Puis débuta l’année sept cent trente-deux (de l’Hégire). Elle commença alors que les gouvernants du pays demeuraient les mêmes.
(1) Au tout début de cette année, fut ouverte la « Qaysariyya » qui était jadis la fonderie d’acier appelée « Jawwābab as-Saghīr ». Tankiz l’avait transformée en Qaysariyya, avec bénédiction.
(2) Un mercredi, la leçon fut dispensée dans les madrasas al-Amīniyya et az-Zāhiriyya par ʿAlā’ ad-Dīn ibn al-Qalānsi, en remplacement de son frère Jamāl ad-Dīn. Le neveu de ce dernier, Amīn ad-Dīn Muḥammad ibn Jamāl ad-Dīn, prononça également la leçon à la ʿAṣrūniyya, après l’avoir obtenue de son oncle. Un groupe de notables et de dignitaires assista à ces séances.
(3) Le neuvième jour de Muḥarram, un torrent d’une ampleur considérable s’abattit sur Ḥimṣ (Homs), provoquant la noyade d’un grand nombre de personnes et la perte de nombreux biens. Parmi les victimes, environ deux cents femmes trouvèrent la mort dans le hammam du gouverneur, alors qu’elles étaient réunies pour célébrer un ou deux mariages, et elles périrent toutes.
(4) Au mois de Ṣafar, Tankiz ordonna de blanchir les murs faisant face au marché des chevaux jusqu’à la porte al-Furādīs et décida aussi de restaurer le « Khān aẓ-Ẓāhir ». Les frais s’élevèrent à près de soixante-dix mille.
(5) Pendant ce même mois, arriva le cercueil de Lājīn al-Ṣaghīr en provenance d’al-Bīra, et il fut inhumé dans son tombeau à l’extérieur de la porte Sharqī.
(6) Le neuvième de Rabīʿ al-Ākhir, la leçon fut dispensée à al-Qaymaziyya par ʿImād ad-Dīn aṭ-Ṭarassūsī, de rite ḥanafite, en remplacement du shaykh Raḍī ad-Dīn al-Manṭiqī, décédé. Les juges et les notables assistèrent à la cérémonie.
(7) Au début de Rabīʿ al-Ākhir, au Caire, fut octroyée l’investiture à al-Malik al-Afḍal ʿAlī ibn al-Malik al-Mu’ayyad, seigneur de Ḥamā, et le sultan al-Malik an-Nāṣir le désigna pour succéder à son père, défunt. On le vit alors défiler dans les rues d’Égypte, précédé de turbans d’honneur, d’arcs et de housses, selon le protocole en usage.