al-Dīn ibn al-Qammaḥ et al-Qubṭiyya (1), Bahā’ al-Dīn ibn ‘Aqīl, ainsi que l’agence de Najm al-Dīn al-Asʿardī, le muḥtasib (inspecteur des marchés), lequel était l’agent (wakīl) de la maison al-Ẓāhir. [Puis survint l’an sept cent trente-cinq (735) de l’Hégire.] Elle débuta. [Et les gouverneurs des contrées étaient ceux mentionnés l’année précédente.]
(2) Le surintendant de la Grande Mosquée était ‘Izz al-Dīn ibn al-Munajjā, et le muḥtasib ‘Imād al-Dīn ibn (3) al-Shīrāzī, parmi d’autres. Au premier jour de Muḥarram, un jeudi, le shaykh [Shams al-Dīn ibn] (4) Khaṭīb Yabrūd donna un cours à l’école d’Umm al-Ṣāliḥ, en remplacement du juge Suprême (Qāḍī al‑Quḍāt) Shihāb al-Dīn ibn al-Majd, et les juges ainsi que les notables y assistèrent.
Le sixième jour de Muḥarram, Muhannā ibn ‘Īsā rentra de chez le Sultan ; le lieutenant (al-nāʾib) et l’armée allèrent à sa rencontre, puis il rejoignit les siens dans la dignité et la prospérité. Au cours de ce même mois, le Sultan ordonna la restauration et l’agrandissement de la Mosquée de la Citadelle, ainsi que la construction de la vieille Mosquée d’Égypte (Miṣr al-ʿatīq). Par la suite, arriva à Damas le juge Jamāl al-Dīn [‘Abd Allāh ibn Kamāl al-Dīn] (6) Muḥammad ibn ‘Imād al-Dīn ibn al-Athīr, nommé scriba secretis (kātib sirr) en remplacement d’Ibn al-Shihāb Maḥmūd. Pendant ce mois et le suivant, un grand nombre de personnes moururent du khanūq (diphtérie).
En Rabī‘ al-Awwal, l’émir Najm al-Dīn ibn al-Zaybaq, qui exerçait la charge de surintendant des dīwāns (mushidd al-dawāwīn), fut arrêté, et l’on confisqua ses biens, vendit ses chevaux et ses provisions. Sa fonction passa ensuite à Sayf al-Dīn Tamur, un mamelouk de Bakhtamur al-Ḥājib, lequel fut nommé responsable de la collecte de la zakāt. À la même époque, s’acheva la construction du bain public (ḥammām) de l’émir Shams al-Dīn Ḥamza, devenu influent auprès de Tankiz après Nāṣir al-Dīn al-Dawādār. Or un scandale éclata du fait de son injustice lors de la construction de ce ḥammām : le lieutenant le contra et rendit justice au peuple, le frappant en sa présence et lui tirant dessus avec des balles (bandūq) au visage et sur le reste du corps, avant de l’emprisonner dans la citadelle. Finalement, il le transféra au lac de Tibériade et l’y noya (7).