Au mois de Ṣafar, un violent incendie se déclara au palais de Ḥajjāj, détruisant nombre de maisons et de boutiques.
Au mois de Rabīʿ al-Awwal, un fils naquit au sultan. On fit alors retentir les réjouissances à Damas (1), et la ville fut décorée durant plusieurs jours.
Au milieu de Rabīʿ al-Ākhir, l’émir Ṣārim al-Dīn Ibrāhīm al-Ḥājib, qui résidait en face de la mosquée Karīm al-Dīn Ṭablkhānah, fut nommé à son poste. Il était l’un des principaux compagnons du shaykh Taqī al-Dīn Ibn Taymiyya (2). Il avait de bonnes et vertueuses intentions, et c’était un homme d’une grande valeur (3).
Durant cette même période, on remit en liberté le calife al-Mustakfī, qui fut libéré de la tour le onzième jour de Rabīʿ al-Ākhir, et il retourna chez lui (4).
Le vendredi 20 Jumādā al-Ākhira, la prière du vendredi fut célébrée dans deux nouvelles mosquées au Caire. L’une fut édifiée par l’émir ʿIzz al-Dīn Aydamur ibn ʿAbd Allāh al-Khaṭīrī, lequel mourut douze jours plus tard (5). L’autre fut construite par une femme appelée « as-Sitt Ḥadaq », qui était la nourrice (6) du sultan an-Nāṣir, près du pont Qanṭarat as-Sibāʿ (7).
Au mois de Shaʿbān, le juge Shihāb al-Dīn Aḥmad ibn Sharaf ibn Manṣūr, qui exerçait la fonction de suppléant en matière de justice à Damas, se rendit à son poste de juge à Tripoli. Après son départ, le shaykh Shihāb al-Dīn Aḥmad ibn an-Naqīb al-Baʿalbakī lui succéda.
Durant ce même mois, on remit des robes d’investiture (khilʿa) à ʿIzz al-Dīn ibn Jamāʿa pour le poste d’agent du trésor (bayt al-māl) en Égypte, et à Ḍiyāʾ al-Dīn ibn Khaṭīb Bayt al-Abār (8) pour la ḥisba au Caire, en plus de ses autres responsabilités concernant la supervision des biens de waqf et autres tâches.
On nomma aussi l’émir Nāẓir al-Quds à la fonction de Ṭablkhānah, puis il revint à Jérusalem.
Le dixième jour de Ramaḍān, deux mille hommes d’avant-garde arrivèrent d’Égypte à Damas en route vers les régions de Sīs. Parmi eux se trouvait ʿAlāʾ al-Dīn [al-Fārisī] (9), que les savants de la ville vinrent rencontrer. Il comptait parmi les personnalités éminentes de l’école ḥanafite, et il avait composé des ouvrages en ḥadīth et dans d’autres domaines.
Le lundi 10 Shawwāl, la caravane syrienne (ar-Rakb ash-Shāmī) prit la route, sous la direction de son émir Bahādur Qabjaq, et son juge (qāḍī) était Muḥyī al-Dīn aṭ-Ṭarābulusī, enseignant à l’école al-Ḥimṣiyya. Participaient à cette caravane Taqī al-Dīn, le shaykh des shuyūkh, ʿImād al-Dīn ibn ash-Shīrāzī, Najm al-Dīn aṭ-Ṭarsūsī, Jamāl al-Dīn al-Mardāwī et son compagnon Shams al-Dīn ibn Mufliḥ, ainsi qu’aṣ-Ṣadr al-Mālikī et ash-Sharaf ibn