Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

(1) À cette époque, il fut ensuite investi de la fonction de juge en Syrie (ach-Châm), et il cumula en même temps la charge du prêche, le magistère des cheikhs, ainsi que l’enseignement à l’école al-ʿAdiliyya et ailleurs, pendant une longue période. Tout cela s’accompagnait d’un rang éminent, d’une grande piété, d’une intégrité exemplaire et d’une retenue qui le préservait de tout tort envers autrui. Il laissa des ouvrages remarquables et profitables. Il avait également rassemblé des sermons qu’il prononçait d’une voix agréable, tant lorsqu’il prêchait que lorsqu’il récitait dans le mihrab ou ailleurs. Puis, il fut muté à la magistrature d’Égypte après le décès du cheikh Taqî ad-Dîn Ibn Daqîq al-ʿÎd et y demeura jusqu’à ce que son âge avancé et la détérioration de son état le contraignent à démissionner. Sa démission fut acceptée et al-Qazwînî lui succéda. Il conserva toutefois certaines charges, assorties de revenus généreux, jusqu’à son décès survenu dans la nuit du lundi, après la prière du ʿichâʾ, le onzième de Jumâdâ al-Ûlâ. Il avait alors quatre-vingt-quatorze ans révolus, un mois et quelques jours. La prière funéraire fut célébrée le lendemain avant midi à la mosquée an-Nâsirî au Caire, puis il fut inhumé à al-Qarâfa. Ses funérailles furent solennelles et imposantes.

Le cheikh, éminent imam et mufti des musulmans : Shihâb ad-Dîn Abû al-ʿAbbâs Aḥmad (2) ibn Muḥyî ad-Dîn Yaḥyâ ibn Tâj ad-Dîn Ismâʿîl ibn Ṭâhir ibn Naṣr Allâh ibn Jahbal, originaire d’Alep puis établi à Damas, de rite shafiʿite, comptait parmi les illustres juristes. Né en l’an 670 de l’hégire, il entreprit des études approfondies, demeura auprès de nombreux maîtres et fut disciple du cheikh aṣ-Ṣadr ibn al-Wakîl (3). Il enseigna d’abord à l’école aṣ-Ṣalâḥiyya de Jérusalem, puis la quitta pour Damas, où il occupa le poste de cheikh à la Dâr al-Ḥadîth aẓ-Ẓâhiriyya pendant un certain temps (4). Ensuite, il fut désigné pour diriger la Bâdarâʾiyya, abandonna la Ẓâhiriyya et poursuivit son enseignement à la Bâdarâʾiyya jusqu’à sa mort (5), sans jamais recevoir de traitement ni de rémunération de l’une ou l’autre de ces deux institutions.

Il décéda un jeudi, à l’issue de la prière de l’après-midi, le neuvième de Jumâdâ al-Âkhira. La prière funéraire fut accomplie après la ṣalât, puis il fut inhumé dans le cimetière as-Ṣûfiyya. Ses funérailles furent très suivies.

Tâj ad-Dîn ʿAbd ar-Raḥmân (6) ibn Ayyûb, qui lavait les dépouilles des défunts en la six cent soixantième année de l’hégire, aurait, dit-on, lavé soixante mille morts. Il mourut au mois de Rajab, alors qu’il avait dépassé les quatre-vingts ans.

(1) Dans l'édition de Kabariha, c'est une altération.\n(2) Sa biographie se trouve dans "Al-Dhayl" (p. 178), "Tabaqāt al-Shāfiʿiyya" (5/181), "Al-Durar al-Kamina" (1/329), "Al-Dāris" (1/210) et "Al-Shadhārāt" (6/104).\n(3) Muhammad ibn ʿUmar ibn Makki al-ʿUthmānī. Il est mort en l'an 716 de l'Hégire, ainsi que mentionné.\n(4) Al-Dāris (1/210).\n(5) Al-Dāris (1/358).\n(6) Peut-être fait-il partie de ceux dont Ibn Kathīr est le seul à avoir parlé.
بها (١) في ذلك الوقت، ثم وُلِّي قضاء الشّام وجُمع له معه الخطابة ومشيخة الشيوخ وتدريس العادلية وغيرها مدة طويلة، كل هذا مع الريّاسة والديانة والصيانة والورع، وكف الأذى، وله التَّصانيف الفائقة النافعة، وجمع له خطبًا كان يخطب بها في طيب صوت فيها وفي قراءته في المحراب وغيره، ثم نُقل إلى قضاء الديار المصريّة بعد وفاة الشيخ تقي الدين بن دقيق العيد، فلم يزل حاكمًا بها إلى أن أَضَرَّ وكَبِرَ وضعُفَت أحواله، فاستقال فأقيل وتولَّى مكانه القزويني، وبقيت معه بعض الجهات ورُتّبت له الرواتب الكثيرة الدارَّة إلى أن توفي ليلة الإثنين بعد عشاء الآخرة حادي عشري جُمادى الأولى، وقد أكمل أربعًا وتسعين سنةً وشهرًا وأيامًا، وصُلِّيَ عليه من الغد قبل الظهر بالجامع الناصري بمصر، ودفن بالقَرَافة، وكانت جنازته حافلة هائلة (رحمه الله) . الشَّيخ الإمام الفاضل مفتي المسلمين: شهاب الدّين أبو العباس أحمد (٢) بن محيي الدين يحيى بن تاج الدين إسماعيل بن طاهر بن نصر اللَّه بن جَهْبَل الحلبيّ الأصل ثمّ الدمشقي الشافعي، كان من أعيان الفقهاء. ولد سنة سبعين وستمئة، واشتغل بالعلم، ولزم المشايخ، ولازم الشَّيخ الصَّدر بن الوكيل (٣) ، ودرّس بالصلاحية بالقدس، ثم تركها وتحوَّل إلى دمشق فباشر مشيخة دار الحديث الظاهرية مدة (٤) ، ثم ولي مشيخة البادرائية فترك الظَّاهرية وأقام بتدريس البادرائية إلى أن مات (٥) ، ولم يأخذ معلومًا من واحدة منهما. توفي يوم الخميس بعد العصر تاسع جُمادى الآخرة وصُلِّيَ عليه بعد الصّلاة ودفن بالصُّوفية وكانت جنازته حافلة. تاج الدين عبد الرحمن (٦) بن أيوب: مُغَسّلُ الموتى في سنة ستين وستمئة، يقال: إنّه غَسّل ستين ألف ميِّت. وتوفّي في رجب وقد جاوز الثَّمانين.
(١) في ط: كباريها وهو تحريف. (٢) ترجمته في الذيل (ص ١٧٨) وطبقات الشافعية (٥/ ١٨١) والدرر الكامنة (١/ ٣٢٩) والدارس (١/ ٢١٠) والشذرات (٦/ ١٠٤). (٣) محمد بن عمر بن مكي العثماني. مات سنة (٧١٦ هـ). كما ذكر. (٤) الدارس (١/ ٢١٠). (٥) الدارس (١/ ٣٥٨). (٦) لعلّه ممّن انفرد به ابن كثير.

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