Pendant le mois de Ramadan, ʿAlāʾ al-Dīn ʿAlī ibn al-Qāḍī Muḥyī al-Dīn ibn Faḍl Allāh assuma la fonction de scribe des secrets d’État au Caire, après le décès de son père, dont la biographie sera mentionnée ultérieurement. Une robe d’investiture lui fut remise ainsi qu’à son frère Badr al-Dīn, et il leur fut ordonné de se présenter au conseil du sultan. Son autre frère, Shihāb al-Dīn, partit quant à lui en pèlerinage.
Au cours de ce même mois, il tomba, sur la rive ouest du Caire, une grêle de la taille d’œufs et de grenades, causant d’importants dégâts. C’est ce qu’a rapporté al-Barzalī, qui le tenait d’un écrit d’al-Shihāb al-Dimyāṭī.
Le vingt-troisième jour de Ramadan, Shihāb al-Dīn al-ʿAsjadī donna un cours à la Qubba al-Manṣūriyya, dans le cadre de la direction de l’enseignement du Hadith, en remplacement de Zayn al-Dīn al-Kattānī, décédé. Il cita un hadith extrait du « Musnad al-Shāfiʿī », d’après la transmission d’al-Jāwalī et sa chaîne de rapporteurs, puis il s’appuya sur la démonstration du shaykh Athīr al-Dīn Abū Ḥayyān, qui rapporta un hadith de son maître Ibn al-Zubayr. Il invoqua la prière en faveur du sultan, en présence des juges et des notables, et l’assemblée fut très fréquentée.
Au mois de Dhū al-Qaʿda, le Qāḍī al-quḍāt (juge suprême) Shams al-Dīn ibn al-Naqīb assista à l’enseignement de la Madrasa al-Shāmiyya al-Barrāniyya en remplacement du qāḍī Jamāl al-Dīn ibn Jumla, décédé. Un grand nombre de juristes et de notables étaient présents, et ce fut une séance très suivie.
Le deuxième jour de Dhū al-Ḥijja, l’enseignement de lʿĀdiliyya al-Ṣughrā fut confié à Tāj al-Dīn ʿAbd al-Raḥīm, fils du Qāḍī al-quḍāt Jalāl al-Dīn al-Qazwīnī, en remplacement du shaykh Shams al-Dīn ibn al-Naqīb, du fait de la function de ce dernier à la Shāmiyya al-Barrāniyya. Les juges et les notables assistèrent à ce cours.
Ce même mois, le qāḍī Ṣadr al-Dīn, fils du qāḍī Jalāl al-Dīn, dispensa son enseignement à l’Atābakiyya, tandis que son frère, le khaṭīb Badr al-Dīn, enseignait à la Ghazāliyya et à lʿĀdiliyya en délégation de leur père. Fin de la mention, et Dieu est plus savant.
Parmi les notables décédés cette année-là, figure l’éminent émir Badr al-Dīn Muḥammad, fils de Fakhr al-Dīn ʿĪsā ibn al-Turkumānī (bâtisseur de la mosquée al-Miqyās en Égypte à l’époque de son vizirat). Après avoir été démis de son poste et envoyé en qualité d’émir à Damas, il revint finalement en Égypte, où il mourut le 5 Rabīʿ al-Ākhir dans le quartier de al-Ḥusaynīyya. Il laissa derrière lui une réputation louable.