Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Muhammad (1), fils de l’imam Abū ʿAmr Muḥammad, lui-même fils de l’imam, du grand traditionniste et orateur Abū Bakr Muḥammad ibn Aḥmad ibn ʿAbd Allāh ibn Muḥammad ibn Yaḥyā ibn Sayyid an-Nās ar-Rubʿī al-Yaʿmarī, Andalou originaire d’Ishbīliyyah, puis installé en Égypte. Il naquit durant la première décade de Dhū al-Ḥijjah de l’an 671 (de l’Hégire), et il entendit de nombreux maîtres, dont plusieurs lui accordèrent l’autorisation de transmettre. Il se rendit à Damas en 690 et y étudia auprès d’al-Kindī, entre autres. Il se consacra aux sciences et excella, dépassant ses contemporains dans divers domaines : le ḥadīth, le fiqh, la grammaire, l’arithmétique, la sīra, l’histoire et d’autres disciplines.

Il compila une sīra de qualité en deux volumes (2), et rédigea un commentaire substantiel sur la première partie du « Jāmiʿ at-Tirmidhī », dont j’ai vu un volume écrit de sa main, d’une élégance remarquable. Il y avait fait preuve de clarté et de précision, bien qu’il ait fait l’objet de quelques critiques. Il composa également une poésie distinguée, une prose harmonieuse, se montra éloquent, habile dans la rédaction et la composition, vif d’esprit et de bonne nature. Il rédigea un exposé de la ʿaqīda salafiyya fondé sur les versets, les traditions, les récits et la conduite prophétique. On relate qu’il se livra à d’autres affaires (3) qu’Allāh jugera. Il composa de beaux panégyriques (4) en l’honneur du Messager d’Allāh (ﷺ).

Il fut le shaykh du ḥadīth à la Ẓāhiriyya du Caire et occupa la fonction de prédicateur à la mosquée d’al-Khandaq. Personne ne l’égala au Caire pour la mémoire des chaînes de transmission, des textes, des causes (ʿilal) des ḥadīths, du fiqh, des anecdotes, des poèmes et des récits. Il mourut subitement le samedi onzième de Shaʿbān, et on pria sur sa dépouille le lendemain. Ses funérailles furent très suivies, et il fut inhumé auprès d’Ibn Abī Jamra (5), que Dieu lui fasse miséricorde.

En ce qui concerne le qāḍī Majd ad-Dīn (6) Ḥaramī (7) ibn Qāsim ibn Yūsuf al-ʿĀmirī al-Fāqūsī, shāfiʿī et agent du Bayt al-Māl, ainsi qu’enseignant du madhhab shāfiʿite (8) et d’autres disciplines, il était connu pour son ardeur et son dynamisme. Il vécut longtemps tout en continuant de mémoriser, d’enseigner et d’apprendre, donnant même des cours de mémoire jusqu’à sa mort, qui survint le deuxième jour de Dhū al-Ḥijjah. Après son décès, la fonction d’enseignement du madhhab shāfiʿite échut à Shams.

(1) Sa biographie se trouve dans al-Dhayl (p. 182), al-Fawāt al-Wafayāt (3/287), al-Durar al-Kāmina (4/208), al-Nujūm al-Zāhira (9/303), Badāʾiʿ al-Zuhūr (1/469) et al-Shudhārāt (6/108). Bachar a dit : « Notre collègue le Dr Muḥammad al-Rawāndī al-Gharbī en a fait une étude précieuse publiée en deux volumes. » (2) Il s’agit de la célèbre œuvre connue sous le nom de ʿUyūn al-Athar, publiée et bien connue. (3) Dans la ṭābaʿa, il est mentionné à son sujet un manque de savoir-vivre dans certaines affaires, que Dieu lui pardonne ; ceci est une corruption du texte. (4) Al-Kuttabī a évoqué certains de ces points dans al-Fawāt. (5) Dans la version alif, Hamza. Quant à Ibn Abī Jamra, c’est ʿAbd Allāh ibn Abī Jamra, mort en 710 H. Voir al-Shudhārāt (6/21). (6) Dans les versions alif et ṭābaʿa, Ibn Ḥarmī, ce qui est une altération. (7) Sa biographie se trouve dans al-Dhayl (p. 183) et al-Durar al-Kāmina (2/8) où il est nommé Ḥarmī ibn Hāshim, ainsi que dans al-Nujūm al-Zāhira (9/305) où il est appelé Ḥarmī ibn Qāsim. Al-Fāqūsī : ce nom est dérivé de la ville de Fāqūs dans le district de Sharqiyya. Voir Yāqūt et al-Taḥfa al-Sunniyya. (8) C’est-à-dire : le dôme (ou mausolée) de al-Shāfiʿī.
محمد (١) بن الإمام أبي عمرو محمد بن الإمام الحافظ الخطيب أبي بكر محمد بن أحمد بن عبد اللَّه بن محمد بن يحيى بن سيد الناس الربعي اليَعْمريّ الأندلسي الإشبيلي ثم المصري. ولد في العشر الأول من ذي الحجة سنة إحدى وسبعين وستمئة، وسمع الكثير وأجازَ له الرّواية عنهم جماعاتٌ من المشايخ، ودخل دمشق سنة تسعين فسمع من الكندي وغيره، واشتغل بالعلم فبرع وساد أقرانه في علومٍ شتى من الحديث والفقه والنحو والربية، وعلم السّير والتواريخ وغير ذلك من الفنون، وقد جمع سيرةً حسنةً في مجلدين (٢) ، وشرح قطعة حسنةً من أول "جامع الترمذي" ، رأيت منها مجلدًا بخطّه الحسن، وقد حرّر وحبّر وأَفادَ وأجاد، ولم يسلم من بعض الانتقاد، وله الشّعر الرائقُ الفائقُ، والنَّثر الموافق، والبلاغة التامة، وحسنُ التَّرصيف والتَّصنيف، وجودة البديهة، وحسن الطوِيَّة، وله العقيدة السَّلفية الموضوعة على الآي والأخبار والآثار والاقتفاء بالآثار النبوية، ويذكر عنه شؤون أُخَرُ يَتَولّاه (٣) اللَّه فيها، وله مدائح في رسول اللَّه ﷺ حسان (٤) ، وكان شيخ الحديث بالظَّاهرية بمصرَ، وخطب بجامع الخندق، ولم يكن في مصرَ في مجموعه مثله في حفظ الأسانيد والمتون والعلل والفقه والمُلَح والأشعار والحكايات. توفي فجأة يوم السبت حاديْ عشرَ شعبان، وصُلِّيَ عليه من الغد، وكانت جنازته حافلة، ودفن عند ابن أبي جمرة (٥) (رحمه الله) . القاضي مجد الدين (٦) حرمي (٧) : ابن قاسم بن يوسف العامري الفَاقُوسي الشّافعي، وكيل بيت المال، ومدرِّس الشّافعي (٨) وغيره، كان له همة ونهضة، وعلت سنُّه وهو مع ذلك يحفظ ويشغل ويشتغل، ويلقي الدُّروس من حفظه إلى أن توفي ثاني ذي الحجة، وولّيَ تدريس الشافعي بعده شمس
(١) ترجمته في الذيل (ص ١٨٢) وفو ات الو فيات (٣/ ٢٨٧) والدرر الكامنة (٤/ ٢٠٨) والنجوم الزاهرة (٩/ ٣٠٣) وبدائع الزهور (١/ ٤٦٩) والشذرات (٦/ ١٠٨). قال بشار: ولصديقنا الدكتور محمد الرواندي الغربي دراسة نفيسة عنه طبعت في مجلدين. (٢) هي المعروفة بعيون الأثر، مطبوعة مشهورة. (٣) في ط: ويذكر عنه سوء أدب في شؤون أخر سامحه اللَّه وهو تحريف. (٤) ذكر الكتبي شيئًا منها في الفوات. (٥) في أ: حمزة. وابن أبي جمرة هو: عبد اللَّه بن أبى جمرة. مات سنة (٧١٠ هـ). الشذرات (٦/ ٢١). (٦) في أ وط: ابن حرمي وهو تحريف. (٧) ترجمته في الذيل (ص ١٨٣) والدرر الكامنة (٢/ ٨) وفيه: حرمي بن هاشم. والنجوم الزاهرة (٩/ ٣٠٥) وفيه: حرمي بن قاسم. والفَاقُوسي: نسبة إلى مدينة فاقوس في مديرية الشرقية. ياقوت. التحفة السنيّة. (٨) أي: قبة الشافعي.

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