Muslim ibn Tammâm (1) ibn Ḥusayn ibn Yūsuf aṣ-Ṣāliḥī ash-Shāfiʿī, dont le père était al-Maḥjî, étudia à l’école al-Masrūriyya (2). La prière funéraire fut célébrée pour lui peu après la prière de midi, le jeudi quatorzième jour de Dhû al-Ḥijja. Il fut inhumé au flanc du mont Qâsiyûn. Il était né au début de l’an six cent quatre-vingt-deux de l’Hégire. Il écouta des enseignements de Ibn al-Bukhârî (3) et d’autres, et transmit des hadiths. C’était un homme de grande valeur, versé dans plusieurs disciplines : il rechercha le savoir, l’acquit, émit des fatwas, donna des répétitions et dispensa des cours. Il était doté de nombreuses vertus, d’analyses pointues, d’enseignements profitables, d’une grande ambition et d’un profond respect. Il témoignait beaucoup de bienveillance et de générosité, s’acquittait de ses devoirs et rendit la justice à Damas, d’abord en qualité de suppléant, puis de façon autonome. Il enseigna dans de grandes madrasas, puis décéda alors qu’il occupait la chaire d’enseignement de l’école ash-Shâmiyya al-Barrâniyya. Un grand nombre de notables participèrent à ses funérailles.
Cheikh de l’Islam et Qâḍî al-Quḍât (Grand Juge), Ibn al-Bârizî : il s’agit de Sharaf ad-Dîn Abû al-Qâsim Hibat Allâh (4) ibn le Qâḍî Najm ad-Dîn ‘Abd ar-Raḥîm, fils du Qâḍî Shams ad-Dîn Abû al-Ṭâhir Ibrâhîm ibn Hibat Allâh ibn Muslim ibn Hibat Allâh al-Juhanî al-Ḥamawî (5), plus connu sous le nom d’Ibn al-Bârizî, Grand Juge de Ḥamâ.
C’était un auteur prolifique, dont les ouvrages rendirent de grands services dans de nombreuses disciplines. Il naquit le cinq Ramaḍân de l’an six cent quarante-cinq de l’Hégire. Il étudia et entendit beaucoup de transmissions, acquit un grand nombre de sciences et rédigea quantité de livres précieux. D’un caractère agréable, il donnait fréquemment des causeries et entretenait une excellente opinion des gens pieux. Estimé de tous, il autorisa plusieurs personnes de sa région à émettre des fatwas. Il perdit la vue à la fin de sa vie tout en continuant d’exercer le métier de juge pendant un temps. Puis il céda sa charge à son petit-fils, Najm ad-Dîn ‘Abd ar-Raḥîm ibn Ibrâhîm (6), tout en continuant à garder un œil sur ses fonctions. Il s’éteignit dans la nuit du mercredi, le vingtième de Dhû al-Qa‘da, peu après avoir accompli la prière du ‘ishâ’ et le witr, lui qui n’avait jamais manqué une seule prière obligatoire ni une oraison surérogatoire. On pria sur lui le lendemain et l’on l’enterra à ‘Aqabat Naqîrayn. Il avait quatre-vingt-treize ans.
Al-Qâḍî Muḥyî ad-Dîn ibn Faḍl Allâh, kâtib as-sirr : c’est Abû al-Ma‘âlî Yaḥyâ (7) ibn Faḍl Allâh ibn Mujallî (8) ibn Da‘jân ibn Khalaf al-‘Adawî al-‘Umarî.