al-Dīn le Ẓāhirite (1). Parmi ceux qui accomplirent le pèlerinage, on compte : Shihāb al-Dīn ibn Jahbal, Abū al-Yusr, Ibn Jumla, al-Fakhr al-Miṣrī, al-Ṣadr al-Mālikī, Sharaf al-Dīn al-Kufrī al-Ḥanafī, al-Bahā’, fils de l’imam du Mashhad, Jalāl al-Dīn al-A‘yālī, chargé de l’administration des orphelins, Shams al-Dīn al-Kurdī, Fakhr al-Dīn al-Ba‘labakkī, Majd al-Dīn ibn Abī al-Majd, Shams al-Dīn ibn Qayyim al-Jawziyya, Shams al-Dīn ibn Khaṭīb Yabrūd (2), Sharaf al-Dīn Qāsim al-‘Ajlūnī, Tāj al-Dīn ibn al-Fākihānī, le shaykh ‘Umar al-Salāmī (3), son secrétaire Ismā‘īl ibn Kathīr, et d’autres encore issus de divers madhhabs. Le shaykh Badr al-Dīn déclarait même : « Dans notre caravane se trouvaient quatre cents fuqahā’ (juristes), quatre écoles (juridiques), une khānaqāh (couvent soufi), une Dār al-Ḥadīth (école d’études du ḥadīth), et nous comptions en outre treize muftis. »
Parmi les Égyptiens, il y avait un groupe de juristes dont le qādī mālikite Taqī al-Dīn al-Akhnā’ī, Fakhr al-Dīn al-Nuwayrī, Shams al-Dīn ibn al-Ḥārithī, Majd al-Dīn al-Aqṣarā’ī, ainsi que le shaykh des shuyūkh, Muḥammad al-Marshadī. Dans la caravane irakienne, on trouvait le shaykh Aḥmad al-Marāwaḥī (4), homme de grande renommée.
Du côté des gens de Syrie (al-Shām), étaient présents le shaykh ‘Alī al-Wāsiṭī accompagné d’Ibn al-Marjānī, ainsi que l’émir des Égyptiens Mughalaṭāy al-Jamālī, ancien vizir qui se trouvait alors malade. Nous sommes passés par la source de Tabūk, remise en état au cours de cette même année et protégée désormais du piétinement des chameaux et des chameliers. Son eau était devenue d’une limpidité, d’une pureté et d’une douceur remarquables. Le jour de la Station (Waqfa) tomba un vendredi et nous avons reçu la bénédiction de la pluie lors du ṭawāf. Ce fut une année prospère et sûre.
Vers la mi-Dhū al-Ḥijja, Tankiz revint des environs de la forteresse de Ja‘bar, accompagné d’une grande partie de l’armée syrienne, affichant un faste considérable dans ces contrées. Le vingt-six (5) de Dhū al-Ḥijja, parvint la nomination du qādī ‘Alā’ al-Dīn ibn al-Qalānsī, qui reçut toutes les prérogatives de son frère Jamāl al-Dīn, décédé, en plus de celles dont il disposait déjà. Ainsi se trouvèrent réunies en sa personne des fonctions éminentes qu’aucun autre notable n’avait cumulées en ces temps. Parmi celles-ci figuraient la charge de la Bayt al-Māl (Trésor public), le qāḍā al-‘askar (justice militaire), la rédaction du dust, la lieutenance du souverain des émirs (wakālat malik al-umarā’), la supervision du bīmāristān (hôpital), la supervision des deux Harams (La Mecque et Médine), la gestion du Dīwān al-Sa‘īd, l’enseignement dans les madrasas al-Amīniyya, al-Ẓāhiriyya et al-‘Aṣrūniyya, entre autres. Fin de citation.