Dans cette même période, Nâṣir al-Dîn, chargé de superviser les biens de waqf, se rendit à Jérusalem et à Hébron en qualité d’administrateur. Il y entreprit de nombreux travaux de construction pour le gouverneur général Tankiz, et fit ouvrir dans la mosquée al-Aqsa deux fenêtres, l’une à droite du mihrab et l’autre à sa gauche.
L’émir Najm al-Dîn Dâwud ibn Muḥammad ibn Abî Bakr ibn Muḥammad ibn Yûsuf ibn al-Zaybaq vint ensuite de la supervision des dîwâns à Ḥimṣ pour en prendre la charge à Damas.
Le jeudi vingt-sixième jour de Ṣafar, on acheva le revêtement du mur sud de la grande mosquée de Damas et on en recouvrit tout l’intérieur. Le lendemain, la prière du vendredi y fut célébrée. Ce même jour, on rouvrit la porte dite « Bâb al-Ziyâda », fermée depuis plusieurs jours, sous la direction de Taqî al-Dîn ibn Marâjil.
Au mois de Rabîʿ al-Âkhir, les fils de l’émir Shams al-Dîn Qarasunqur arrivèrent d’Égypte à Damas et s’installèrent dans la demeure de leur père, située à l’intérieur de la porte al-Farâdis, dans le couloir dit al-Muqaddamiyya. On leur restitua les biens légués par leur père, jusqu’alors placés sous saisie. Lorsqu’il mourut dans ces contrées, ces biens furent en grande partie libérés.
Le vendredi de la fin de Rabîʿ al-Âkhir, on descendit de la citadelle de la Ville Prophétique (Médine) l’émir Jûbân et son fils, tous deux morts et embaumés dans leurs cercueils. Une prière funéraire fut célébrée pour eux à la Mosquée du Prophète, puis ils furent inhumés au cimetière d’al-Baqîʿ, conformément aux ordres du sultan. L’émir Jûbân avait exprimé le souhait d’être enterré dans sa madrasa, mais on ne l’y autorisa pas.
Ce même jour, on célébra à la Mosquée du Prophète la prière funéraire en l’absence (ṣalât al-ghâ’ib) pour le shaykh Taqî al-Dîn Ibn Taymiyya – qu’Allah lui fasse miséricorde – et pour le qâḍî Najm al-Dîn al-Bâlsî al-Miṣrî.
Le lundi, à la mi-Jumâdâ al-Âkhira, le qâḍî Shihâb al-Dîn Aḥmad ibn Jahbal donna un cours à la madrasa al-Bâdarâʾiyya, en remplacement de notre shaykh Burhân al-Dîn al-Fazârî, décédé – qu’Allah lui fasse miséricorde. Le grand spécialiste du ḥadîth, l’historien Shams al-Dîn al-Dhahabî, reprit de lui la direction de la Dâr al-Ḥadîth. La cérémonie officielle eut lieu le mercredi dix-sept du même mois. Il renonça également à la prédication de Kafr Baṭnâ en faveur du shaykh Jamâl al-Dîn al-Maslatî al-Mâlikî, qui y prononça le prêche du vendredi le dix-neuf.
Vers la fin de ce même mois, le gouverneur (nâʾib) d’Alep, l’émir Sayf al-Dîn Arghûn, arriva à Damas pour se présenter à la cour du sultan.