Les foules se pressaient autour de lui. Puis il décéda le jeudi huitième jour de Ramadan et fut inhumé dans sa zawiya. On pria pour lui au Caire, à Damas et ailleurs.
L’émir Asad al-Dîn ʿAbd al-Qâdir (1) ibn al-Mughîth ʿAbd al-ʿAzîz ibn al-Malik al-Muʿaẓẓam ʿÎsâ ibn al-ʿÂdil naquit en l’an 642 de l’Hégire. Il entendit beaucoup de hadiths et en transmit également. Chaque année, il se rendait d’Égypte à Damas et honorait les gens du hadith. Après lui, il ne resta plus personne, parmi les Ayyoubides, qui fût aussi âgé que lui. Il mourut à ar-Ramlah le dernier jour de Ramadan.
Le cheikh pieux et vertueux : Ḥasan (2) ibn Ibrâhîm ibn Ḥasan al-Jâkî (3) al-Ḥakarî (4) était l’imam de la mosquée de cet endroit et prêchait chaque vendredi. Il possédait de grandes qualités et ses propos étaient d’un grand bénéfice, jusqu’à son décès survenu le vingtième jour de Shawwâl. Les gens n’avaient jamais vu de funérailles semblables dans toute la région d’Égypte. Qu’Allah lui fasse miséricorde.
[Puis commença l’année 738 de l’Hégire]
Elle débuta un mercredi, alors que le calife al-Mustakfî était exilé dans la région de Qûṣ, accompagné de sa famille et de ses proches, ainsi que de ceux qui le suivaient. Le sultan du pays était le roi an-Nâṣir Muḥammad ibn al-Malik al-Manṣūr. Il n’y avait ni vice-roi (nâʾib) en Égypte ni vizir, et son gouverneur à Damas était Tankiz. Les juges, gouverneurs et administrateurs y demeuraient les mêmes que ceux mentionnés l’année précédente.
Le troisième jour de Rabîʿ al-Awwal, le sultan ordonna l’exil de ʿAlî et Muḥammad, fils de Dâwud ibn Sulaymân ibn Dâwud ibn al-ʿÂḍid (le dernier calife fâṭimide), dans la région d’al-Fayyûm, pour qu’ils y résident. La nuit du dimanche 23 Rabîʿ al-Awwal, après la prière du maghrib, un vent violent se leva au Caire, suivi de coups de tonnerre, d’éclairs et de grêle de la taille d’une noix, phénomène dont on n’avait pas vu l’équivalent depuis fort longtemps dans ces contrées.
Le vendredi 12 Rabîʿ al-Âkhir, le cadi ʿIlm ad-Dîn ibn al-Quṭb fut démis de sa fonction d’écrivain du secret et frappé. Ses biens furent confisqués et le cadi Fakhr ad-Dîn al-Miṣrî en subit également les conséquences. Il fut démis de son école ar-Rawâḥiyya (5), reprise par Ibn Jumla, tandis que l’école al-ʿÂdiliyya as-saghîra fut confiée à Ibn an-Naqîb. Il fut assigné à résidence à al-ʿAdrawiyya durant cent jours, et une partie de sa fortune fut saisie.
Le dixième de Jumâdâ al-Ûlâ, la pluie commença à tomber à La Mecque dès le début de la nuit. À la moitié de la nuit, un torrent immense se déchaîna.