À ce propos, pour l’époux de sa fille, Nūr al-Dīn al-Ardabīlī, il mourut au mois de Rabīʿ al-Awwal et possédait quelque connaissance du fiqh (jurisprudence) et de la médecine.
Le shaykh Ibrāhīm (1) al-Hudma : d’origine kurde des contrées de l’est, il arriva en al-Shām (Syrie) et s’établit entre al-Quds (Jérusalem) et al-Khalīl (Hébron), dans une terre alors en friche (2). Il la ramena à la vie, y planta et y sema diverses cultures. Les gens venaient le visiter, et l’on relatait à son propos de pieux prodiges (karāmāt). Il atteignit l’âge de cent ans, se maria à la fin de sa vie et eut des enfants vertueux. Il décéda au mois de Jumādā al-Ākhira — qu’Allah lui fasse miséricorde.
La dame détentrice de la tombe près de Bāb al-Khawwāṣīn : la khawanda vénérable, voilée et respectable, Sītīta (3), fille de l’émir Sayf al-Dīn : Kawkabāy (4) al-Manṣūrī, épouse du vice-roi de Damas Tankiz. Elle s’éteignit à Dār al-Dhahab et l’on pria sur elle à la grande mosquée le troisième jour de Rajab. Elle fut inhumée dans la tombe qu’elle avait ordonné de bâtir près de Bāb al-Khawwāṣīn (5). Cet édifice comprend une mosquée, à côté de laquelle se trouve un ribāṭ pour les femmes ainsi qu’une école (maktab) pour les orphelins. On y distribue aumônes, bienfaits et dons [et l’on y fit la récitation, tout cela par son ordre] (6). Elle avait accompli le pèlerinage l’année précédente — qu’Allah lui fasse miséricorde.
Le Qādī al-quḍāt (juge suprême) de Ṭarābulus (Tripoli) fut Shams al-Dīn [Abū ʿAbd Allāh] (7) Muḥammad (8) ibn ʿĪsā ibn Maḥmūd al-Baʿlabakkī, connu sous le nom d’Ibn al-Majd al-Shāfiʿī. Il étudia dans sa ville et excella dans de nombreuses disciplines. Il séjourna quelque temps à Damas, enseignant à la Qūṣiyya et à la grande mosquée, tout en dirigeant la prière à la madrasa Umm al-Ṣāliḥ. Puis il fut nommé juge à Tripoli, où il resta quatre mois.
Il mourut ensuite le sixième jour de Ramaḍān. Son fils Taqī al-Dīn, l’un des savants notoires, lui succéda. Son mandat ne dura cependant pas longtemps avant qu’il ne fût démis de sa fonction et contraint de quitter la ville.
Le pieux shaykh : ʿAbd Allāh (9) ibn Abī al-Qāsim ibn Yūsuf ibn Abī al-Qāsim al-Ḥawrānī était le shaykh de sa confrérie, et c’est à lui que l’on se référait pour leur zāwiya dans la région de Ḥawrān. Il possédait un certain savoir en fiqh, montrait de l’ascèse (zuhd) et recevait des visites. Il avait des compagnons à son service, et il atteignit