Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Dans la dernière décade de Jumâdâ al-Ûlâ, Muẓaffar ad-Dîn Mûsâ (1), fils de Muhannâ et roi des Arabes, décéda et fut inhumé à Tadmur.

Le mardi matin, deuxième jour de Jumâdâ al-Âkhirah, au lever du soleil, le prédicateur Badr ad-Dîn Muḥammad (2), fils du juge Jalâl ad-Dîn al-Qazwînî, rendit l’âme dans la maison du prêche, après son retour des terres d’Égypte, comme nous l’avons déjà mentionné. Il ne prononça qu’une seule khutba du vendredi et dirigea la prière des fidèles jusqu’à la nuit précédant le vendredi suivant. Ensuite, il tomba malade, et son frère Tâj ad-Dîn ‘Abd ar-Raḥîm assura à sa place, selon l’usage, trois prêches du vendredi, tandis qu’il demeurait souffrant, jusqu’à ce qu’il s’éteigne ce jour-là. Les gens le regrettèrent en raison de sa belle prestance, de son visage lumineux, de son accueil chaleureux et de son humilité. Ils se réunirent pour la prière funéraire à l’heure de midi, mais les préparatifs tardèrent jusqu’à l’‘asr (la prière de l’après-midi). Le juge suprême (qâḍî al-quḍât) Taqî ad-Dîn as-Subkî dirigea alors la prière funéraire dans la grande mosquée. On emporta ensuite le défunt vers la zawiya des soufis, et son convoi funèbre fut très imposant. Il fut enterré près de son père, dans le tombeau qu’avait édifié le khatîb Badr ad-Dîn en ce lieu.

Le vendredi 5 du même mois, après la prière, le représentant du sultan (nâ’ib as-salṭana), l’émir ‘Alâ’ ad-Dîn Alṭanbughâ, partit avec toute l’armée en direction des territoires d’Alep pour arrêter le gouverneur (nâ’ib) d’Alep, l’émir Sayf ad-Dîn Ṭashṭamur, en raison de l’appui qu’il avait manifesté envers le fils du Sultan, l’émir Aḥmad, qui se trouvait à al-Karak. Les gens sortirent ce jour-là sous une pluie battante et sur un sol boueux : ce fut une journée particulièrement mémorable et éprouvante. Puisse Dieu en accorder une heureuse issue.

Le juge Taqî ad-Dîn as-Subkî ordonna par ailleurs au prédicateur et aux muezzins d’ajouter des invocations au-delà de celles qu’avait établies le khatîb Badr ad-Dîn, à savoir la répétition fréquente, trente-trois fois, du tasbîḥ (glorification), du taḥmîd (louange) et du tahlîl (affirmation de l’unicité divine). Avant cela, as-Subkî ajouta : « Je demande trois fois pardon à Dieu le Magnifique. Ô Dieu, Tu es la Paix et de Toi vient la paix ; béni sois-Tu, Ô Détenteur de majesté et de générosité » (3). Il établit ensuite ce qui figure dans le Ṣaḥîḥ Muslim, à réciter après les prières de l’aube (ṣubḥ) et du coucher du soleil (maghrib) : « Ô Dieu, préserve-nous du Feu », répété sept fois (4), puis « Je me mets sous la protection des paroles parfaites de Dieu contre le mal de ce qu’Il a créé », répété trois fois (5).

(1) Sa biographie se trouve dans Al-Dhayl, p. 230, Al-Durar al-Kamina (4/382) et An-Nujum (10/76). (2) Sa biographie se trouve dans Al-Dhayl, p. 228, Al-Wafayat d'Ibn Rafi‘ (1/403), Al-Durar al-Kamina (4/185) et An-Nujum al-Zahira (10/77). (3) Rapporté par Muslim, n° 591, dans le chapitre des mosquées et des lieux de prière, sous le titre : La recommandation du dhikr après la prière et la description de sa formule. Le texte dit : Selon Thawban, il a dit : Le Messager d’Allah (paix et bénédictions sur lui), lorsque ce dernier terminait sa prière, implorait Allah en disant trois fois : « Ô Allah, Tu es la Paix et de Toi émane la paix, béni soit Celui qui porte la majesté et la générosité ». Dans une autre version est dit « Ô Toi, Digne de majesté et de générosité ». (4) Cette invocation après la prière du matin et du soir ne figure pas dans Sahih Muslim, mais dans Sunan Abî Dâwud, n° 5079 et 5080, d’après le hadith de Muslim ibn al-Harith al-Tamimi du Prophète (paix et bénédictions sur lui), qui dit : « Lorsque tu termines la prière du maghrib, dis : Ô Allah, protège-moi du feu, sept fois ; car si tu dis cela puis meurs pendant ta nuit, il t’est accordé une protection contre le feu. Et lorsque tu pries le matin, dis de même ; car si tu meurs durant ta nuit, une protection contre le feu t’est aussi accordée. » Ce hadith est faible. (5) Rapporté par Muslim, n° 2709, dans le chapitre du dhikr et de la supplication, sous le titre : Le refuge contre un mauvais décret, l’atteinte de la misère, etc. Le texte dit : Selon Abû Hurayra, un homme vint auprès du Prophète (paix et bénédictions sur lui) et dit : « Ô Messager d’Allah, une scorpion m’a piqué hier ! » Il répondit : « Si, au soir, tu avais dit : Je me réfugie par les paroles parfaites d’Allah contre le mal de ce qu’Il a créé, cela ne t’aurait pas nui. »
وفي العشر الأخير من جُمادى الأولى توفّي مظفَّر الدين مُوسى (١) بن مُهَنّا ملك العرب ودفن بتَدْمُر. وفي صبيحة يوم الثلاثاء ثاني جُمادى الآخرة عند طلوع الشمس توفي الخطيب بدر الدين محمد (٢) بن القاضي جلال الدين القَزْويني بدار الخطابة بعد رجوعه من الديار المصرية كما قدَّمنا، فخطب جمعةً واحدةً، وصلَّى بالناس إلى ليلة الجمعة الأخرى، ثمَّ مرضَ فخطب عنه أخوه تاج الدين عبدُ الرحيم على العادة ثلاث جمع، وهو مريض إلى أن توفي يومئذ، وتأسَّف الناس عليه لحُسن شكله وصَبَاحة وجهه، وحسن ملتقاه وتواضعه، واجتمع النَّاسُ للصَّلاة عليه للظُّهر فتأخر تجهيزه إلى العصر فصلَّى عليه بالجامع قاضي القضاة تقي الدين السُّبكي، وخَرَج به النَّاس إلى الصُّوفية، وكانت جنازته حافلة جدًا، فدفن عند أبيه بالتربة التي أنشأها الخطيب بدر الدِّين هناك (رحمه الله) . وفي يوم الجمعة خامس الشهر بعد الصلاة خرج نائب السلطنة الأمير علاء الدين ألْطَنْبُغَا وجميع الجيش قاصدين للبلاد الحلبية للقَبْض على نائب حلب الأمير سيف الدين طَشْتَمُر، لأجل ما أظْهر من القيام مع ابن السلطان الأمير أحمد الذي في الكَرَك، وخرج الناس في يوم شديد المطر كثير الوَحْل، وكان يومًا مشهودًا عصيبًا، أحسن اللَّه العاقبة. وأمر القاضي تقي الدين السُّبكي الخطيب المؤذنّين بزيادة أذْكار على الذي كان سنَّه فيهم الخطيب بدر الدين من التَّسبيح والتَّحميد والتَّهليل الكثير ثلاثة وثلاثين، فزادهم السُّبكي قبل ذلك "أستغفرُ اللَّه العظيمَ ثلاثًا، اللَّهمَّ أنت السَّلام ومنك السَّلامُ تباركتَ يا ذا الجلال والإكرام" (٣) . ثم أثبت ما في "صحيح مسلم" بعد صلاتي الصبح والمغرب: "اللهم أجرْنا من النَّار سبعًا" (٤) ، "أعوذ بكلمات اللَّه التَّامَّات من شرّ ما خَلَقَ ثلاثًا" (٥) .
(١) ترجمته في الذيل ص (٢٣٠) والدرر الكامنة (٤/ ٣٨٢) والنجوم (١٠/ ٧٦). (٢) ترجمته في الذيل ص (٢٢٨) والوفيات لابن رافع (١/ ٤٠٣) والدرر الكامنة (٤/ ١٨٥) والنجوم الزاهرة (١٠/ ٧٧). (٣) رواه مسلم رقم (٥٩١) في المساجد ومواضع الصلاة، باب: استحباب الذكر بعد الصلاة وبيان صفته. ولفظه فيه: عن ثوبان، قال: كان رسول اللَّه، وكان رسول اللَّه ﷺ إذا انصرف من صلاته، استغفر اللَّه ثلاثًا وقال: "اللهمّ أنت السلام ومنك السَّلام، تباركت ذا الجلال والإكرام". وفي رواية "يا ذا الجلال والإكرام". (٤) هذا الدعاء بعد صلاتي الصبح والمغرب، ليس في صحيح مسلم، بل هو في سنن أبي داود، رقم (٥٠٧٩) و (٥٠٨٠) من حديث مسلم بن الحارث التميمي عن رسول اللَّه ﷺ أنه قال: (إذا انصرفت من صلاة المغرب، فقل: اللهم أجرني من النار، سبع مرات، فإنك إذا قلت ذلك، ثم مت في ليلتك، كُتِبَ لك جِوَارٌ منها، وإذا صليت الصبح فقل كذلك، فإنك إن مِتَّ في ليلتك، كتب لك جِوار منها) وهو حديث ضعيف. (٥) رواه مسلم رقم (٢٧٠٩) في الذكر والدعاء، باب: في التعوّذ من سوء القضاء ودرك الشقاء وغيره. ولفظه فيه: عن أبي هريرة، أنه قال: جاء رجل إلى النبي ﷺ فقال: يا رسول اللَّه! ما لقيت من عقرب لدغتني البارحة! قال: "أما لو قلت حين أمسيت: أعوذ بكلمات اللَّه التَّامات من شرّ ما خلق، لم تضُرَّكَ".

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies