Au mois de Dhu al-Hijja, la mosquée qui se trouvait au milieu de la route entre Bab al-Nasr et Bab al-Jabiya fut démolie sur décision des juges, par ordre du lieutenant de la sultanat. À l’ouest de cet emplacement fut ensuite édifiée une belle mosquée, plus agréable et plus utile que la précédente.
Cette même année, parmi les notables décédés, on compte le pieux et âgé shaykh, chef des muezzins à la grande mosquée de Damas : Burhân al-Dîn Ibrâhîm ibn Muhammad ibn Ahmad ibn Muhammad al-Wânî. Il était né en l’an 643 de l’Hégire, avait entendu et transmis des hadiths, et possédait une belle voix et une belle prestance, très apprécié des gens du commun. Il mourut le jeudi 6 Safar et fut inhumé à Bab al-Saghîr. Son fils, Amîn al-Dîn Muhammad al-Wânî, éminent transmetteur de hadith, lui succéda dans sa fonction. Il décéda à son tour une quarantaine de jours plus tard, qu’Allah ait leurs âmes.
Il y eut également le trépas du scribe accompli, soigné et méticuleux : Bahâ’ al-Daln Mahmûd, fils du khatîb de Baalbek, Muhyî al-Dîn Muhammad ibn ‘Abd al-Rahîm ibn ‘Abd al-Wahhâb al-Sulamî. Né en l’an 688 de l’Hégire, il se consacra à cet art et y excella, surpassant l’ensemble de ses contemporains dans la copie et les divers types d’écriture. Il était de belle apparence, aux mœurs agréables, à la voix douce et d’un abord aimable. Il rendit l’âme à la fin de Rabi‘ al-Awwal et fut inhumé dans la tombe du shaykh Abû ‘Umar — qu’Allah lui fasse miséricorde.
Quant à ‘Alâ’ al-Dîn al-Sinjârî, fondateur de la Dâr al-Qur’ân près de Bab al-Nâṭifâniyyîn au nord de la mosquée des Omeyyades à Damas, il s’agissait de ‘Alî ibn Ismâ‘îl ibn Mahmûd, l’un de ces commerçants sincères et vertueux, fortunés et prompts aux bonnes œuvres. Il mourut au Caire dans la nuit du jeudi 13 Jumâdâ al-Âkhirah et fut enterré auprès de la tombe du cadi Shams al-Dîn ibn al-Harîrî.