Badrân ibn Raḥma al-Ikhnâ’î al-Sa‘dî al-Miṣrî ash-Shâfi‘î, qui exerçait la fonction de juge à Damas et dans ses environs, était un homme chaste, intègre et intelligent, maîtrisant bien l’expression, aimant les vertus et honorant ceux qui les possèdent. Il offrait fréquemment des séances d’écoute du ḥadith à l’« ‘Adiliyya al-Kabîra ». Il s’éteignit un vendredi, le treizième jour de Dhû al-Qa‘da, et fut inhumé au pied du mont Qâsiyûn, près de son épouse, face à la tombe d’al-‘Âdil Katbughâ (1), du côté de la montagne.
Quant à Quṭb ad-Dîn Mûsâ (2), fils de Aḥmad ibn al-Ḥusayn ibn Shaykh as-Salâmiyya et surintendant des armées syriennes, il possédait de grandes richesses et beaucoup de biens. Il était doté de vertus, de bienfaits, de générosité et de bonté envers les gens de bien, si bien qu’on s’adressait à lui pour les affaires importantes. Il mourut un mardi, le deuxième jour de Dhû al-Ḥijja, après avoir dépassé la soixantaine. Il fut enterré dans son propre mausolée (3), en face d’an-Nâṣiriyya au Qâsiyûn. Il était le père du shaykh, imâm et éminent savant ‘Izz ad-Dîn Ḥamza (4), professeur de la ḥanbalite (5).
[Puis vint l’année sept cent trente-trois] qui commença un mercredi. [Les juges sont ceux mentionnés l’année précédente] (6). Les shâfi‘ites n’avaient pas de juge ; le juge ḥanafite était ‘Imâd ad-Dîn aṭ-Ṭarasusî, le juge mâlikite était Sharaf ad-Dîn al-Hamadhânî, et le juge ḥanbalite était ‘Alâ’ ad-Dîn ibn al-Munajja (7). Le secrétaire privé (kâtib as-sirr) était Muḥyî ad-Dîn ibn Faḍl Allâh (8), et l’inspecteur de la Grande Mosquée (nâẓir al-jâmi‘) était ‘Imâd ad-Dîn ibn ash-Shîrâzî (9).