Le juge Ḍiyāʾ ad-Dīn : Abū al-Ḥasan ʿAlī (1) ibn Sulaym ibn Rabīʿa (2) ibn Sulaymān al-Aḏraʿī aš-Šāfiʿī exerça la fonction de juge dans de nombreuses écoles pendant soixante ans. Il rendit la justice à Ṭarābulus, ʿAǧlūn, Ḥimṣ, Zarʿ (3) et ailleurs, et jugea à Damas en tant que suppléant d’al-Qūnawī pendant environ un mois. Il possédait de nombreuses qualités et composa une œuvre poétique abondante. Il mit en vers l’ouvrage « at-Tanbīh » en environ seize mille vers, puis en fit une révision portant sur quelque mille trois cents vers. Il écrivit également des panégyriques, des mawwāliyāt, des azjāl et d’autres compositions.
Il mourut à ar-Ramla un vendredi, le 23 Rabīʿ al-Awwal, à l’âge de quatre-vingt-cinq ans (qu’Allah lui fasse miséricorde). Il laissa plusieurs fils, dont ʿAbd ar-Razzāq, l’un des hommes de savoir qui réunissait la connaissance de la Loi religieuse et celle des sciences de la nature.
Abū Ruways ʿUṯmān ibn Muʿīd al-Maġribī (4) dirigea un temps la région de Qābis, puis un groupe s’en empara et la lui ôta. Il se rendit alors en Égypte, y vécut et reçut un fief. Il prenait part aux expéditions militaires vêtu à la manière des Maghrébins, une épée au côté. Il était de belle prestance et s’acquitta de ses fonctions avec assiduité jusqu’à sa mort, survenue en Ǧumāda al-Awwal.
L’imam, l’éminent savant Ḍiyāʾ ad-Dīn Abū l-ʿAbbās : Aḥmad (5) ibn Quṭb ad-Dīn Muḥammad ibn ʿAbd aṣ-Ṣamad ibn ʿAbd al-Qādir as-Sunbāṭī aš-Šāfiʿī fut enseignant à l’école al-Ḥusāmiyya et suppléant du juge en Égypte. Il enseigna dans de nombreux établissements et étudia la jurisprudence auprès de son père. Il mourut en Ǧumāda al-Āḫira, et la direction de l’école al-Ḥusāmiyya revint ensuite à Nāṣir ad-Dīn al-Buraydī (6).
[Aṣ-Ṣadr al-Kabīr] (7) Tāj ad-Dīn al-Kārmī (8), connu sous le nom d’Ibn ad-Dammāminī (9), fut l’un des plus grands marchands karimites (10) de Damas comme d’Égypte. Il mourut en Ǧumāda al-Āḫira. On rapporte qu’il laissa cent mille dinars, sans compter [les marchandises, les meubles et les propriétés] (11).