Taj ad-Dîn ʿAlî ibn Ibrâhîm ibn ʿAbd al-Karîm al-Miṣrî, connu sous le nom de Kâtib Qutlubak, est le père de l’illustre Fakhr ad-Dîn, cheikh des shaféites et leur enseignant dans plusieurs madrasas. Ce père demeura au service et à la chancellerie jusqu’à son décès, survenu chez lui à al-ʿAdiliyya aṣ-ṣaghîra, dans la nuit du mardi 23 Shaʿbân ; la prière funéraire fut célébrée le lendemain à la mosquée, puis il fut inhumé à Bâb aṣ-Ṣaghîr.
Le cheikh pieux ʿAbd al-Kâfî – connu sous le nom de ʿUbayd, fils d’Abî ar-Rijâl, fils de Ḥusayn, fils de Sulṭân, fils de Khalîfa al-Manînî, et surnommé Ibn Abî al-Azraq – naquit en l’an 644 de l’Hégire dans son village, au pays de Baʿlabakk. Il résida ensuite au village de Manîn. Il jouissait d’une grande réputation de piété ; on étudia auprès de lui certains hadiths, et il vécut au-delà de quatre-vingt-dix ans.
Le cheikh Muḥammad ibn ʿAbd al-Ḥaqq ibn Shuʿbân ibn ʿAlî al-Anṣârî, surnommé ash-Shayyâḥ, possédait une zâwiya au pied du mont Qâsiyûn, dans la vallée nord, qui lui était renommée. Il atteignit l’âge de quatre-vingt-dix ans, entendit des hadiths et les transmit lui-même. Il était versé dans diverses disciplines et jouissait de certaines inspirations mystiques. C’était un homme vertueux, décédé à la fin du mois de Shawwâl de cette même année.
Quant à l’Émir « Sultan des Arabes », Ḥusâm ad-Dîn Muhannâ ibn ʿIsâ ibn Muhannâ, émir des Arabes en Syrie – dont on prétend qu’il descend de Jaʿfar ibn Yaḥyâ ibn Khâlid al-Barmakî, issu du fils né de ʿAbbâsa, la sœur du calife ar-Rashîd, Dieu seul sait la vérité –, il jouissait d’un grand prestige et était honoré de tous les souverains en Syrie, en Égypte et en Irak. C’était un homme pieux, vertueux, qui se tenait du côté de la justice. Il laissa des fils, une descendance et de grands biens, ayant atteint un âge avancé. [Il aimait le cheikh Taqî ad-Dîn ibn…]