Al-Qaysarânî, le cheikh Khâlid qui résidait près de la Dâr at-Tuʿm, et Jamâl ad-Dîn ibn ach-Chihâb Mahmoud. Au mois de Dhû al-Qaʿda, la nouvelle parvint que l’armée s’était emparée de sept forteresses dans le pays de Sis et y avait obtenu de grands avantages – louange à Dieu –, ce qui réjouit les musulmans (1).
Ce même mois, une bataille violente eut lieu contre les Tatars, au cours de laquelle le cheikh [Hassan] (2) et les siens remportèrent la victoire. En cette même année, le sultan Al-Malik An-Nâsir Muhammad ibn Qalâwûn envoya en exil le calife, sa famille et ses proches — près d’une centaine de personnes — vers la région de Qûs (3), en pourvoyant sur place à leurs besoins. Certes, nous sommes à Dieu et c’est à Lui que nous retournons.
Parmi les notables décédés cette année-là :
– Le cheikh ‘Alâ’ ad-Dîn ibn Ghânim : Abû al-Hasan ‘Alî (4) ibn Muhammad ibn Sulaymân (5) ibn Hamâʾil ibn ‘Alî al-Munshî (6), grand personnage renommé pour ses vertus, son style épistolaire élégant, son érudition, son abondante poésie et sa parfaite courtoisie. Il naquit en l’an 651 de l’Hégire, écouta de nombreux hadiths, mémorisa le Coran et l’ouvrage « at-Tanbîh ». Il exerça diverses fonctions, et ses conseils étaient recherchés dans les affaires importantes. Il faisait preuve d’une généreuse bienveillance à la fois envers les particuliers et le grand public.
Il mourut lors de son retour du pèlerinage, à Tâbûk, le jeudi treizième jour de Muharram, où il fut enterré (qu’Allah lui fasse miséricorde). Ensuite, au mois de Ramadân, son frère Shihâb ad-Dîn Ahmad (7) — d’un an plus jeune que lui — le rejoignit dans la mort ; il était également érudit, doué et d’un grand sens de l’humour.
– Ach-Charaf Mahmoud (8) al-Harîrî, le muezzin de la mosquée des Omeyyades, qui fit construire un hammam à an-Nayrab, mourut à la fin du mois de Muharram.