L’« ‘Adl Najm ad-Dîn le marchand » : ʿAbd ar-Raḥīm (1) ibn Abī al-Qāsim ʿAbd ar-Raḥmān ar-Raḥbī, fut le fondateur de la célèbre turba (2) située à al-Mizza. Il y érigea une mosquée, y établit des fondations pieuses génératrices de revenus ainsi que des aumônes. Il comptait parmi les meilleurs de sa génération, était un homme droit et unanimement approuvé par tous les juges. Il laissa plusieurs enfants, de nombreux biens, une vaste demeure et des vergers à al-Mizza. Il mourut le mercredi 27 Jumādā al-Ākhira et fut inhumé dans le mausolée susmentionné à al-Mizza – qu’Allah lui fasse miséricorde.
Le šaykh, l’imām, le ḥāfiẓ Qutb ad-Dīn : Abū Muḥammad ʿAbd al-Karīm (3) ibn ʿAbd an-Nūr ibn Munīr ibn ʿAbd al-Karīm ibn ʿAlī ibn ʿAbd al-Ḥaqq ibn ʿAbd aṣ-Ṣamad ibn ʿAbd an-Nūr, originaire de Ḥalab puis établi en Égypte, fut l’un des grands spécialistes du ḥadīṯ dans ce pays, s’illustrant dans la mémorisation, la transmission, la rédaction, le commentaire et l’étude des traditions prophétiques. Né en l’an 664 de l’Hégire à Alep, il apprit le Coran selon différentes lectures, s’adonna à l’étude du ḥadīṯ et lut la Šāṭibiyya et l’Alfiyya. Il excella dans la science du ḥadīṯ, appartenait à l’école ḥanafite, écrivit abondamment, composa un commentaire pour la plus grande partie du Ṣaḥīḥ al-Buḫārī, et entama une histoire de l’Égypte qu’il ne put achever. Il commenta également la Sīra rassemblée par al-Ḥāfiẓ ʿAbd al-Ġanī et choisit, pour sa propre collection, quarante ḥadīṯ dont les chaînes de transmission diffèrent. Il était doté de vertus morales remarquables, empathique et dépourvu d’affectation, gardant toujours sa langue pure, et se consacrait avec assiduité à l’étude et à la lecture. Il mourut un dimanche, le dernier jour de Rağab, et fut enterré le lendemain—premier jour de Šaʿbān—auprès de son oncle maternel, Naṣr al-Manbiğī (4), laissant derrière lui neuf enfants – qu’Allah lui fasse miséricorde.
Le qāḍī, l’imām Zayn ad-Dīn Abū Muḥammad : ʿAbd al-Kāfī (5) ibn ʿAlī ibn Tammām ibn Yūsuf as-Subkī, fut juge à al-Maḥalla (6) et père du grand érudit, le Qāḍī al-quḍāt Taqī ad-Dīn as-Subkī, de l’école šāfiʿite. Il recueillit la science de Ibn al-Anmāṭī et d’Ibn Ḫaṭīb al-Mizza, transmit à son tour le ḥadīṯ, et mourut le 9 Šaʿbān.
Sa femme, Nāṣiriyya (7) bint al-qāḍī Ǧamāl ad-Dīn Ibrāhīm ibn al-Ḥusayn as-Subkī, décéda également peu après et fut inhumée à al-Qarāfa. Elle avait entendu de la bouche de Ibn aṣ-Ṣābūnī une partie des Sunan an-Nasāʾī. De même, sa fille Muḥammadiyya, qui avait elle aussi acquis des connaissances, mourut avant elle.