Il composa des ouvrages en fiqh et dans d'autres domaines. Il possédait de vastes connaissances, notamment en grammaire (an-naḥw), en morphologie (at-taṣrīf), dans les deux fondements (al-uṣūlan) et en jurisprudence (fiqh). Il avait également une bonne maîtrise du « Kashshāf » d’Az-Zamakhsharī et une compréhension solide du ḥadith. Il faisait preuve d’une grande équité, était loué pour ses qualités, et témoignait un grand respect envers les gens de science.
On réunit pour lui une « Mashyakhah » (recueil de chaînes de transmission) que nous avons entendue de sa bouche. Il faisait preuve d’une grande humilité devant notre maître al-Mizzī. Il mourut dans son verger à as-Sahm un samedi après la prière de al-ʿAṣr, le quatorzième jour de Dhū al-Qaʿdah. La prière funéraire fut accomplie sur lui le lendemain, puis il fut inhumé au pied du mont Qāsyūn. Qu’Allah lui fasse miséricorde.
L’émir Ḥusām ad-Dīn Lājīn al-Manṣūr al-Ḥusāmī, connu sous le nom de « Lājīn le Jeune », exerça la fonction de maître de poste (buraïd) à Damas pendant un temps, puis assura la lieutenance de Gaza, puis celle d’al-Bīrah, où il mourut pendant le mois de Dhū al-Qaʿdah et y fut enterré. Il avait fait construire une « turba » (mausolée) pour son épouse à l’extérieur de Bāb Sharqī, mais le destin fit qu’il ne s’y fit pas enterrer. Ainsi se réalisa la Parole d’Allah : « Et aucune âme ne sait dans quelle terre elle mourra » [Luqmān : 34].
Aṣ-Ṣāḥib ʿIzz ad-Dīn Abū Yaʿlā : Ḥamza, fils de Muʾayyid ad-Dīn Abī al-Maʿālī Asʿad ibn ʿIzz ad-Dīn Abī Ghālib al-Muẓaffar, fils du vizir Muʾayyid ad-Dīn Abī al-Maʿālī ibn Asʿad ibn al-ʿAmīd Abī Yaʿlā Ḥamza ibn Asad ibn ʿAlī ibn Muḥammad at-Tamīmī ad-Dimashqī al-Qalānsī, était l’un des notables éminents de Damas. Il naquit en l’an 649 de l’Hégire. Il écouta le ḥadith auprès de plusieurs savants et le transmit ; nous l’avons également reçu de lui. Il jouissait d’une fonction très élevée, possédait des biens considérables lui assurant largement ce dont il avait besoin pour les affaires de ce monde. Il s’écarta longtemps des charges officielles, jusqu’à ce qu’il fût contraint d’accepter l’intendance de la Maison du sultan, puis le vizirat en l’an dix, comme il fut mentionné. Ensuite, il fut démis de ses fonctions et dut parfois verser des amendes. Il manifesta une grande générosité envers des personnes de haut rang comme envers le commun, et se montra bienfaisant envers les pauvres et les nécessiteux.
Il demeura considéré et influent aux yeux des hommes de pouvoir tels que les gouverneurs, rois, et émirs, jusqu’à sa mort dans son verger la nuit du samedi sixième jour de Dhū al-Ḥijjah. On célébra la prière funéraire pour lui le lendemain, et il fut inhumé dans sa propre « turba » au pied de Qāsyūn. Il avait bâti dans le quartier de aṣ-Ṣāliḥiyyah un beau ribāṭ (couvent) comprenant une maison dédiée aux sciences du ḥadith, ainsi que d’autres œuvres de bien et de charité. Qu’Allah lui fasse miséricorde.