux, très porté à la récitation (du Coran), à la prière, à l’aumône, et assidu aux assemblées de dhikr et de hadith. Il faisait preuve de fermeté et d’ascendant face aux faux mendiants qui se réclamaient du rang des pieux sans en être. Il avait appris le hadith auprès du shaykh Fakhr ad-Dîn ibn Al-Bukhârî et d’autres. J’ai moi-même lu entre ses mains, via Ibn Al-Bukhârî, le « Mukhtaṣar Al-Mashyakha ». Il resta fidèle aux cercles du shaykh Taqî ad-Dîn Ibn Taymiyya – qu’Allah lui fasse miséricorde – dont il tira grand profit. Il fut inhumé dans le cimetière de Bâb aṣ-Ṣaghîr.

Au début du mois béni de Ramaḍân, dont le premier jour tomba un vendredi, on annonça à l’armée qu’elle partirait rencontrer le sultan le septième jour ; puis cela fut reporté après le dixième, avant qu’un courrier du sultan n’exigeât un nouveau délai jusqu’après la fête (‘Îd).

Le dixième jour du mois, ‘Alâ’ ad-Dîn ibn Taqî ad-Dîn Al-Ḥanafî arriva, muni d’une investiture du sultan An-Nâṣir pour la direction du bîmâristân Nûrî, la fonction de shaykh de la Ribwa et des attributions relevant des fonds royaux. Auparavant était venu le juge Shihâb ad-Dîn ibn Al-Bârzî, nommé par le sultan – qu’Allah le renforce – au magistrat de Ḥimṣ. Les gens s’en réjouirent, voyant le sultan parler et agir en souverain, commander, désigner, et signer – louange à Dieu !

Le mercredi treizième, l’émir Sayf ad-Dîn Ṭashtamur, surnommé « Al-Ḥimṣ Al-Akhdar », arriva de la région d’Alep à Damas la protégée. Al-Fakhrî, les émirs et toute l’armée allèrent l’accueillir. Il entra dans la ville avec grandeur, et la population pria pour lui et se félicita de son arrivée, après qu’il se fut dispersé dans divers pays, prenant la fuite devant Al-Ṭanbughâ lorsqu’il s’apprêtait à se rendre à Alep, comme il a été mentionné (4).

Le jeudi quatorze du même mois, les armées partirent de Damas en direction de Gaza afin de se présenter devant le sultan lorsqu’il sortirait.

(1) Al-Nujūm al-Zāhira (10/59). (2) Sa biographie dans Al-Durar al-Kāmina (2/157). (3) Dans l'édition d'Al-Thaymī, nous avons confirmé ce qui est dans Al-Durar. (4) Al-Durar al-Kāmina (2/219).
أنهم احتاطوا على جماعة من المشاة المكثرين ليشتروا منهم بعض أملاك الخاص (١) ، والبرهان بن بشارة الحنفي تحت المُصَادرة والعقوبة على طلب المال الذي وجده في طَميرة وجدها فيما ذكر عنه واللَّه أعلم. وفي يوم الجمعة الرابع والعشرين منه بعد الصَّلاة دخل الأمراء الستَّة الذين توجهوا نحو الكَرَك لطلب السلطان أن يقدَمَ إلى دمشقَ فأبى عليهم في هذا الشهر، ووعدهم وقتًا آخر فرجعوا، وخرج الفخريُّ لتلقِّيهم، فاجتمعوا قبلي جامع القُبَيْبات الكريمي، ودخلوا كلُّهم إلى دمشقَ في جمع كثير من الأتراك الأمراء والجند، وعليهم خَمْدةٌ لعدم قدوم السلطان أيده اللَّه. وفي يوم الأحد قدم البريد خلفَ قُماري وغيره من الأمراء يطلبهم إلى الكرك، واشتهر أنَّ السُّلطان رأى النبي ﷺ في المنام وهو يأمره بالنُّزول من الكَرَك وقبول المملكة، فانشرح الناس لذلك. وتوفي الشيخ عمر (٢) بن أبي بكر بن المِيْهنيّ (٣) البسطي يوم الأربعاء التاسع والعشرين، وكان رجلًا صالحًا كثير التّلاوة والصَّلاة والصَّدقة، وحضور مجالس الذّكر والحديث، له همَّة وصَوْلة على الفقراء المتشبِّهين بالصَّالحين وليسوا منهم، سمع الحديث من الشيخ فخر الدين بن البخاري وغيره. وقرأت عليه عن ابن البخاري مُخْتَصر المشيخة، ولازم مجالسَ الشيخ تقي الدين بن تيمية (رحمه الله) ، وانتفع به، ودُفن بمقابر باب الصغير. وفي شهر رمضانَ المعظَّم أوله يوم الجمعة، كان قد نودي في الجيش: أنَّ الرَّحيل لملتقى السُّلطان في سابع الشهر، ثم تأخّر ذلك إلى بعد العشر، ثم جاء كتاب من السلطان بتأخُّر ذلك إلى بعد العيد. وقدم في عاشر الشهر علاء الدين بن تقي الدين الحنفي، ومعه ولاية من السلطان الناصر بنظر البيمارستان النوري، ومشيخة الرَّبوة ومرتَّب على الجهات السُّلطانية، وكان قد قدم قبله القاضي شهاب الدين بن البَارزيّ بقضاء حمصَ من السلطان أيده اللَّه تعالى، ففرح الناس بذلك حيث تكلم السُّلطان في المملكة وباشر وأمر وولَّى، ووقَّع، وللَّه الحمد. وفي يوم الأربعاء ثالث عشره دخل الأمير سيف الدين طَشْتَمُر الملقّب بالحمّص الأخضر من البلاد الحلبية إلى دمشقَ المحروسة، وتلقَّاه الفخري والأمراء والجيشُ بكماله، ودخل في أُبَّهة حسنة، ودعا له الناس وفرحوا بقدومه بعد شتاته في البلاد وهربه من بين يدي ألْطَنْبُغَا حين قصده إلى حلبَ كما تقدَّم ذكره (٤) . وفي يوم الخميس رابع عشره خرجت الجيوش من دمشق قاصدين إلى غزَّة لنظرة السلطان حين يخرج
(١) النجوم الزاهرة (١٠/ ٥٩). (٢) ترجمته في الدرر الكامنة (٢/ ١٥٧). (٣) في ط: الثيمي، وأثبتنا ما في الدرر. (٤) الدرر الكامنة (٢/ ٢١٩).

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