(1) Puis il étudia auprès du cheikh Chams ad-Dîn ibn Abî ʿUmar, dont il ne se sépara pas et dont il tira grand profit. Il se distingua en fiqh, en exactitude de la transmission et en discrétion, préférant se taire sur ce qui ne le concernait pas. Il persévéra sans relâche dans les tâches et les fonctions qui lui incombaient, ne s’en détournant que pour un empêchement légitime, jusqu’à son décès, survenu la nuit du dimanche neuf jumâdâ al-ûlâ. Il fut inhumé à Bâb aṣ-Ṣaghîr – qu’Allâh lui fasse miséricorde.
En cette même période, as-Sâḥib Charaf ad-Dîn Yaʿqûb (2) ibn ʿAbd al-Karîm (3) décéda. Il avait été le surintendant des dîwâns à Alep, puis il exerça cette même fonction à Tripoli. Il mourut à Ḥamâ. Il était attaché aux savants et aux gens de bien, et il faisait preuve de générosité et de bienfaisance. Il était le père du qâḍî Nâṣir ad-Dîn (4), secrétaire royal à Damas, juge des armées d’Alep, maître des maîtres (mashîkhat ach-chuyûkh) à as-Sumaysâṭiyyah, et enseignant à l’as-Asadiyyah d’Alep, ainsi qu’à an-Nâṣiriyyah et à ach-Châmiyyah al-Juwâniyyah à Damas (5).
Le qâḍî Muʿîn ad-Dîn : il s’agit de Hibat Allâh ibn ʿAlam ad-Dîn Masʿûd (6) ibn Abî al-Maʿâlî ʿAbd Allâh ibn Abî al-Faḍl ibn al-Ḥachîch (7), qui exerça la fonction de secrétaire et de surintendant de l’armée en Égypte à certaines époques, puis à Damas pendant longtemps, seul ou en partage avec Quṭb ad-Dîn ibn Cheikh as-Salâmiyyah. Il en était fin connaisseur et le conservait en mémoire. Il possédait une bonne maîtrise de l’arabe, de la littérature et du calcul, et composait de bons poèmes. Il était affable et modeste. Il mourut en Égypte à la mi-jumâdâ al-âkhirah et fut enterré dans la tombe d’al-Fakhr, secrétaire des Mamelouks (8).
Quant au Qâḍî al-quḍât et Shaykh ach-chuyûkh (9) ʿAlâ’ ad-Dîn al-Qûnawî, il s’agit d’Abû al-Ḥasan ʿAlî (10) ibn Ismâʿîl ibn Yûsuf al-Qûnawî at-Tabrîzî ach-Châfiʿî. Né dans la ville de Qonya (11) en l’an 668 de l’hégire environ, il y entama ses études. Il arriva à Damas en l’an 693, y figurant parmi les hommes de savoir, et y poursuivit son apprentissage. Il y écouta le ḥadîth, présida à l’enseignement dans la Grande Mosquée et dispensa des cours à l’iqbâliyyah. Il voyagea ensuite en Égypte, où il enseigna dans plusieurs grandes madrasas et fut nommé Shaykh ach-chuyûkh tant en Égypte qu’à Damas. Il ne cessa d’y enseigner et de faire profiter les étudiants de son savoir, jusqu’à ce qu’il fût nommé juge (qâḍî) à Damas en l’an vingt-sept, et il possédait