Il avait de nombreux certificats d’audition – dont nous avons nous-mêmes bénéficié – et il possédait une excellente mémoire des chroniques. À sa mort, son fils, l’émir Ṣalāḥ ad-Dīn, prit sa place à la tête de la ṭabl-khāna, tandis que son frère fut intégré à sa garde rapprochée ; tous deux reçurent pour cela les robes d’honneur sultaniqnnes.
Le shaykh, l’imâm Najm ad-Dîn Aḥmad ibn Muḥammad ibn Abī l-Ḥazam al-Qurashī al-Makhzūmī, connu sous le nisba de « al-Qammūlī », comptait parmi les sommités du chaféisme. Il commenta « al-Wasīṭ » et rédigea un commentaire en deux volumes sur « al-Ḥāğibiyya ». Il enseigna et rendit la justice en Égypte, où il exerça également la fonction de muḥtasib. Sa conduite y fut louée. Après lui, la judicature revint à Najm ad-Dîn ibn ʿAqīl, tandis que la ḥisba fut confiée à Nāṣir ad-Dīn ibn Fār as-Saquf.
Il décéda au mois de Rağab, ayant dépassé l’âge de quatre-vingts ans, et fut inhumé à la Qarāfa – qu’Allāh lui fasse miséricorde.
Le shaykh vertueux Abū l-Qāsim ʿAbd ar-Raḥmān ibn Mūsā ibn Khalf al-Ḥizāmī, l’un des saints renommés d’Égypte, rendit l’âme à ar-Rawḍa à la mi-Rağab. Son corps fut transporté jusqu’à la rive du Nil, la prière funéraire y fut célébrée ; il fut porté au-dessus des têtes et des mains puis enseveli près d’Ibn Abī Ḥamza. Âgé d’environ quatre-vingts ans, il était un lieu de visite recherché – qu’Allāh lui accorde Sa miséricorde.
Le qâḍî ʿIzz ad-Dîn ʿAbd al-ʿAzīz ibn Aḥmad ibn ʿUthmān ibn Aḥmad ibn ʿUthmān ibn ʿĪsā ibn ʿUmar ibn al-Khaḍr al-Hakkārī, chaféite et juge de al-Maḥalla, faisait partie des meilleurs magistrats. Il composa un ouvrage sur le ḥadîth du rapport intime pendant le Ramadan, dont on dit qu’il en tira mille règles juridiques. Il décéda au mois de Ramadan. Il avait rassemblé d’excellents livres, parmi lesquels « at-Tahdhīb » de notre maître al-Mizzī.
Le shaykh Kamāl ad-Dîn ibn az-Zamlakānī : notre maître, l’imâm, l’érudit Kamāl ad-Dîn Abū l-Maʿālī, fils du shaykh ʿAlāʾ ad-Dîn ʿAlī ibn ʿAbd al-Wāḥid, fils du khaṭīb de Zamlakā, ʿAbd al-Karīm ibn Khalf ibn Nabhān al-Anṣārī aš-Šāfiʿī, surnommé « Ibn az-Zamlakānī », était le chef des chaféites en Syrie et ailleurs ; le magistère du madhhab en matière d’enseignement, de fatwā et de débat lui échut entièrement.