Le cheikh Fakhr ad-Dîn Abû Muhammad ‘Abd Allâh (1) ibn Muhammad ibn ‘Abd al-‘Aẓîm ibn as-Saqqaṭî ash-Shâfi‘î exerçait la fonction de témoin (shahâda) auprès du Trésor et remplit les fonctions de suppléant du juge à Bâb an-Naṣr (2). Il fut enterré à al-Qarâfa.
L’imam éminent, maître de multiples vertus, Shihâb ad-Dîn Abû al-‘Abbâs Aḥmad (3) ibn ‘Abd al-Wahhâb al-Bakrî, issu de la lignée d’Abû Bakr aṣ-Ṣiddîq (– qu'Allah soit satisfait de lui –), se distinguait par la finesse de son esprit. Il était copiste et capable de transcrire trois cahiers par jour. Il recopia à huit reprises le « Ṣaḥîḥ al-Bukhârî », revérifia ses copies, les reliait, puis vendait chacun de ces exemplaires pour environ mille (pièces). Il compila également une « Histoire » (Târîkh) en trente volumes, qu’il recopiait et revendait pour plus de mille. On rapporte qu’il composa un ouvrage intitulé « Muntahâ al-Arab fî ‘Ilm al-Adab » (4) en trente volumes également. En somme, il était exceptionnel en son temps. Il mourut un vendredi, le vingtième jour de Ramaḍân (– qu'Allah lui fasse miséricorde –).
Le cheikh pieux, ascète et dévot, grand pèlerin, ‘Alî (5) ibn al-Ḥasan ibn Aḥmad al-Wâsiṭî, était renommé pour sa bienfaisance, sa droiture, l’abondance de son culte, de sa récitation et de ses pèlerinages. On dit qu’il accomplit plus de quarante pèlerinages. Il inspirait la vénération et possédait de grandes qualités. Il mourut en état de sacralisation (iḥrâm) le mardi 28 Dhû al-Qa‘da, alors qu’il approchait de la quatre-vingtaine (– qu'Allah lui fasse miséricorde –).
L’émir ‘Izz ad-Dîn Ibrâhîm (6) ibn ‘Abd ar-Raḥmân ibn Muḥammad ibn (7) Aḥmad ibn al-Qawwâs exerçait une charge de supervision dans certaines affaires sultaniennes. Il possédait une belle demeure à al-‘Uqayba aṣ-ṣughra. Lorsqu’il sentit la mort approcher (8), il légua que cette maison devînt une madrasa (9), y affecta des biens en waqf et en confia l’enseignement au cheikh ‘Imâd ad-Dîn al-Kurdî ash-Shâfi‘î (10). Il mourut un mercredi, le 20 Dhû al-Ḥijja.