Il est rapporté qu’il a transmis de la part des Mecquois et d’autres encore, et que ses maîtres ont atteint le nombre de cinq cents ou davantage. Il fut le voyageur de ces contrées, y répandant le bien. Il était éminent dans la science du hadith, en jurisprudence et dans d’autres disciplines. Il rendit l’âme au mois de Rabî‘ al-Awwal de cette année.
Nadjm ad-Dîn Abou al-Hassan : ‘Alî (1) ibn Muhammad ibn ‘Omar ibn ‘Abd al-Rahmân ibn ‘Abd al-Wâhid, Abou Muhammad ibn al-Muslim, fut l’un des grands notables renommés de Damas. Il disposait d’une grande maison et d’une ascendance illustre, jouissant d’une position élevée et d’une générosité abondante. Il exerça la supervision des orphelins pendant un certain temps, écouta et transmit de nombreux hadiths. Il possédait de multiples vertus et rendit divers services utiles, de même qu’il disposait d’une grande richesse.
Né en l’an 649 de l’Hégire, il mourut un lundi au cours de la matinée du cinq Rabî‘ al-Âkhir. On pria sur lui après la prière de midi dans la mosquée des Omeyyades, puis il fut inhumé au flanc du mont Qâsiyoun, dans un tombeau qu’il s’était préparé, avec deux tombes à ses côtés. Sur sa tombe fut inscrite la parole du Très-Haut : « Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah. En vérité, Allah pardonne tous les péchés… » (Coran 39:53). Nous avons écouté auprès de lui la lecture du « Mouwatta’ » et d’autres ouvrages.
L’émir Bakhtamur al-Hâjib (2), propriétaire du hammam célèbre hors de Bâb an-Na s r (la Porte de la Victoire), sur la route menant aux tombeaux des soufis, du côté du Maydân, mourut au Caire le vingt Rabî‘ al-Âkhir. Il fut inhumé dans la médersa qu’il avait établie à proximité de sa demeure en ce lieu.
Le cheikh Sharaf ad-Dîn ‘Isâ ibn Muhammad (3) ibn Qarâjâ ibn Soulaymân, le Suhrawardî (4), soufi et prédicateur, était poète et connaissait l’art des mélodies et des sons. Voici quelques vers de sa poésie :
« Réjouis-toi, ô Sa‘d ! Ce campement vient d’apparaître, / Laisse donc la forêt et le peuplier s’élancer à leur gré.
Nous n’avons pas goûté la douceur de leurs sources / avant d’avoir bu les coupes de la mort sous de multiples formes.
Nous sommes morts par passion et par désir en chemin ; / puis, quand nous a atteint la brise de la rencontre et de la proximité, elle nous a rendus à la vie. » (5) (6)